lucperino.com

Forum médical

Pour des questions médicales personnelles, veuillez plutôt contacter Luc Perino en donnant des précisions.

Le gène végétarien

Posté le 28/11/2022 par Michel Odent

Cher Luc Périno,
Les besoins nutritionnels spécifiques d’un énorme cerveau, associés à une faiblesse relative des enzymes de désaturation-élongation, sont des clés pour comprendre les particularités de notre espèce. J’aborde ce sujet dans mon dernier livre, dont l’édition en langue française est publiée ce mois-ci (« Homo et la Planète Océan »).
Michel Odent

Marketing du hasard et du cancer

Posté le 23/11/2022 par Pr JL Montastruc

Merci.
Un nouvel exemple de la confusion entre médecine et biologie. La médecine n’est pas de la biologie ou de la science dans le tube à essai, c’est mon dada actuel.
Amitiés

Scenarios contradictoires

Posté le 23/11/2022 par rené METTEY

réponse à mousse : "grossesse diffcile à supporter après 50 ans etc..."
N'oubliez pas que Jacob (un de nos premiers prix Nobel de médecine) met en lumière qu'Homo sapiens est "programmé" pour mourir vers 35 ans. (raisonnement : pubère et capable de reproduction et de se débrouiller seul vers 15 ans, faire en 5 ans deux ou trois enfants que l'on élève jusqu'à 15 ans, égale 35 !). le reste, "c'est du rab !".

Marketing du hasard et du cancer

Posté le 22/11/2022 par Maurice Laville

Merci Luc,
Terrifiant !
Amicalement

Corrélations de la misère

Posté le 06/11/2022 par Michel

très bien
Là comme ailleurs à propos des déterminants sociaux de la santé la France est absente
Dommage, vous avez oublié Michael Marmot, et aussi Richard Wilkinson, l’école anglo-saxone

Je vous lis , merci

Pollution et fécondité

Posté le 30/10/2022 par Benoit SOUBEYRAND

Il semble que l'éducation des filles soit déterminante dans la baisse de la fécondité (cf. planète vide). Probablement multifactoriel tout ça, comme souvent.

Pollution et fécondité

Posté le 23/10/2022 par Binh

1) "La vie et la planète subsisteront": sur le long terme (millions d'années), on peut en douter. D'autant que la planète elle-même va évoluer (plaques telluriques, refroidissement).
2) "les nuisances d’Homo sapiens ne sont catastrophiques que pour lui-même": sur son environnement immédiat aussi (quand même). Exemples: les explosions nucléaires (essais dans le Pacifique, Tchernobyl) et leurs impacts sur la flore, le sol et la faune.

Réponse à mousse

Posté le 13/10/2022 par Luc Perino

Oui, vous avez en partie raison, mais on n'a jamais réussi à vraiment comprendre pourquoi Homo Sapiens et les grands cétacés sont les seuls mammifères ayant une ménopause

Scénarios contradictoires

Posté le 13/10/2022 par Mousse

En ce qui concerne la ménopause, le vieillissement du corps me semble la cause la plus simple et la plus cohérente, non !?
En effet , 9 mois de grossesse doivent être difficile a supporter pour un corps passé 50 ans , et pas non plus " l'endroit " idéal pour un fœtus afin de se développer dans les meilleurs conditions.

Scénarios contradictoires

Posté le 12/10/2022 par rené METTEY

Le créationisme est-il un onbscurantisme ? voire.
In fine, quand Fred Hoyle, ennemi du big bang, affirmait que l'univers était en expension parce que des atomes d'hydrogènes apparraisaient ex nihilo en permaence partout dans l'univers, n'était-ce pas de la "création" (id est "faire apparaître quelque chose à partir de rien") ?
Et quand de nos jours les physiciens (voir entre autres Stephen Hawkins "Y a-it-il un grand architecte dans l'univers ?") affirment que le vide quantique est plein (de quoi ? ils ne le disent pas) et fait apparaître des particules spontanément, n'est-ce pas du créationisme ?
Le succès du retour du créationisme provient de ce que ses partisans décalent le moment de la création et la simplifient, et surtout qu'ils répondent à l'angoissante question :"pourquoi y a-t-il quelque chose, plutôt que rien ?"

Avenir de la prévention

Posté le 02/10/2022 par Maiia R

Cher docteur,
votre nouvelle humeur médicale m'a bien fait rigoler, je vous remercie pour ce traitement tout à fait efficace à titre préventif comme curatif (comme quoi même un médecin peut être un bon préventeur...).

Avenir de la prévention

Posté le 02/10/2022 par Didier Sicard

Je ne peux que souscrire totalement à votre excellente réflexion !

