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Forum dédié à la médecine clinique

Pour des questions médicales personnelles, veuillez plutôt contacter Luc Perino en donnant des précisions.

Obèses

Posté le 27/02/2012 par Mireille

C'est vrai que la responsabilité des parents est énorme dans l'obésité

La santé, simple marchandise ?

Posté le 27/02/2012 par nicole w.

La santé et le corps humain sont devenus de simples marchandises

Marc Girard, mathématicien de formation, et médecin conseil en pharmacovigilance. Auteur de plusieurs livres polémiques sur la médecine et le médicament, il vient de faire paraître « Médicaments dangereux – A qui la faute ? » aux éditons Dangles, un appel à la vigilance citoyenne en matière de santé publique, au lendemain des scandales du sang contaminé, de l’hormone de croissance, des vaccins contre l’hépatite B, contre la grippe A ou aujourd’hui du Mediator.

A en croire votre dernier livre, les Français ont de bonnes raisons de se méfier des médicaments, comment en est-on arrivé là ?
Les Français ont de bonnes raisons d’être inquiets, à propos des médicaments qu’ils consomment mais également de bien d’autres choses, du nucléaire, de l’agroalimentaire, des incidents aéronautiques, de la finance… Mon livre, qui a pour sous-titre « Ce que les commissions d’enquête ne vous diront jamais », vise à mettre au jour ce qu’on ne dit jamais ou que l’on entend très peu, et à articuler tous ces éléments disparates en une réflexion globale, en identifiant les invariants de cette crise de la civilisation.

Pourquoi cette indignation intervient-elle aujourd’hui ?
A cause des mutations du capitalisme depuis environ 30 ou 40 ans, lequel s’est abrité derrière la « critique artiste » (Boltanski et Chiapello) née de mai 1968 pour anéantir les plus immuables règles du vivre-ensemble et aboutir à l’état de sauvagerie justifiant aujourd’hui les révoltes qui pointent partout en Europe – et ailleurs.

La santé est elle aussi victime de la recherche du profit maximum ?
Tout à fait, la recherche du profit maximum, la destruction de tous les cadres d’équilibre social et la brutalité de l’exploitation de l’homme par l’homme. On le touche du doigt en médecine, où pour des raisons de gros sous, on altère ce qu’il y a de plus précieux, à savoir le corps humain. Une mutation énorme a consisté à s’apercevoir qu’il y avait beaucoup plus de bien-portants que de malades et donc à déplacer le marché de la maladie vers la « prévention ».
Un seul exemple : un des grands risques de santé publique aujourd’hui d’un point de vue médical est la résistance aux antibiotiques de certaines bactéries ; on est à la veille de retourner à une situation du type 18e / 19e siècle. Or, il n’y a qu’à comparer l’innovation en termes d’antibiotiques, dérisoire, avec l’inventivité incroyable des fabricants en matière de vaccinations, qui visent des risques minimes voire imaginaires.

L’industrie pharmaceutique est-elle la principale responsable de cette situation ?
Bien entendu, on a tous stigmatisé l’industrie pharmaceutique, moi le premier. J’aurais tendance aujourd’hui à nuancer mon propos. Comme tous les autres secteurs industriels, l’industrie pharmaceutique est en voie de destruction par les lobbies prédateurs qui se moquent de la pharmacie, et qui cherchent simplement les secteurs porteurs et rentables pour les sucer jusqu’au sang. L’industrie pharmaceutique a échappé aux professionnels de la pharmacie, les pharmaciens, pour devenir une source de profit parmi d’autres pour les lobbies.
Avec la médicalisation de l’industrie pharmaceutique, le monde du médicament a été envahi par des médecins, alors que faire du médicament, c’est le métier des pharmaciens. Depuis le début des années 80, on assiste à la colonisation de l’industrie pharmaceutique par les médecins, lesquels n’ont pas du tout été formés à ce métier. Dans la mesure où, selon une répartition traditionnelle des rôles dans l’histoire de la santé, ceux-ci sont en position hiérarchiquement supérieure par rapport aux pharmaciens malgré leur défaut patent de compétence en matière pharmaceutique, force est de constater qu’ils fonctionnent finalement comme les hommes de paille des lobbies.

Pourquoi est-ce choquant que des médecins participent à l’élaboration d’un médicament ?
Ça dépend où et comment ! Ce qui est particulièrement choquant c’est que le directeur de l’Affssaps soit un médecin. Prenez le sang contaminé, l’hormone de croissance… il n’y a pas besoin de l’industrie pharmaceutique pour avoir des scandales médicamenteux, c’étaient là des secteurs extra-pharmaceutiques. En revanche, que disent ces affaires-là ? Voila ce qui se passe quand on laisse des médecins jouer à la marchande. On laisse des médecins à l’œuvre dans une pharmacie à la déontologie commerciale, laquelle n’a rien à voir avec celle à laquelle ils ont été formés ! Quant aux questions d’assurance qualité, les médecins ne connaissent simplement pas.

Gouvernement et Affssaps ont fait des propositions pour changer les choses après la triste affaire du Mediator, cela va-t-il dans le bon sens selon vous ?
Pour moi, l’affaire Mediator, c’est le scandale dans le scandale ! En réalité il a fallu attendre la saison 2010-2011 pour que les autorités conscientisent l’ampleur de la perte de confiance des gens dans le système sanitaire. Déjà avec le H1N1 en 2009-2010, les gens avaient bien compris que cela devenait n’importe quoi, car ils sont moins cons que ce que pensent les politiques, et l’échec de la campagne vaccinale l’année suivante a alerté les autorités.
Le gouvernement nous dit aujourd’hui, « on a reçu le message 5/5, et on va tout réformer ». Or, on ne réforme rien du tout. Le 4 mai, une réunion organisée par le Parlement avait pour but de voir comment rétablir la confiance des Français dans la vaccination, et à élargir la politique vaccinale le cas échéant par de nouvelles obligations. Or en montrant la réalité des conflits d’intérêts qui sont derrière les vaccinations, l’affaire du H1N1 aurait dû provoquer un mouvement exactement inverse et conduire à une réévaluation critique des obligations vaccinales arrêtées il y a un siècle dans un contexte sanitaire complètement différent.
Si je ne suis pas un anti-vaccinaliste, j’ai entamé une action publique pour alerter les parlementaires et les pousser à réfléchir sur cette question de la contrainte vaccinale. Un dernier exemple de cette réforme en trompe-l’œil, après le départ de Marimbert à la tête de l’Agence du médicament : qui a-t-on mis à sa place ? Un cancérologue, alors qu’il n’y a pas de secteur plus « maqué » avec l’industrie pharmaceutique que la cancérologie !

Concrètement, que proposez-vous pour redonner confiance aux Français ?
Contrairement à ce que laisse croire le rapport Even et Debré, l’actuelle réglementation pharmaceutique comporte des dizaines de milliers de pages. A l’Afssaps, la réglementation sur les conflits d’intérêts date de 1996, les premiers décrets sur la pharmacovigilance remontent à 1984. Le vrai problème, ce n’est pas l’absence de réglementation : c’est qu’elle ne fonctionne pas.
On fait comme si Servier était l’hypertrophie de tous les vices du système, alors que quand on connait un peu le milieu, on sait que Servier est quelqu’un qui a un respect pointilleux de la réglementation. Il est juste très intelligent et sait parfaitement en exploiter les failles, pour aboutir à ce qu’on a vu.
A ceux qui pensent que si Servier n’avait pas été un « salaud », on n’aurait pas eu Mediator, je leur donne un contre-xemple. Dans l’histoire du vaccin contre l’hépatite B, le premier fabricant international a alerté les autorités, dès le début des années 90, sur un risque de sclérose en plaques, le fabricant l’insérant dans sa propre notice interne.
En pratique, en septembre 1994, malgré cette alerte de santé publique majeure, Philippe Douste-Blazy, alors ministre de la Santé, décide de lancer une campagne vaccinale dans les écoles, c’est-à-dire sur l’un des groupes les plus protégés en recherche clinique, la population pédiatrique. Là où je suis d’accord avec Even, c’est lorsqu’il affirme que si le cyanure arrivait sur le marché aujourd’hui, l’Afssaps mettrait deux ans avant de le retirer ! Et à mon avis, il est optimiste !
Ce constat d’une réglementation qui ne fonctionne pas, on le retrouve partout. La réglementation financière n’a pas empêché la crise de 2008. La réglementation très pointilleuse du nucléaire n’a pas empêché la catastrophe de Fukushima.

Cette crise est-elle franco-française ou est-elle mondiale ?
Elle est internationale. Mais pour se limiter au domaine de la santé, il faut comprendre que le problème de fond, c’est la médicalisation : cette tendance moderne à donner des réponses médicales à toutes les questions de la société, dans un contexte où la santé et le corps humain sont devenus de simples marchandises parmi d’autres.

Code noir

Posté le 20/02/2012 par Emmanuel

Cela me rappelle quand j'avais travaillé sur le code noir à la Guadeloupe.
Edifiant !
Je crois que ce code a été réédité aux P.U.F.
Merci pour vos blogs. Cordialement

Dérives

Posté le 20/02/2012 par nicole w.

Sans oublier la... "bancocratie" !!!

Dérives

Posté le 15/02/2012 par Anne Marie

Je crois que les dérives de la médecine que vous dénoncez si bien sont, hélas, systémiques. Les deux causes sont le paiement à l'acte et le vieux rêve de l'immortalité !!

Bonjour Docteur Perino,

Posté le 14/02/2012 par Guillaume D.

Je vous ai découvert hier soir, en visionnant le documentaire « La consultation » d’Hélène de Crécy, que j’avais enregistré sur Arte.

Que dire, si ce n’est que j’ai goûté pendant 1h30 votre humanisme, votre écoute, vos avis sur les dérives modernes de la société (le mal être dans les entreprises), sur la médecine qui est « le cul de l’entonnoir » des problèmes de la société. J’ai été ému, amusé, intrigué par certains patients, admiratif de votre calme. Solidaire de vos états d’âme aussi…

Je rêverai d’avoir un médecin tel que vous.
Je vous salue bien chaleureusement.

Code noir

Posté le 11/02/2012 par Yann

Les américains sont à la 50° place mondiale pour la santé. Pas mal pour les plus gros producteurs de médicaments et d'articles médicaux !

pour Sylviane

Posté le 09/02/2012 par Luc Perino

Si vous lisez attentivement mon article, vous verrez que je ne me moque pas que de l'homéopathie mais de tous les traitements, car la toux est un symptôme qui "s'éteint" toujours de façon naturelle et spontané. Si elle dure plus de six semaines, il faut alors envisager d'autres diagnostics. C'est tout le problème de l'évaluation des médicaments homéopathiques ou autres. Il faut pouvoir comparer avec l'évolution naturelle des symptômes.

Homéopathie et phytothérapie

Posté le 08/02/2012 par nicole w.

Oui, vous avez raison, Sylviane. J'ai soigné des maux importants à l'aide de l'homéopathie et de la phytothérapie.

Ce n'est pas pour rien que bon nombre de remèdes naturels utilisés par nos médecins allemands (notamment la phytothérapie), et efficaces (n'en déplaise aux chimistes), sont interdits à la vente en France...

Idem pour les très excellents travaux sur l'alimentation menés dans notre pays, et qui ont été complètement étouffés.

Ne vaut-il pas mieux se soigner ainsi plutôt que de donner dans les mafias genre "Merdiator" (c'est ainsi qu'on appelait ce médicament à l'intérieur de Servier !). Et c'est pas fini avec les scandales de médicaments non seulement dangereux, mais inefficaces.

Homéopathie dans la toux

Posté le 08/02/2012 par Sylviane

Vous vous moquez de l'homéopathie dans la toux, pourtant elle est efficace.

La clinique

Posté le 08/02/2012 par Loïc Etienne

Cher confrère,
Isabelle Chandler m'a parle de vous. J'ai lu vos écrits sur la clinique dans votre site, et cela m'a fait chaud au cœur. J'ai bcp écrit sur le sujet des 1992 avec un essai chez Albin michel, La mort du sorcier ou j'ai plaide en son temps et dans une totale indifférence les mêmes valeurs que celles que vous défendez. Mon ami Edouard Zarifian qui nous a quitté avait ces mêmes exigences. Depuis je me sens un peu seul.
J'ai recommence a m'exprimer dans un blog www.zeblogsante.com.

pour combien de temps ?

Posté le 07/02/2012 par nicole w.


.... jusqu'au jour où tous les médecins, sous peine de se voir mettre au placard, devront prescrire systématiquement des "DO" ! Et vive la "siglophonie" !

Prochain "DO" en vue : cancer du sein.

Les femmes sont-elles encore maîtres de leur corps ?

Que feront les médecins soucieux du bien-être de leurs patientes, de soigner la personne totale, et "de faire profiter leurs patientes des progrès de la médecine tout en les protégeant de ses excès." ?

A lire de toute urgence : "No mammo" de Rachel Campergue. Excellent livre, hyper bien documenté !

Bonne journée à tous.

La consultation

Posté le 07/02/2012 par Michel Basson

Je viens de voir 'la consultation" que plusieurs amis m'avaient conseillé. Je suis apaisé de savoir qu'il existe encore de tels médecins. Pour combien de temp ???

Obésité - réponse à Monsieur Perino

Posté le 06/02/2012 par nicole w.

"Dans l'obésité particulièrement où à l'évidence, tout ce qui a été fait en aval s'est révélé plus dangereux que profitable..."

Juste, parce qu'en amont, rien n'est fait pour nourrir les gens convenablement, sainement, et les éduquer au plan alimentaire.