Avenir de la prévention

Posté le 01/10/2022 par durand

Ô comme vs décrivez bien ce patriarcat panpredateur...une merveille de renegatattitude ....en effet une démocratie n'a aucun intérêt à générer des détresses qqsoient car par définition elle DOIT les assister ...à croire qu'il y a bien lgtps que ns ne sommes plus des démocraties si nous le fûmes jamais...tant la Prédation à été et reste le principe suprême de nos systèmes ...au detriment (GPS bancale ) de l'Education transmission ...fction native de la femelle ...
Urgence parité patriacoexit urgence planétaire ...ou on n'en sortira pas de ce totalitarisme de genre père de tous les autres qui vont très bien n'est ce pas eux ?
La fête au village très vite et partout ...
)'=

Avenir de la prévention

Posté le 01/10/2022 par Damien Barraud

Les médecins i son tro méchons, ils ne pensent qu’à traiter et non à prevenir
Mais la prévention n’est elle pas un peu paternaliste par essence ?
Blague à part, le problème n’est ni la medecine ni la prévention. Le problème est l’acculture scientifique de la population, nourrie à TPMP, tiktok, instagram et autres conneries mortifères. Il n’y a pas besoin de médecins pour savoir que fumer, boire, baiser à tort et à travers sans capote, bouffer des chips sur son canapé est mauvais pour la santé. Tout le monde le sait. Même les plus jeunes. Mais l’idiocratie est en marche et ne reviendra pas en arrière. Prévention ou pas.
La prévention passant par les règles hygienodietetiques ne marchera pas. Je ne parle même pas de prévention par la vaccination, cause perdue avant le covid et encore plus après.
La prohibition y en a qui ont essayé…
Reste à taper dans le porte monnaie. La mortalité routière a baissé depuis que la ceinture est obligatoire et attachée réellement. Et la ceinture a été attachée pas parce que la population à compris son intérêt de santé individuel et collectif. Mais parce qu’on a tape au porte feuille. Ben la c’est pareil.
Et le jour arrivera ou les soins ne seront plus remboursés dans certaines situations. L’atterrissage sera raide

Avenir de la prévention

Posté le 01/10/2022 par Jean-Pierre Bonhomme

Luc,
Ton bon sens me régale et me fait un immense bien
Amicalement

Avenir de la prévention

Posté le 01/10/2022 par Gilbert Schlogel

Toujours aussi intéressant le Perino ! Merci, merci.

Avenir de la prévention

Posté le 01/10/2022 par JEAN-FRANÇOIS MASSÉ

Combien de cliniciennes (ciens) font-elles (ils) la distinction entre prévention et dépistage ?
Le dépistage est une prescription, la prévention un "entretien". On retrouve le fameux "temps-médecin", nonobstant leur intérêt respectif...

Avenir de la prévention

Posté le 01/10/2022 par

Bonjour, tout à fait d accord ! Je sais cela a mon âge maintenant (67ans) mais je trouve que les jeunes sont plus anxieux et se « soumettent » plus à toutes ces prédictions. Les jeunes médecins sont aussi plus anxieux je trouve aussi .

Avenir de la prévention

Posté le 30/09/2022 par Blandine

Excellent !!

Avenir de la prévention

Posté le 30/09/2022 par ALAIN SIARY

Bonjour Luc
je trouve ton article clair et démystificateur à propos des consultations de dépistage . Cependant écrire que la prévention dépend de l'individu est très partiellement vrai ; elle dépend aussi de la politique de l'état : éradiquer l'amiante, imposer une réduction du sel dans la pain et les aliments transformés aux industriels , lutter contre la pollution, interdire certains pesticides etc ; toutes ces décisions ne dépendent pas des individus et ont un impact majeur sur la santé publique . Amicalement

Deuxième fonction du praticien

Posté le 29/09/2022 par Roselène

Par ce matin pluvieux je paresse un peu en lisant cette « humeur médicale » et en faisant du « rattrapage » d’autres articles que je n’avais pas pris le temps de lire ..
En lisant le sourire ne me quitte pas : pour moi c’est un régal de trouver énoncé ce qui me semble évident mais dit avec style et un tel humour !
Il faut à ce jour un courage certain pour s’engager dans la « « méd.gé. » comme disent les jeunes internes .
Merci à toi de partager ta lucidité

Deuxième fonction du praticien

Posté le 26/09/2022 par rené METTEY

" les morts évitables et prématurées (définies par leur survenue avant 65 ans)."
diantre !
Certes, Montaigne, en prologue à ses Essais, écrivit "qu'ayant 38 ans et la plupart de ses amis étant morts, il était temps pour lui de se retirer et écrire ses pensées"; certes, la directrice de l'hospice de Brest, en 1868, plaçait dans "l'aile des vieillards" tout entrant de plus de 50 ans; mais 65 ans me paraît un peu "short" comme disent les jeunes...
Un cardinal, dont j'ai oublié le nom, se demandait sous Louis XIV "pourquoi Dieu a-t-il fixé la limite humaine à 75 ans ?".
Vous avez déjà quelques siècles de retard.
Mais un mien ami, généticien comme je le fus, remarquant que la vie extrème d'un mammifère est de 5 fois sa croissance après celle-ci terminée, estimait que "toute mort avant 120 ans est prématurée".
Là il ne faut pas pousser le bouchon un peu trop loin, malgré Jeanne Calmant (122) et la doyenne actuelle, française, de l'humanité (117).