Et puis, les gens bougent peu ou plus (sacro-sainte bagnole...), même souvent par manque de temps.

Une bonne hygiène alimentaire (et non pas des régimes à gogo) et un minimum d'exercices physiques, donnent toujours des résultats positifs, même lorsque l'obésité n'est pas uniquement due à la nourriture.

A nous également d'être acteurs de notre santé... la médecine ne peut pas tout faire.

Bonne journée !

Et l'alimentation ?

Posté le 05/02/2012 par nicole w.


"Que ton aliment soit ton médicament"...
(Hippocrate)

Réponse à Daniel

Posté le 05/02/2012 par Luc Perino

Je vous laisse la responsabilité de vos propos.
Dans tous les cas, il est certain que les sciences de l'évolution n'ont pratiquement pas de place en médecine. Je le déplore, car c'est une belle voie de recherche et de progrès.

Réponse à Lionel

Posté le 05/02/2012 par Luc Perino

Il ne faut évidemment jamais cesser la recherche dans tous les domaines. En médecine, le problème majeur est celui de l'application trop rapide de données partielles. Dans l'obésité particulièrement où à l'évidence, tout ce qui a été fait en aval s'est révélé plus dangereux que profitable.

Histoire de la médecine

Posté le 04/02/2012 par Daniel xxx

Lors de votre dernière conférence d'histoire de la médecine, je pense que la plupart des personnes présentes n'ont pas pu comprendre vos remarques sur le rendez-vous raté entre la médecine et Darwin. Il était trop osé pour des universitaires peu ouverts.

Obésité

Posté le 03/02/2012 par Lionel

Bien que j'approue vos vues, il ne faut pas pour autant oublier le Recherche sur ce point.
Elle peut encore apporter beaucoup.

Des moments de bonheur

Posté le 30/01/2012 par nicole w.

Merci pour vos excellents articles sur le "Blog du généraliste" ! :o)

Ça change des discours qu'on entend habituellement...

Bonne journée à tout l'monde.



Cours SHS

Posté le 26/01/2012 par Pauline

Professeur,
Merci pour votre cours de l'autre jour sur la vulnérabilité. Il restera dans nos mémoires tout au long de nos études.
Quel dommage que vous n'interveniez pas plus souvent pour nous transmettre votre passion.

Réponse à P. Bardet

Posté le 21/01/2012 par Luc Perino

Bonjour,

L'allaitement artificiel est accusé depuis longtemps d'avoir participé à l'épidémie mondiale d'obésité. Aujourd'hui des études de bon niveau de preuve permettent de l'affirmer. Evidemment, elles sont rares et peu promues !
Par contre l'allaitement maternel ne protège pas contre l'obésité.

L'argument de l'obésité n'est pas le seul qui doit nous faire promouvoir l'allaitement au sein, il y en a de nombreux autres.

Vous trouverez ci-dessous deux références sur l'obésité et l'allaitement. Quand aux nombreuses autres références, elles sont colligées dans deux numéros de la revue prescrire de 2008 : 28 (297) : 510-520 et 28 (299) : 689-692

Cordialement et merci pour vos encouragements
......

De Kroon M.LA. et coll.: The Terneuzen Birth Cohort Study: Longer exclusive breastfeeding duration is associated with leaner body mass and a healthier diet in young adulthood.
BMC Pediatrics 2011, 11:33 doi:10.1186/1471-2431-11-33

Karatas Z et coll. Breastmilk ghrelin, leptin, and fat levels changing foremilk to hindmilk: is that important for self-control of feeding? Eur J Pediatr 2011;170:1273-80

Restons obèses et pragmatiques

Posté le 21/01/2012 par P. Bardet

Bonjour,

Vous citez « l’allaitement artificiel du nourrisson » comme participant à l’épidémie d’obésité actuelle. Quelles sont vos sources ? Est-ce à votre avis un argument assez fort en faveur de l’allaitement au sein ?

Merci pour vos chroniques pertinentes et impertinentes.

Réponse à Laurence

Posté le 17/01/2012 par Luc Perino

Peut-être que le grand public ne s'intéresse pas à l'histoire du médicament. Je le regrette évidemment plus que vous !

Siglophonie

Posté le 17/01/2012 par Jean Yves

Savez-vous que l'on vient de compliquer encore les sigles. Pour paiement à la performance on écrit P4P. C'est un mélange d'anglais et de français. Payment for performance et un mélange de chiffres et de lettres. J'y perds mon latin. Merci pour votre humour sagace.

Brève histoire du médicament

Posté le 15/01/2012 par Laurence Bédès

Je viens de terminer ce livre que l'on m'avait offert. Je n'aurai jamais pensé que cette histoire du médicament puisse nous en apprendre autant sur notre médecine d'aujourd'hui. Ce livre devrait être obligatoire pour les étudiants et aussi pour le grand public !!! Merci, continuez à écrire.

La Nutritionniste

Posté le 09/01/2012 par Jean-Pierre Bernazujean

Bonjour Luc,

à ces considérations, j’ajouterai celle de mon expérience d’aviculteur :
- Pendant très longtemps, j’avais des poulets trop gros. Plus exactement, ils croissaient trop vite, trop tôt. Ce qui impliquait une masse de chair à entretenir, à nourrir donc, inutilement, trop tôt, trop longtemps : ce qui coûtait cher (je rappelle que je travaillais pour gagner ma vie).

- Pour résoudre ce problème, je modulais le taux de protéines (car ce sont les protéines qui font consommer les animaux), pour réduire la consommation au tout début de leur vie. En réduisant le taux de protéines, j’obtenais une moindre consommation, et donc un moindre poids… pour accélérer plus tard, en fin de vie.
Simplement, la formule alimentaire qui avait été prévue pour tout le monde, ne me convenait pas, à moi, dans les conditions particulières de mon élevage.

- Ce que j’ai observé et pratiqué, c’est que le niveau de l’alimentation au tout début de la vie, détermine la consommation future…

- Je ne serais pas étonné que l’on gave trop les nourrissons, préférant leur en donner trop que pas assez, alors qu’il me semble que c’est le contraire qui serait vrai : plutôt pas assez, que trop.

Autrefois et après-guerre, nous manquions plutôt de nourriture, la suralimentation était quasi-impossible.
Il est facile d’être frugal lorsqu’on manque de tout.
Nous savons pas gérer la surabondance actuelle.

Sans contester les autres facteurs bien-sûr.

Bonne Année

La cigarette au cinéma

Posté le 27/12/2011 par Alicia

Vous pouvez vous reporter à cet article qui résume une étude qui a été faite sur ce sujet précis.
Voici le lien :
http://www.lematin.ch/loisirs/sante/la-cigarette-au-cinema-influence-les-jeunes-fumeurs

Siglophonie

Posté le 27/12/2011 par Jean Claude

Vraiment, je rigole surtout pour la précarité des sigles.Tout vient de l'ENA !!!
Encore bravo

La nutritionniste

Posté le 27/12/2011 par Bouthayna

Bravo, vous avez tout à fait raison, et ce aussi sur le fait que c’est utopique!

Bientôt la post clinique

Posté le 26/12/2011 par Bouthayna

Bonjour professeur,
Cet article est très réaliste, et je suis entièrement d'accord avec vous! Au passage c'est un très bel aperçu de ce qu'il fallait répondre au sujet de SHS de l'université Claude Bernard du 19 mai 2011, et avec pour conclusion la citation de Virchow, qui est plus que "concluante"!

Je tiens à vous dire que j'ai beaucoup apprécié votre cours, et surtout la notion d'organisme robot/forêt, ainsi que votre film, qui m'a beaucoup aidé.
J'ai en effet repris quelques unes de vos scènes pour rédiger ma dissertation.

Utilisation des sigles

Posté le 24/12/2011 par Jérôme

Le pire est que la plupart des articles ne mentionnent souvent pas la traduction des sigles.
Bravo pour vos articles qui me font rire et aussi pleurer !

Réponse à terre-ciel

Posté le 20/12/2011 par Luc Perino

Je pense qu'il y a, à Paris comme ailleurs, de très nombreux médecins de toutes générations qui pratiquent la médecine comme moi. L'image donnée par un documentaire est un reflet modérément exact de la réalité.
Je vous remercie cependant pour vos encouragements
Bon courage.

trouver un médecin vous ressemblant à Paris

Posté le 20/12/2011 par Terre-ciel

Bonsoir;
J'ai vu un de vos films ou vs parliez de la souffrance des gens qui viennent vs consulter dans votre cabinet, et j'ai souhaité de tout mon coeur que vs soyez à Paris,malheureusement,vous êtes à Lille et je ne peux pas me déplacer à Lille à chaque fois que j'ai besoin d'un généraliste,car mon généraliste qui me suivait depuis 15ans moi et mes enfants est parti en retraite, et je ne vous raconte pas Oh! combien j'ai du mal à trouver un bon médecin lui ressemblant,même le médecin à qui il a confié la totalité de ces patient n'a même pas le 1/3 de patience,sympathie et gentillesse qu'il avait mon ancien médecin: Je voulais vs demander si vs avez un de vos collègue sur Paris, qui soit comme vous aussi humain que médecin. Merci

Prolactine, testostérone et viagra

Posté le 12/12/2011 par Cathy

suite et fin :
…si le mâle avait approché un peu plus son nourrisson depuis 40 ans , sa fonction prédatrice (testostérone) aurait baissé – judicieuseté sociobiologique peut on supposer pour « protéger » le bébé / »suivant » porteur de la vitalité de l’espèce et si… dépendant… si fragile et… sans lui quel avenir ??? de la force prédatrice de son père -et nos systèmes n’aurait pas « organisé » le « chômage aggravatif » des jeunes (20 à 40 % ) comme marqueur de la concurrence « darwinienne » entre eux et leurs pères dominant les systèmes, loin d’eux , loin du risque de chuter la testostérone, loin de pouvoir s’effacer devant eux comme relais
- le mâle ( et sa femelle « fonctionnalisée » cramponnée à sa dépendance/sujétion) en approchant pas son petit a tout bloqué dans ce néo libéralisme planétaire qui génère et tuent les plus dépendant/faibles , dont le PETIT par définition physiologique …
—la seule stratégie de résistance /survie démocratique est cette démarche de parentalité symétrique du mâle et de la femelle et ça URGE!!
En n’élevant pas son petit le mâle de l’espèce humaine fonctionne comme une espèce à lui tout seul, fonctionnalisant et larbinisant autour de lui jusqu’à son petit, le » bonzaiant » écrasant ainsi ce futur rival, cette vivante promesse de concurrent pour lui !!!…il n’a pas approché du bébé, la testostérone n’a pas baissé …!! ET le monde est à son image …pour longtemps si les descendants ‘du siècle des lumières » continuent à roupiller devant des écrans!!

Prolactine, testostérone et viagra

Posté le 12/12/2011 par Cathy

Suite après relecture de la chronique :
- les modifications hormonales du mâle au contact de son petit sont inscrites comme « dépannage « en cas de carence/manquement de la femelle ,
- ou/et aussi comme l’évolution écrite (? sens de l’Evolution) de son comportement (humaniste ?? car prendre en charge un autre humain totalement est probablement l’expérience/initiatique maturante humaniste. et la plus évidente et accessible au plus grand nombre ,la plus basique est certainement la « parentalité « de terrain … Avec la »modernité » la femelle développe sa fonction prédatrice- (elle aussi de « dépannage « en cas de défection du mâle-père nourricier !!) en travaillant extra familial , et le mâle aurait dû développer sa fonction éducative/élevage : il a « préféré inventé la TV/ écran.. »
Ils étaient vraiment faits pour se rencontrer pour ce fabuleux bout de chemin …ce pari de cette version de l’Evolution est la seule porteuse /vecteur de démocratie future … avec ces modifications hormonales symétriques amenant très probablement inimaginable avec précision (ça se hume …) une forme de mixité des comportements av faisabilité democratique cette fois …sans aboutissement puisque nous sommes DANS ’Evolution et ELLE est en nous et NOUS ???Est ce que sur défection/carence du père la femelle seule (assure les 2 fonctions P et E) avec LES petits descend sa Prolactine et monte sa testostérone ???
and so on…philo-écran ça se corse!!

merci pour les chroniques.

Prolactine, testostérone et Viagra

Posté le 12/12/2011 par Cathy

Paternité de terrain-permet la parité en « humanité » en contrariant (résistance réelle) la main mise des Marchand/Banquier(M/B) sur les jolis cerveaux de NOS PETITS, NOS SUIVANTS via les TV, écrans..et autres e-nounous terrible succédané de ce sacré temps d’éducation (éventuellement citoyenne …et qui ne rapporte évidemment rien !!) lâché en partie par les « mamans » dans leur poussive marche vers l’ »égalité », le dernier temps libérable de la femelle était la part du « père »
— partager le petit …enfin avec les pères …retenus jusque là par la « chasse au mammouth » !!!
démocratie = urgence parité
Par la modernité …sic machine à laver , à coudre, à tout … …même à « élever »
car un enfant devant un écran,
c’est moins fatigant,
pas bruyant
libère le temps
des parents
pour …
moins vivant
deshumain
demain
sans
humain

Prolactine, testostérone et Viagra

Posté le 11/12/2011 par Cathy

Merci de synthétiser aussi lumineusement la nécessité de la parité par l’avènement de « l’Homo paternicus enfinparentus »…le mâle et la femelle parent chacun 1j/2 ,50 50 … et le monde …ahlàlà!!! Encore un peu de boulot !!! … plus le mâle gère le petit plus il « s’humanise »… et ça urge!!
Bon dimanche.