Deuxième fonction du praticien

Posté le 26/09/2022 par JEAN-FRANÇOIS MASSÉ

On le sait bien depuis Aldous Huxley: "la médecine a fait tellement de progrès que plus personne n'est en bonne santé". Le corollaire de la démonstration de Luc Périno est la judiciarisation de ces comportements : tout retard diagnostic est sujet à controverse et devant le juge, qui n'y connait rien, ce seront les arbres de décision des recommandations qui feront loi. Comment dès lors s'y soustraire ?

Deuxième fonction du praticien

Posté le 25/09/2022 par rabaeus

totalement d'accord avec ce message. Un des éxemples majeurs reste p.ex. l'utilisation des statines: on met un individu sous traitement à vie alors qu'il/elle n'a aucun symptôme ...
Et je me rappelle toujours le commentaire d'un de mes patients, ancien physicien du CERN, à qui on avait indiqué qu'il devait refaire un bilan dans un an. Il a répondu: pourquoi est-ce que la fréquence de mes visites dépend du temps que la terre met pour tourner autour du soleil?...
MR

Deuxième fonction du praticien

Posté le 25/09/2022 par Patrick Lemoine

Cher Luc,
Je n’aurai qu’un mot : superbe !
Amitié

Comprimés pour non-alcooliques

Posté le 12/09/2022 par Claude

Merci pour votre article.
Patiente lambda, je ne peux m 'empêcher de faire des relations ou des rapprochements entre la personne alcoolique et le PN (pervers narcissique).
Le commerce de l'alcool engendre l'alcoolisme qui est une maladie. D'autres états d'être, le comportement d'un PN par exemple considéré comme maladie ?...ou dégât de la nature humaine ? engendre les mêmes conséquences sur l'enfant et l'épouse qui subissent sa violence, son autoritarisme...dans tous les domaines et deviennent son jouet par l'humiliation et leur dépersonnalisation.
Conséquences....des enfants avec une maturité en adéquation avec leur âge et une épouse ou ex-épouse sous anti-dépresseurs...et combien sous alcoolisme... La boucle est bouclée.... et merci....aux anti-dépresseurs... avec modération....bien-sûr.

Comprimés pour non-alcooliques

Posté le 08/09/2022 par Marie Pierre

Beau texte

Comprimés pour non-alcooliques

Posté le 08/09/2022 par BIRGE Jacques

aussi excellent que douloureux et tristement révélateur des dégâts de l’alcoolisme sur plusieurs générations et son manque de prise en charge (en commençant par le repérage) en médecine générale
Merci pour ce texte et tous les autres

Comprimés pour non-alcooliques

Posté le 07/09/2022 par Claire

Bravo pour ce texte je partage tout à fait ce point de vue. Bien que banalisé par notre culture, les effets de l’alcoolisme sur les enfants et les femmes sont un vrais fléau de par le monde entier. Merci Luc !

Privation de connaissance

Posté le 16/08/2022 par JEAN-FRANÇOIS MASSÉ

Tristement vérifié !
Pour ce qui concerne ce point: "La mercatique n’a pas eu à déployer de grands efforts de communication auprès de nombre de médecins et patients, pour les convaincre que la chimie sera plus efficace sur la douleur, la tristesse ou l’athérosclérose que le yoga ou la marche." Il me semble que le temps médecin est beaucoup, beaucoup plus rentable en se réduisant à la simple rédaction d'une ordonnance et ceci intervient pour beaucoup, beaucoup, dans cela. Cordialement.

Privation de connaissance

Posté le 16/08/2022 par Dr Chabal Jacques

Merci , abonné depuis longtemps , je me permets de vous féliciter pour vos écrits et vos réflexions qui vous font honneur , mais également à la médecine "oubliée " .
Je suis généraliste ( depuis 44 ans ) , et l'évolution de notre médecine de sa pratique et les politiques de santé m'ennuient pour ne pas dire m'effraient .
Merci
Dr Jacques Chabal

pour Louis Tharaux

Posté le 04/08/2022 par Louis Delcaux

Il serait bien de vérifier vos sources et les conflits d'intérêts qui y sont liés.

Maltraitance immunitaire

Posté le 04/08/2022 par Pierre-Louis Tharaux

Remarque: AU CONTRAIRE, les vaccins sont très utiles pour lutter contre la senescence du système immunitaire qui s'accompagne d'une perte de mémoire et des réactions inflammatoires exacerbées et délétères comme l'a encore démontré d'épidémie de COVID-19

On estime que la vaccination antigrippale permettrait d’éviter plus de 2000 décès en moyenne chaque année.
L’efficacité du vaccin contre la grippe est variable selon les années. Elle est mesurée chaque année en fin de saison grippale par une étude européenne à laquelle la France participe.
Elle a été estimée à 40% pour 2019-2020 chez les patients en ville présentant des facteurs de risque ciblés par les recommandations vaccinales.
Une efficacité même modérée se traduit par une réduction du nombre de décès.
En moyenne, Santé publique France estime que 10 000 décès sont attribuables à la grippe chaque année en France. Plus de 90% de ces décès surviennent chez des personnes âgées de 65 ans et plus.