La science clinique

Posté le 07/12/2011 par Panopteric

Ce qui sauve le médecin en attendant ce ressaut de conscience: aucune machine n'est encore capable de faire un diagnostic mieux qu'un médecin (le traitement une fois le diagnostic posé; oui, pas le diagnostic)
développé ici:
http://interlivrehypertexte.over-blog.com/article-ebm-jane-la-medecine-un-art-entre-ingenierie-et-charlatanisme-67716031.

une réponse possible à la souffrance au travail

Posté le 07/12/2011 par François Michau

"La consultation" montre les difficultés du médecin face à une souffrance au travail. Une alternative à l'arrêt maladie peut être de proposer un bilan de compétences : la personne peut alors engager une démarche organisée, accompagnée, pour trouver des réponses à son mal-être sous forme de projets professionnels. S'engager dans cette démarche est déja la source d'un mieux-être et le résultat final satisfait une très large majorité des bénéficiaires. Le financement est assuré par les opcas.
François Michau
directeur de l'Institut Orientation Projet à Montpellier, I.O.P.
www.iop.fr

Quand je serai grande, je serai docteur

Posté le 05/12/2011 par nicole w.

Bonjour Monsieur Luc Perino,
Bonjour à toutes et à tous,

Une petite fille, du haut de ses 4 ans, dit un jour : "Maman, je voudrais être docteur de doudou !" :o)

Le film "La consultation" a fait ressurgir un rêve d'enfant... devenir médecin.

Le temps de ce magnifique reportage, mes émotions ont été ravivées par tant d'humanisme, tant d'humanité, ce respect du patient et de la patiente, ce franc-parler, cette dextérité aussi bien intellectuelle que pratique !

J'ai travaillé en milieu hospitalier, et j'ai toujours lutté contre la médecine marchande, contre les lobbies assis sur la misère qu'ils génèrent...

"La médecine aujourd'hui, c'est le cul de l'entonnoir de tous les problèmes sociaux". Que de vérité dans ces mots ! Et que de difficultés à exercer le métier de médecin en marge de la médecine marchande ; de soigner "la personne totale", de l'écouter, de partager des émotions, des sentiments, des douleurs, tout en sachant établir les limites bénéfiques.

Ce reportage... des routes d'images, des chemins de mots justes, ceux qui savent faire renaître l'image, l'émotion, simplement parce qu'ils sont à leur place, fidèles et vécus, habités.

Petite, j'avais donc mes rêves comme toutes les petites filles, tous les petits garçons, et celui de devenir médecin m'a toujours tenu à coeur. Je n'ai pas pu réaliser ce à quoi j'aspirais, mais j'ai toujours continué à m'intéresser à la médecine, à la vraie, celle que vous représentez, monsieur Luc Perino. Vous incarnez le médecin que j'aurais aimé devenir !

Alors, mille merci's pour ce magnifique reportage ! C'est un travail remarquable, qui m'a beaucoup touchée et que je ne suis pas près d'oublier. Une nouvelle rencontre, même virtuelle, est toujours comme un coup de soleil sur une vie, qui fait soudain briller des facettes ternies de soi-même, ou d'autres restées dans l'ombre.

"Le coeur est une fine horlogerie dont le caprice nous mène infiniment loin, à condition qu'on sache lui témoigner la même délicatesse." (Saint-John Perse - Correspondance à A. Gide). Vous êtes un horloger très habile, et ensemble, avec Hélène de Crécy au regard plein de savoir-faire, de pudeur et de tendresse, vous avez su nous tracer l'image d'une autre médecine, loin de la médecine bancaire, et proche du patient.

"Agir c'est combattre", disait un certain monsieur Prudhon. Quel beau combat que celui de la "valorisation de la médecine clinique et de la formation médicale indépendante" ! Les étudiants doivent être fiers d'avoir un tel enseignant, et les patients doivent se bousculer pour consulter auprès d'un médecin aussi formidable !

Merci donc pour ces moments de partages et d'émotions. Et merci d'avoir en quelque sorte "concrétisé" mon rêve d'enfant (et encore d'adulte), de rencontrer un Vrai Médecin, et pas seulement des VRP de labos...

Alors... Quand je serai grande, je veux avoir un professeur et un docteur comme... Monsieur Luc Perino ! :o)

@ bientôt,
Cordiales Pensées,
La petite fille qui voulait devenir docteur de doudou :o)

P.S. : Le livre "No mammo" de Rachel Campergue est formidable, ainsi que la passionnante thèse d'Elodie Malzevin que je suis en train de lire. Merci !

Merci!

Posté le 01/12/2011 par Carlo Schoch

Je suis un Kynesitherapeute Suisse, et du moment que j'ai eu du temps: je suis au lit avec une grippe,je pu voir votre film "Consultation". Bien, c'est une oeuvre honnête,simple qui met a nu la realité d'un médécin des tous les jours! C'est bien plus proche que "Gray'a Anatomy" ( je le regarde aussi )Merci de votre parteciaption et humanité

Posté le 29/11/2011 par Marie Paule

Bonjour !

Une idée !Pourquoi ne pas ouvrir un cabinet et faire des consultations éducatives.
Votre pratique de la médecine généraliste permettrait aux patients de ré-apprendre leur corps, de le connaître, le comprendre et le soigner en sachant évaluer les risques et les bénéfices.

La boucle de votre tâche de militant serait bouclée !

Réponse à Caroline Jadeau

Posté le 28/11/2011 par Luc Perino

Pour toutes les questions personnelles, vous pouvez me contacter directement sur mon mail en page d'accueil.
Cordialement vôtre

Revoir la consultation

Posté le 28/11/2011 par Armelle

Avis important.
Le film "La consultation" repasse sur Arte ce jeudi 1° décembre.
C'est hélas au début de l'après-midi.
Dites-le autour de vous...

La consultation

Posté le 25/11/2011 par Holger

It was a real pleasure to watch "La Consultation" yesterday on "arte" in Germany.

I liked to feel your wish, Dr. Perino, to really help. And your honesty when you said that it is not always possible nowadays.

Please, have a nice life still. May God or a higher power guide you in your ambitions.

All the best from my heart and from Germany.

Bonjour,

Posté le 24/11/2011 par Noria Bensalah

Je viens juste de voir le documentaire '' LA CONSULTATION'' et c'est avec un grand intérêt que j'ai regardé cette immersion dans le quotidien d'un médecin généraliste.
Je tenais juste à vous dire que j'ai vraiment apprécié votre pratique de la médecine généraliste. Je ne sais pas si vous continuez à exercer, si tel est le cas ne changez pas. De nombreux médecins devraient prendre exemple sur votre écoute, votre patience, votre professionnalisme, votre humanisme et votre bon sens.

Bien à vous.

Finally, A doctor with compassion!

Posté le 24/11/2011 par Michelle Medenilla (Vienna)

I watched the docu in ARTE and I was impressed! In this times of commercialism and marketing, a doctor who listens and is honest on his diagnosis is indeed very rare nowadays. I agree with Dr Perino that most illness nowadays are not really diseases but "imbalance" between emotional and physical self. I wish I have known him when I was still studying medicine, I would have pursued the profession knowing that there are still doctors not manipulated by pharma companies!

Allo docteur?

Posté le 24/11/2011 par Caroline Jadeau

Nouvellement arrivée sur Lyon je suis a la recherche d'un médecin a l'écoute et qui ne prescrit pas des médicaments trop facilement.Evidemment,je ne trouve pas votre cabinet.Alors, exercez vous toujours? Est-il possible de prendre un rendez-vous à votre cabinet? Merci

13 minutes

Posté le 24/11/2011 par Vincent

Je viens de voir votre intervention sur les paradoxes sanitaires de l'occident :
http://www.treizeminutes.fr/13minutes/video_perino.html

Félicitations pour cette brillante et passionnante analyse!

Bon médecin, point !

Posté le 24/11/2011 par JD

Bjr,

Merci pour ce bon documentaire. Merci ARTE.

Pour vous Docteur, merci aussi. De bons moments que vos consultations. Il semble, que vous preniez le temps nécessaire pour chaque patient, ce qui est devenu, assez rare en grandes villes !

Vous avez raison, la médecine est devenue le cul de l'entonoir de la société. Du moins, pour ceux que l'on laisse sur les côtés de la société.

Longue vie à vous et vos patients. Et merci à la réalisatrice pour avoir fait un documentaire sans intervenir à titre personnel.

dr luc perino

Posté le 24/11/2011 par michele rey

je suis assez scandalisée que le dr luc perino n\'ait pas parlé à son malade alcooloique des associations de type Alcooliques anonymes ou autre pour mettre fin à son pb d\'alcool,ce n\'est ni à la femme encore moins à une enfant de 6 ans qu\'il revient de solutionner ce probleme.Quand il lui dit qu\'il serait bien qu\'il arrête ou qu\'il consomme comme pendant les vacances en corse, je me demande si ce médecin a entendu parler d\'addiction!!!

La consultation

Posté le 21/11/2011 par André Vauchelle

J'encourage vivement tous ceux qui n'ont pas vu "La consultation" à le revoir sur Arte où il repasse cette semaine.
Humanisme et intelligence du diagnostic. Est-ce vraiment possible ?

Réponse à la lettre signée E.S.

Posté le 21/11/2011 par Luc Perino

La remarque sur l'avortement et l'allaitement étant venue plusieurs fois à l'identique, je vous joins ma réponse parue sur le Monde suite à la diffusion sur France 2. J'espère qu'ainsi vous comprendrez mieux pourquoi une scène de quelques minutes ne peut tout expliquer.

Le jeudi 4 mars, France 2 diffuse le film documentaire d’Hélène De Crécy « La consultation.» Bien qu’encensé par la critique à sa sortie en salles, ce film avait fait l’objet de débats houleux au sujet de la scène de demande d’avortement. Je constate que, comme par hasard, il est diffusé à la suite d’une émission consacrée à l’histoire de l’avortement en France.
En mon titre de médecin de ce documentaire, je souhaite couper court à la polémique en répétant ce que j’ai dit lors des différents débats. Cette mise au point me parait d’autant plus importante que la sortie du livre d’Elisabeth Badinter (Le conflit, la femme et la mère) risque d’aggraver encore la confusion entre avis médical et avis citoyen ou politique.
En tant qu’homme, citoyen et ex soixante-huitard, je suis évidemment favorable à l’avortement pour lequel je me suis battu et que j’ai pratiqué dans des circonstances parfois dramatiques. En tant que médecin, il est de mon devoir de ne pas banaliser l’avortement jusqu’à l’équivalent d’une méthode contraceptive comme on le voit parfois chez de jeunes filles qui ne souhaitent pas prendre la pilule. (Précisons que j’évoque ici l’avortement chirurgical et non médicamenteux.)
L’avortement chirurgical par curetage avec anesthésie (heureusement de moins en moins pratiqué) n’est pas un acte médicalement neutre. Aucun médecin ne saurait le banaliser. Dans le film, il s’agit de cela, chez une primigeste de 26 ans au sein d’un couple apparemment uni. Il était du devoir du médecin d’informer la patiente.
Le médecin peut avoir un avis citoyen et politique, cela n’annule pas, fort heureusement, son avis médical. Dans cette consultation, j’aurai dû faire prévaloir mon avis médical en imposant le délai de réflexion de 7 jours exigé par la loi. Je ne l’ai pas fait, donnant la primauté à mon engagement citoyen.
Par ailleurs, le livre de Mme Badinter dénonce les propagandes insidieuses en faveur de l’allaitement maternel. Après des décennies d’extension déraisonnable de l’allaitement artificiel, il était du devoir des médecins de corriger la dérive en rappelant que l’allaitement maternel présente aussi des avantages. Cela ne transforme pas immédiatement les médecins en antiféministes ou machistes primaires.
Mon engagement permanent pour le travail des femmes, l’égalité des salaires et des droits, ne peut suffire à annuler ma conviction médicale des bénéfices de l’allaitement maternel.
Il nous faut donc trouver ensemble le moyen de favoriser à la fois l’allaitement maternel, l’émancipation des femmes et leur égalité devant l’emploi et les salaires. Seuls ceux qui pensent que cela est impossible méritent d’être accusés d’intolérance.

La consultation sur Arte

Posté le 21/11/2011 par Yvette Guillaud

Ce film est une merveille. Il faut féliciter Hélène de Crécy et le médecin qu'elle a si bien choisi. Des mots vrais sans voyeurisme, c'est si rare de nos jours.

La consultation

Posté le 20/11/2011 par E.S

Bonjour,

j'ai parcouru votre site internet après voir visionné ce reportage sur Arte... Vous parlez d'éthique, de déontologie... J'aimerais alors savoir pourquoi vous êtes tant moralisateur avec trois des patients que vous rencontrez pendant ce reportage....

De quel droit faites-vous culpabiliser une jeune mère qui doit déjà être fort angoissée par son nouveau rôle? Vous n'écoutez pas son angoisse ou vous y répondez par la culpabilisation...

De quel droit questionnez-vous le choix d'un couple qui choisi l'IVG? Vous n'écoutez pas non plus leur angoisse et leurs raisons... Vous questionnez tout de suite leur choix, en invoquant des raisons qui vous sont propres (l'âge, l'amour, le couple)... Bien sûr, dans le cadre d'une IVG, il y a ce temps de réflexion obligatoire... Mais je trouve que vous les sommez de ne surtout pas faire ce choix que vous avez l'air de considérer comme dramatique...
C'est alarmant et triste de voir que des médecins en 2011 continuent d'avoir ce discours et ce comportement auprès de patients qui recherchent conseils, écoute et accompagnement....



Hélas, vous êtes à Lyon ...