Réponse à Noirot

Posté le 04/08/2022 par Luc Perino

Cette humeur ne parlait pas de cholestérol.
Pour les vaccins, je pense qu'ils sont très utiles, en revanche, il sont généralement inutiles après un certain âge.
Vous avez raison, une étude sérieuse sur le vaccin antigrippal est souhaitable, car il ne sembla pas avoir beaucoup modifié la mortalité.
Cordialement

Maltraitance immunitaire

Posté le 04/08/2022 par Noirot

Bonjour,
Le Dr De Ĺorgeril est un scientifique.Pour le cholestérol avez vous lu l horrible vérité des médicaments anticholesterol écrit il y a 6 ans.Il ne retire rien de ce su il a écrit.C est plutôt les statinophiles qui sont en retrait.Mais avouer que le cholestérol est innocent après tout ce qu on a fait pour l accuser c est vraiment difficile pour les autorités de santé. Pour ce qui est des vaccins le Dr de lorgeril n est pas contre .C est bénéfice risque,utilité en santé publique.Il faudrait de vraies études en double aveugle.Ce serait facile de le faire pour le vaccin antigrippal ,pourquoi ne le fait t on pas.,?

réponse à Laurent Vercoustre

Posté le 07/07/2022 par Perino Luc

Le cholestérol n'a pas de place particulière. En tout cas il n'a pas la place que le marché lui accorde. Il n'est que l'un des cent ou deux cent facteurs métaboliques, psychologiques, nutritifs et toxiques divers qui ont des poids relatifs imprévisibles et indémontrables isolément. Lorgeril manque de nuances. Il est aussi contre tous les vaccins sans nuances. Pour moi, la science c'est d'abord la nuance, pas l'idéologie.

Statines à tous les étages

Posté le 07/07/2022 par Laurent Vercoustre

Je suis étonné par votre réponse? Avez-vous lu Lorgeril et bien d'autres qui réfutent la responsabilité du cholestérol dans les accidents cardio vasculaire ??

Crise des urgences

Posté le 07/07/2022 par Laurent Vercoustre

voici mon argumentaire :https://blog.laurentvercoustre.lequotidiendumedecin.fr/2022/06/09/urgences-encore-et-encore/
https://blog.laurentvercoustre.lequotidiendumedecin.fr/2019/06/23/urgences-en-perdition-les-raisons-du-naufrage/

D’accord mais de mort lente

Posté le 05/07/2022 par Elisabeth

Merci pour cette humeur poétique

D’accord mais de mort lente

Posté le 05/07/2022 par Tomaso Antonacci

Bravo pour votre excellent texte, d'une grande lucidité. Quand en plus on cite un de mes idoles, une de mes chansons préférées ... ô vous les bons apôtres ... je ne peux m'empêcher de penser aux prêcheurs des deux sectes, des pros et des antis ...

D’accord mais de mort lente

Posté le 05/07/2022 par Vercoustre

Vous dites que la variole a été éradiquée grâce au vaccin . Cela n est que partiellement vrai. En réalité les stratégies d endiguement ont joué un rôle très important dans l éradication de la variole.Cela a été possible du fait que la maladie s exprimé des qu’il y a contamination.Il n y a pas de porteurs sains !

Crise des urgences

Posté le 02/07/2022 par Maurice Perrot

Bien d’accord avec toi Luc

Crise des urgences

Posté le 01/07/2022 par Noël Geslin

Se souvenir que dans les années 1970 les généralistes recevaient les urgences et à cette époque,interne en réanimation les admissions provenaient des généralistes qui s'equipaient pour assurer les urgences mais on a exclu les généralistes des urgences et un certain Huguenard à Créteil démontrait l'incapacité et l'inutilité des généralistes pour promouvoir sonSamu.
Les généralistes ont répondu logiquement puisqu'on est incapable d'accord occupez vous des urgences.
Maintenant ils sont montrés du doigt!!!

Réponse à Mohamed

Posté le 30/06/2022 par Luc Perino

Merci, c'est certainement une bonne part de l'explication
Confraternellement

Crise des urgences

Posté le 30/06/2022 par Mohamed El Khebir

Bonjour,
je suis globalement d'accord avec votre texte, mais je me permet de vous contredire sur un point: vous écrivez "le confinement a diminué de 30% le nombre d'admission pour infarctus". Ce chiffre est en partie lié à la peur des patients qui craignaient d'être infectés par le coronavirus aux urgences; j'ai personnellement eu a déplorer en une seule journée au SAMU, en avril 2020, 4 morts subites de personnes jeunes (moins de 60 ans), qui présentaient des signes manifestes d'atteinte coronarienne aigue depuis plusieurs jours, et qui n'avaient pas appelé le 15 à temps, par peur. Leur pronostic aurait certainement été modifié en d'autres circonstances. Le non recours au soin est un important pourvoyeur de morbi-mortalité. Et le cout en nombre de vie du report d'interventions, chirurgicales et médicales, dû a cette crise, est certainement sous évalué.
Confraternellement.