Posté le 20/11/2011 par ldelmontel@yahoo.fr

Bjr, suite à "la consultation", j'avais enfin trouvé le généraliste que je cherchais ! Je croise les doigts, pensant vous trouver sur la R.parisienne, flûte ! Le fait que les gens s'extasient sur votre "humanité en dit long sur certains de vos confrères ... pour moi vous êtes juste "normal", dans votre rôle, plein de bon sens (bravo pour le conseil sur le lait maternel). Peut-être qu'il faudrait inventer une nouvelle profession : "rendeur de bon sens", non ?
Dommage que vous soyez à Lyon quand même ...
Amicalement. Laure - 46 ans.

Luc l'humaniste

Posté le 19/11/2011 par Jean Pierre Bonhomme

Quel film! Quelle passion! Félicitations. Le docteur Luc Perino apporte beaucoup à l'esprit des "malades" qui viennent se plaindre de leur corps, c'est du vrai Pareto et c'est beaucoup. Le "formatage" des généralistes intègre-t-il suffisamment ce coté des "patients"?
Encore bravo!

Excellent et vrai.

Posté le 19/11/2011 par Dr Daniel Lévy

Un salut respectueux au Docteur Perino. Et à l'ami auprès de qui j'ai débuté professionnellement il y plus de 25 ans dans un groupe médical pluridisciplinaire "provençal". Quel plaisir de te retrouver ce soir, sur l'écran d'ARTE. La démonstration est magistrale. Que ton combat pour aider comme tu le peux, le prochain est riche d'enseignements sur la difficulté de rester des Hommes au service de la Vérité.
Félicitations et au plaisir.

Merci

Posté le 19/11/2011 par kguilleminot@gmail.com

Je regarde l'émission qui vous est consacrée sur Arte en ce moment. J'ai pour ma part un médecin aussi magnifique que vous et je tiens à témoigner du bonheur des soins tels que vous exercez ... Et que le temps, l'écoute, l'éthique, etc. vous mettent autant à l'épreuve que (nous) les patients. Merci pour le bien être que nous pouvons avoir de nous en remettre entre vos mains.

Conférence d'histoire des anni mirabiles

Posté le 17/11/2011 par Louis Fischer

Bravo pour votre conférence de ce mardi. Le personnage de Darwin sur lequel vous avez écrit un livre est intéressant et pour la région mériterait d'être davantage confronté à celui de Claude Bernard gloire de la région sur lequel le président de l'académie de Villefranche Gérard Bacot et son secrétaire général Maurice Saulnier lancent un colloque en 2013 en beaujolais pour le bicentenaire de la naissance de Claude Bernard

Bravo pour vos idées originales et d'avoir le premier souligné les années merveilleuses où ont été écrits les 4 livres de Virchow, Darwin, Pasteur et Claude Bernard. Mais pour une heure c'est trop dense, j'ai noté que la plupart des étudiants ne suivent plus au bout de 40 minutes…

Avec mes bonnes pensées amicales et mes remerciements pour le cours étudiants et la conférence publique qui a suscité polémique hors sujet de la conférence. Merci!

Maladie d'Alzheimer

Posté le 17/11/2011 par Maryse

Si les médicaments sont inefficaces, il serait judicieux de les retirer du marché et d'utiliser les économies pour mieux accompagner ces patients au quotidien.

Réponse à Frédérique Stehlin

Posté le 17/11/2011 par Luc Perino

Vous avez raison, auparavant les médecins pouvaient faire beaucoup d’heures, car tout était prêt lorsqu’ils rentraient à la maison. Ce n’est plus le cas aujourd’hui, ni pour les femmes, ni pour les hommes ! Donc le nombre d’heures a diminué alors que la charge de travail a augmenté. Dans un tel système l’acte court est devenu la règle et le paiement à l’acte une absurdité qui va engloutir notre système de protection sociale.

Excellent doc sur Arte le 15/11

Posté le 17/11/2011 par Frédérique Stehlin

Je partage totalement votre point de vue sur le consumérisme de soins ; dans notre société de surconsommation , le patient consomme du soin comme tout autre bien de consommation courante , sans aucune limite … face à un médecin qui n’a d’autre choix que d’effectuer un minimum d’actes journaliers s’il veut gagner décemment sa vie … Heureuse et chagrinée à la fois de voir que le système allemand marche encore plus sur la tête que le nôtre !! Pénaliser financièrement un médecin qui fait trop d’actes alors qu’il exerce dans un quartier déserté par les médecins !!
Concernant la féminisation de la profession , j’aimerais tout de même signaler que la plupart des femmes médecins n’ont d’autre choix que de faire un peu moins d’heurs que leurs confrères masculins , car une 2è journée les attend à la maison auprès des enfants et je ne connais pas encore beaucoup de maris qui assument les taches domestiques de façon à décharger totalement leurs compagnes…
Une consoeur généraliste encore motivée et heureuse de son choix professionnel …mais pour combien de temps ??

réponse à Dominique Varvenne

Posté le 16/11/2011 par Luc Perino

Merci de ce commentaire qui me réconforte, car on se sent souvent seul dans ce genre de combat.

Thema d'Arte

Posté le 16/11/2011 par Dr Jean-Louis Ibanez

mardi soir 15/11/2011 sur Arte : excellentes interventions de votre confrère allemand et de vous-même : l’empathie ne s’apprend pas ni ne s’enseigne en 10 ans d’études : on l’a ou pas; votre couplet sur le formatage au cours des études va dans le sens de ce que je critique; j’aurais bien évidemment mis en cause la sélection car chacun va vers ses goûts préalables et l’on ne peut voir l’humain à travers la technique que si l’on a déjà les yeux ouverts sur cet aspect de notre science humaine, la médecine: bien confraternellement.

arte

Posté le 15/11/2011 par sylvie briottet

merci,
enfin un vrai médecin!... qui ne nous découpe pas en tranche,pour un parcours de spécialiste en spé...
réformez vite les études de médecine.

Merci

Posté le 15/11/2011 par Dr Frédéric Travers

Cher Confrère,
Merci de votre sympathique participation sur Arte, vous avez raison, la Clinique doit primer sur la technologie complémentaire.
Merci

Extension de l'effet placebo

Posté le 15/11/2011 par Dr Dominique Varvenne

Mon cher confrère,

Ne soyons pas étonnés de l’amalgame sociopseudoscientifique, devant une pathologie dont on sait mais parfois méconnaît, les besoins du patient dans son attente de chaleur humaine « non remboursée » et de temps consacré dans la quête parfois désespérée de restaurer un contact physique et/ou psychologique …. Mon souhait sera que la somme vertigineuse dépensée pour le remboursement de médicaments qualifiés « SMR faibles », aille au bénéfice des soignants et de la famille qui voudront consacrer un temps réfléchi aux bénéfices d’un être dont la conscience s’échappe.

Relation médecin-patient

Posté le 08/11/2011 par Anne

Je ne suis pas d'accord, je pense que l'on peut toujours progresser dans cette relation.
La faculté devrait davantage l'enseigner.

Vive l'anus !!

Posté le 26/10/2011 par Dr Delplanque

Merci pour ce bon papier sur l'anus. Je fais de la proctologie depuis trente ans et je confirme !

Cancer de la prostate

Posté le 14/10/2011 par Jean Michel

Vos prises de positions me ravissent. Qu'on laisse ma prostate tranquille.

Darwin viendra-t-il ?

Posté le 14/10/2011 par Maryse

Instructif et romanesque a la fois, ce livre permet de découvrir la theorie de Darwin dans son epoque. Ce bouquin a beaucoup plu au chroniqueur du Journal de la Santé.

Chirac et l'anosognosie

Posté le 13/10/2011 par groupe de la fmcmv

Avec un groupe de confrères, lors d'une réunion de formation, nous avions fait le diagnostic de démence chez Chirac, simplement en visionnant ses derniers passages à la télévision. C'était donc de la bonne clinique observationnelle !!

à quoi sert un médecin ?

Posté le 11/10/2011 par Domi

De courtes histoires, parfois romantiques souvent décapantes. Le Dr PERINO, médecin généraliste, combine son savoir scientifique et ses talents littéraires pour nous entrainer au dessus de la pensée unique médicale. Nous découvrons des idées qui poussent à la réflexion et qui dépassent largement le domaine médical. Excellent.

Dépistages de cancer

Posté le 05/10/2011 par Roland, interniste à Rennes

Je suis ravi de voir que la dernière étude de Bernard Junod parue sur le Monde du 1/10 confirme tout ce que vous avez dit dans vos blogs sur le dépistage organisé des cancers.

La consultation

Posté le 04/10/2011 par Caroline

Le film, "la consultation" passera sur Arte le 24 novembre à 22h.

Posté le 16/09/2011 par Marie Paule

Réponse à Hélène

Hélène

Un propos c'est comme un mets, épicé, il a bon goût, trop épicé il a mauvais goût.

Une critique épicée , posée,moins expéditive, moins effarouchée donc plus intelligente aurait été agréable à lire même avec un désaccord et aurait amoindri votre véhémence !

Je relève vos propos:"Mais que dire des soignants....savoir plus". Des soignants, qu'ils soient généralistes, gynécologues, généralistes pratiquant la gynécologie, qui sont à l'écoute de leurs patients, les aident dans leur questionnement et les épaulent, existent. Luc Périno est un modèle dans le genre et je suis modeste !
Certainement il aurait été un très bon médecin traitant dans votre approche de la médecine

Les césariennes "de confort" subies par peur d'accoucher, oui, cela existe et je le déplore. La société et le mode de vie prônent excessivement la facilité ce qui finit par étouffer le courage et la confiance en soi ancrés en chacun de nous. La plupart des femmes est capable de supporter la douleur de l'accouchement, douleur bien vite oubliée quand BB est là, dans vos bras : le bonheur !

A votre question sur le pourcentage des césariennes de "confort" en France, je réponds : Vous savez très bien qu'un mal qui sévit dans un pays se propage rapidement et se transforme vite en pandémie : Luc Périno alerte, prévient, informe et je souhaite que l'immense travail de vulgarisation qu'il accomplit enraye le mal.

Votre dernière phrase, très, très laide !
Je vous propose vivement d'enrichir votre bibliothèque des ouvrages de Luc Perino.

Marie Paule

Réponse à Hélène

Posté le 13/09/2011 par Luc Perino

Hélène,
Le terme « césarienne de confort » signifie que la césarienne n’a pas d’indication médicale. Vous avez raison sur un point : le confort est sans doute autant celui de l’obstétricien (par crainte de représailles) que celui (supposé !) de la parturiente.
Les césariennes pratiquées pour des raisons médicales sont donc hors de mon propos. Si tel est votre cas, votre véhémence est injustifiée. En sciences, la généralisation à partir d’un cas unique est la plus primaire des erreurs.
Quant à la publicité pour les césariennes par le truchement de divers magazines féminins, c’est hélas une réalité que nous devons déplorer. Elle concerne essentiellement le Brésil où le nombre de césariennes atteint 80%. La référence sur le très sérieux British Medical Journal est la suivante : Torloni MR et coll.: Portrayal of caesarean section in Brazilian women’s magazines: 20 year review. BMJ 2011;342:d276
Cet article n’a rien de misogyne. Les magazines stupides ont des rédacteurs masculins et féminins et des lecteurs masculins et féminins. Cela semble très bien fonctionner. La stupidité n’est pas une question de genre ! Ce qui est évident, c’est qu’avec un sujet comme les césariennes, les femmes se sentent plus concernées.
Enfin, nous ne devons nous exclure d’aucun des poids que nous faisons porter à nos enfants et petits enfants. Je me sens responsable de la dette monstrueuse des nos états, je me sens responsable du poids écologique de nos modes de consommation. En abordant le thème de l’inflation des césariennes, à l’aide d’un conte africain, je poursuis ma tâche de tentative de vulgarisation des dérives médicales. Je parle d’un sujet que je connais bien et j’essaie d’alerter l’opinion, car c’est, hélas, tout ce que je peux faire pour diminuer le poids de mes diverses culpabilités.
Cordialement

Les césariennes (suite)

Posté le 13/09/2011 par Hélène

Au contraire, j’ai relu votre billet plusieurs fois et je ne trouve pas que votre point de vue soit si précis. D’ailleurs, j’en veux pour preuve ce commentaire publié à la suite de votre article sur le site du Monde (http://www.lemonde.fr/idees/chronique/2011/02/28/l-inflation-des-cesariennes-l-ane-et-le-lion_1485345_3232.html), dans lequel une internaute trouve votre conte africain « tellement représentatif de l’égocentrisme des parents ». Il semblerait donc que votre pensée ne soit pas aussi claire que vous le prétendez…
Quant au fait de prétendre que « les mères sont entrainées par la publicité » qui s’étale dans les journaux féminins et que, de ce fait, « elles ont au moins une excuse »… Les bras m’en tombent: ce commentaire est-il aussi misogyne qu’il y parait ou seulement stupide? J’hésite…
Et vos explications ne changent rien au fait à vos propos expéditifs sur l’augmentation des césariennes de confort à travers le monde (très confortable effectivement, la cicatrice de 15 cm, la douleur, l’immobilisation quasi forcée dans les jours qui suivent l’intervention et les difficultés à s’occuper de son bébé…). L
La prochaine fois, n’oubliez pas de faire correctement vos devoirs et documentez-vous avec un peu plus de sérieux avant de balancer ce genre d’article sur la toile…

Écoutez les chroniques médicales

La phrase biomédicale aléatoire

Toute vie est une affaire de choix.Cela commence par : "la tétine ou le téton ?". Et cela s'achève par : "le chêne ou le sapin ?".
― Pierre Desproges

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