Le sommeil de la terre

Posté le 29/06/2022 par Myriam

Une étude a montré que la survie des centenaires après hospitalisation pour un syndrome de mort subite était très faible. Inférieure à un mois.
Si je trouve l'article, je vous l'enverrai

Déclin de la transcendance

Posté le 29/06/2022 par Fabien

Il y aurait parait-il 40% de créationnistes aux USA !
Les petits hommes verts ne sont pas près de disparaître...

Statines à tous les étages

Posté le 29/06/2022 par Gabrielle Debord

Votre humour est décapant et ses bases sont solides.
Continuez

Dépression et vérité

Posté le 29/06/2022 par bernard win

Plusieurs problèmes avec cet article :

La dépression est un symptôme, comme le sont la douleur ou la fièvre. L’évolution nous apprend que les symptômes ont une utilité adaptative.
--> non. la théorie de l'évolution appliquée à la médecine explique que certains symptômes peuvent avoir une valeur adaptative dans certains contextes. conféreriez vous une valeur adaptative aux douleurs neuropathiques, et justifieriez vous le non usage de traitement antalgiques vis à vis d'elles ? vous tombez dans le "sophisme naturaliste" en laissant entendre que ce qui relève d'une adaptation est souhaitable,

Dans les sociétés de mammifères hiérarchisées, l’adaptation conduit à donner des signaux de soumission au dominant, afin de ne pas s’épuiser en d’inutiles combats. Chez l’humain, une théorie de 1994, solidement confortée depuis, analyse la dépression comme un blocage de ce processus adaptatif, conduisant à une soumission involontaire, donc vécue douloureusement.
--> ce paragraphe est contradictoire : la dépression est-elle pour vous un processus adaptatif (qu'il faudrait alors respecter, selon... vos préjugés ?) ou un dysfonctionnement de ce processus (ce qui ne m'indique pas davantage si un traitement est requis : ma boussole étant la souffrance et la quête de son soulagement, et non une quelconque valeur sélective, dans les deux acceptions du mot valeur).

Ainsi, le signal dépressif, volontaire ou non, est un signal honnête, dans la mesure où il affiche la vérité de nos propres limites.
--> l'hypothèse du signal honnète est foireuse dans tellement de cas que certains auteurs en viennent à douter qu'elle se manifeste ne serait-ce qu'en de rares occasion dans le vivant. ceci étant dit, affirmer que le signal dépressif est un signal honnête nécessite d'être argumenté : pourquoi ce signal serait-il infalsifiable comme le serait... une barbe verte ?

Vouloir éliminer un symptôme (dépression, douleur ou fièvre) avant de s’être posé la question de son utilité et de son contexte est le défaut majeur de toutes les médecines.
--> toujours ce paralogisme naturaliste. je me tord la cheville, la douleur a pour fonction de m'éviter de poser le pied le temps de la consolidation. sauf qu'entretemps j'ai vu un toubib qui m'a bien expliqué qu'il fallait que j''utilise des béquilles... pourquoi devrais-je me priver d'un antalgique ? parce que c'est contre nature ? vous ne défendriez pas cette position pour la douleur physique, pourquoi la défendre pour la douleur morale ?

L’histoire de la pharmacologie de la dépression en est une caricature, elle concentre les plus grossières erreurs médicales. Erreurs diagnostiques en confondant symptôme et maladie. Erreurs médicamenteuses, en aggravant la prévalence et les séquelles de ce trouble.
--> je pense que vous faites également la confusion entre symptôme et maladie malheureusement, ou du moins ne précisez pas en quoi cette confusion serait à l'origine d'erreurs médicales

Les antidépresseurs aggravent le risque de suicide, cela était mentionné dès la vente des premières molécules (tricycliques et IMAO). Mais, avec le succès des ISRS (prozac et autres), ce risque a été dissimulé puis dénié, y compris chez les adolescents où il est majeur. Le plus célèbre mensonge est celui de l’étude 329 qui a conclu à l’absence de risque chez les adolescents. Une étude indépendante a dénoncé la manipulation en reprenant les données brutes que le laboratoire avait dissimulées. Quant au suicide des adultes, il est facile de confondre les détracteurs, puisque le suicide est un risque inhérent à la maladie que l’on prétend soigner. Pourtant, la prévalence du suicide est en augmentation dans tous les pays où ces médicaments sont largement prescrits. Les laboratoires trouveront certainement une explication à ce paradoxe gênant...
--> vous confondez corrélation et causalité
--> parler de "prévalence" pour le suicide n'a aucun sens puisque par définition il s'agit d'un événement ponctuel. vous confondez avec l'incidence
--> et même la corrélation que vous évoquez (et qui encore une fois n'impliquerait aucunement causalité) est contredite par les données de l'observatoire national de suicide qui montre une tendance à la baisse des décès par suicide en France sur les dix dernières années accessibles (n'incluant pas la période covid puisque les données du cépidc ne sont disponibles qu'avec environ 3 ans de décalage)

La dépendance est également niée. Pour cela, il n’est même pas besoin de dissimuler les données et de manipuler les chiffres. La tricherie est plus simple : ces médicaments ayant souvent un effet anxiolytique, leur sevrage provoque des rebonds d’angoisse et de troubles de l’humeur. Ce désagrément est alors utilisé comme argument de preuve de leur efficacité. CQFD !
--> vous ne définissez pas le terme "dépendance". ce qu'on observe avec les IRS, et c'est bien documenté, est la survenue non systématique de symptômes de discontinuation à l'arrêt.
ce qu'on observe pas c'est :
- une corrélation entre la durée du traitement et la sévérité de ces symptômes
- l'accoutumance
- les cravings
- la perte de contrôle dans l'usage du produit (en durée ou en quantité)
- la perte d'investissement dans les activités quotidiennes du fait du temps consacré à l'obtention ou à l'usage de la substance
bref, tout ce que vous signalez c'est la survenue de symptômes, plus ou moins similaires à ceux du troubles traité (et encore, vous ne mentionnez pas d'autres symptômes survenant à l'arrêt et qui peuvent être bien embêtants comme les faux vertiges ou les paresthésies) à l'arrêt du traitement... ce qui est peu ou prou le cas pour tous les médicaments pris au long cours (antihypertenseurs, antalgiques, antiépieptiques, etc.). Qui se sert de cela pour justifier leur prescription ? (cela n'apparait pas dans vos référence semble-t-il)

Enfin, erreurs de diagnostic et de prescription se cumulent en cas de maladie bipolaire, seule situation où le symptôme dépressif n’est pas exclusivement lié à l’environnement social
--> quid des dépressions iatrogènes sous corticothérapies... il suffit d'un contre exemple pour invalider une généralisation

, mais reflète un trouble individuel plus profond.
--> reflète surtout un trouble du neurodéveloppement comme la plupart des maladies psychiatriques
Pour cette maladie bien réelle
--> cette phrase est odieuse vis à vis des personnes présentant des troubles dépressifs... quand bien même ils seraient liés à l'environnement en quoi la souffrance serait-elle moins "réelle" ?

, les antidépresseurs sont contre-indiqués et dangereux, car ils aggravent ou déclenchent les suicides, violences et homicides. Hélas, le diagnostic est souvent porté après la prescription erronée qui le révèle.
--> pouvez-vous étayez ce point par une source scientifique ?

Si la dépression affiche honnêtement une vérité individuelle, ses prétendus médicaments et leurs prescripteurs, non contents d’ignorer cette vérité, pratiquent outrageusement le mensonge et le déni.
--> la fin de votre article est insultante pour l'ensemble des soignants impliqués dans la prise en charge des troubles psychiatriques dont la dépression fait partie. concernant les prescripteurs, l'accusation de mensonge est grave, celle de déni a l'avantage d'être irréfutable

votre article, heureusement probablement peu consulté, est dangereux dans la mesure où il peut éloigner des personnes en souffrance d'un soin qui peut leur apporter un soulagement relatif (la prescription de traitement ATD n'étant pas, à ma connaissance, incompatible avec la pratique de la psychothérapie ou l'engagement politique en faveur de l'amélioration des conditions d'existence de chacun... propositions qu'il aurait été de bon ton d'adjoindre à votre écrit afin d'apporter des propositions). c'est cet aspect qui m'invite à y réagir, car votre méconnaissance de la biologie de l'évolution et votre vision caricaturale de la médecine évolutionniste n'auraient pas à elles seules justifiés cette réponse

cordialement cher collègue,
bernarnd

Réponse à Brajy

Posté le 26/06/2022 par Luc Perino

L'article dont il est question n'envisage pas l'hypothèse d'un transfert horizontal.

Un virus géant qui a façonné l'arbre de vie

Posté le 26/06/2022 par brajy

Heu... les transfert horizontaux sont quand même connus depuis des décennies... ces virus sont des dérivés, pas des précurseurs c'est quand même assez évident.

Déclin de la transcendance

Posté le 21/06/2022 par Étienne ROBIN

Article intrigant, stimulant et qui ouvre d'intéressantes perspectives (comme la plupart des articles de ce blog, à vrai dire).
Attention quand même, docteur : il n'y a plus de bûchers en France, très peu de décapitations, mais sur internet, le lynchage "pour blasphème" a autant de succès que les fusils d'assaut dans les supérettes états-uniennes...

Statines à tous les étages

Posté le 19/06/2022 par Lucienne

La pire statine : la levure de riz rouge
J'y ai laissé mes jambes
Merci pour vos "humeurs". Elles font du bien...

Statines à tous les étages

Posté le 19/06/2022 par Docteur Brunessaux

Cher confrère,

42 ans de consultations, je n’ai jamais prescrit de Statines et les innombrables nouveaux patients à qui j’ai demandé de les arrêter m’en sont reconnaissants.
Un de mes amis dînait chez moi hier soir, à 75 ans, son médecin lui a vivement recommandé en lisant son taux de cholestérol de débuter une Statine.
Je lui ai répondu que non seulement je ne dosais plus le taux de cholestérol après 70 ans mais que je lui conseillais vivement de ne pas prendre ce médicament et de ne rien changer à son mode alimentaire.
Je pense que dans ma carrière, j’ai davantage dé-prescrit que prescrit.
Un livre, Rabelais et la philosophie vient de sortir.
Ce gourmand de connaissance, cet homme de la Renaissance n’avait de cesse d’amener ses proches, ses lecteurs, ses patients à penser.
Penser avant de prescrire, penser à s’interroger sur la nocivité de certains médicaments.
Ne pas avoir peur de résister aux sirènes des labos et de certains cardiologues intransigeants sur le cholestérol.
Pas facile à moins de lire beaucoup d’articles pour forger son opinion. Une opinion mesurée, pas trop tranchée non plus…

Bien à vous.

Statines à tous les étages

Posté le 19/06/2022 par durand.catherine@neuf.fr

Merci encore une fois de ce nième constat de la défaillance totale de nos représentants à leur mission de "mâle (alpha ) providentiel" garants du bien être des pops
L''étau "libé râle " implacable se resserre sur les pops captives crétinisees à dessein, nous condamnant à constater sans fin jusqu'à l'étouffement la perversion inouïe de nos démocraties en démocrasseuses
C'est de politologie anthropologique évolutionniste dont nous avons besoin et urgement
Patriarcocène et ses mille facettes un merveilleux spectacle vivant pour de moins en moins de pops
Le mâle dominant NE PEUT PAS redistribuer fair play par définition (principe suprême d'accaparement des Richesses et des Pouvoirs cad de Prédation ) il bidouille d'une façon ou d'une autre par définition tout le reste est corollaire désespérément
Parité pour libérer activer le contre pouvoir fondamental (principe d'Education, Transmission bonzaiees servilisées au dominant cf écrans éducateurs ) un gps enfin paramétré pour s'échapper de l'impasse évolutionniste apocalyptique qu'est le patriarcat

Et restons sereins et joyeux en ce jour de vote

réponse à Laurent Vercoustre

Posté le 19/06/2022 par Luc Perino

Le cholestérol n'est que l'un des cent facteurs !

Statines à tous les étages

Posté le 18/06/2022 par Vercoustre

Bravo pour cet article assassin des statines. Une phrase m'a interpellé cependant : Reconnaissez vous le cholestérol comme responsable des maladies cardio vasculaire??? ça m étonne !! Ou j’ai mal compris !

Statines à tous les étages

Posté le 18/06/2022 par Helene

Bonjour , et bien mince alors, on va avoir à faire à de nouvelles molécules ! Déjà que j ai longtemps hésité à la prise de statines, pour finalement décider par la négative. Merci pour cet article .

Déclin de la transcendance

Posté le 14/06/2022 par JEAN-FRANÇOIS MASSÉ

Si je comprends bien l'appétence à la transcendance est un bon antidépresseur avec peut-être moins d'effets secondaires que les inhibiteurs de la recapture de la Sérotonine (IRS) et ce qui rend compte de la faible densité des récepteurs.
La véritas n'est plus in vino. De là à croire en l'eau de là ...

Déclin de la transcendance

Posté le 13/06/2022 par Luc T.

Vous oubliez la mention, pourtant si utile de nos jours de « l’opium du peuple » !
Un dernier Marxiste, tendance Harpo !

Déclin de la transcendance

Posté le 11/06/2022 par Patrick

Merci, ça fait du bien de tout regarder autrement !

Déclin de la transcendance

Posté le 11/06/2022 par Soubeyrand

Pourquoi un tel trait de personnalité qui englobe les comportements religieux aurait été sélectionné et conservé ?

Déclin de la transcendance

Posté le 11/06/2022 par Virginie M

Merci pour ces humeurs toujours passionnantes.
A la lecture de celle-ci, j'ai une remarque.

Lorsque vous écrivez :
"Dire que les voix de Jeanne d’Arc auraient résulté d’un dysfonctionnement du gyrus parahippocampique suivi d’une stimulation inadaptée de l’aire du langage associée aux hallucinations auditives, serait à la fois sacrilège et traître à la patrie" (...par exemple) :
Vois décrivez un mécanisme physiologique. C'est une description et non une explication des causes de ce phénomène. Évidemment, tout phénomène peut se décrire physiologiquement. La vraie question, concernant la métaphysique, c'est la cause, le pourquoi. Si vous aviez dit : ... Et ce phénomène arrive après avoir ingéré xxx car ce xxx contient de la xxx qui, déclenchant une réponse du xxx, induit un dysfonctionnement du xxx...

On aurait pu être tenté de reléguer les phénomènes transcendants ai giron scientifique pur.

Là, avec tout l'intérêt que je porte à vos approches, je ne suis pas convaincue...

Mais ce n'est pas grave, j'ai appris des choses, et pour moi la science seule reste très forte pour décrire, partager, faire comprendre... Moins à expliquer des causes de dysfonctionnements / pathologies. Et la question de la religion, n'est-ce pas le "pourquoi" précisément ? :)

Au plaisir de lire encore vos humeurs, toutes plus (im)pertinentes les unes que les autres!

Déclin de la transcendance

Posté le 11/06/2022 par Jacques wetterer

Excellent...

Réponse à Foucras

Posté le 01/06/2022 par Luc Perino

Avec tout sauf ISRS
Dépakote et lithium et surtout toutes les thérapies non pharmacologiques

Dépression et vérité

Posté le 31/05/2022 par Foucras

Oui, mais alors comment soigner les bipolaires ?

Le sommeil de la terre

Posté le 24/05/2022 par Michèle

Bravo. Et merci

Le sommeil de la terre

Posté le 24/05/2022 par borsoi

Cher Confrère
mourir en secret est une belle formule qui résume bien cette finesse de mort.
Bien à vous

Le sommeil de la terre

Posté le 24/05/2022 par rené METTEY

"La morphine reste la plus belle invention de l’humanité "
il me semble me souvenir avoir entendu pendant mes études (il y a 60 ans) cette citation d'une constatation d'un médecin du XIXè "sans le laudanum notre médecine n'aurait aucune utilité".

Le sommeil de la terre

Posté le 23/05/2022 par JEAN-FRANÇOIS MASSÉ

Ayant tout le temps de mon activité de généraliste considéré au plus haut du métier l'accompagnement de la fin de la vie à domicile, je souscris aux propos de Luc Périno; tout en insistant sur le fait que le savoir faire quant au maniement de la morphine (mort fine) n'est qu'un tout petit aspect d'un contexte toujours complexe et qui nécessite un large éventail de savoir, de savoir faire et de savoir être. C'est peut-être cette complexité qui effraie actuellement alors qu'elle procure les plus grandes satisfactions humaines pour une profession qui n'en a plus tant que ça par ailleurs...

Le gène de l'homme moderne

Posté le 17/05/2022 par rené METTEY

Cette intéressante étude soulève deux questions intéressantes ! :
1/donc la mutation d'un gène a permis d'orienter le cerveau d'Homo sapiens vers la haute performance. Mais auparavant des études ont montré qu'à partir des primates, la mutation d'un gène (je ne retrouve plus lequel...) a permis l'apparition de neurones de plus grosse taille, puis une autre mutation la multiplication accrue, et une autre l'organisation des zones dédiées à la parole. Et il reste 60 gènes encore à étudier !
Pour qu'apparaissent les formes de vie évoluées, il a fallu des quantités phénomènales de coup de chance, permettant à certains, sur des bases statistiques, d'affirmer que seule notre planère héberge la vie (au moins sous d'autres formes que des bactéries, lichens ou algues). mais avec ces "coups de chance" des mutations pour arriver à l'Homo sapiens, il semble que se renforce la désolante hypothèse que nous sommes bien la seule conscience dans l'Univers !
2/Les amas cérébroïdes, dont la technique évolue à grands pas, soulèvent un important problème philosophico-scientifique et éthique, que j'ai évoqué dans mon ouvrage "Les énigmes de la conscience" [Frison-Roche éditeur, 2018] : à partir de quand la conscience va naître dans ces amas cérébroïdes qui, de simples amas informes, commencent à se structurer, au point même d'émettre des ondes cérébrales ? Et ceux issus de neuroblastes humains, peut-on les détruire sans scrupules, comme on détruit les embryons congelés non destinés à une FIV ?
Cela paraît bien scrupuleux de ma part, mais j'eu le loisir de lire que ces "questionnements" commencent à titiller des chercheurs...
Ce problème a été évoqué dans "Le cerveau du nabab", ouvrage de fiction que j'ai lui vers mes quinze ans (j'en ai 80).

Meilleure survie des blondes au nord

Posté le 17/05/2022 par rené METTEY

Voilà un bel enfonçage de porte ouverte. Les sujets allant au nord éclaircissent leur peau pour survivre (sauf ces pauvres Irlandais qui ont tranformé leur mélanine en leucomélanine au lieu d'en baisser la synthèse), au prix de qlq mémanomes de plus, et ceux allant au sud l'ont assombrit...
Mais il est bon de faire qielques études objectives pour étayer une constatation et qlq intution (Vitamine D etc.)
Un de mes amis américains, John S. Bach, pourtant excellent médecin spécialiste mondial de la ventilation des grands paralysés (SLA etc.), de passage chez moi lors d'une conférence à Paris, et grand amateur et connaisseur de vins, refusa de boire de l'eau. Il n'en boit jamais, se contentant de celle des aliments et... du vin. Il me dit devant mes exclmamations affolées (calculs rénaux, épuration etc.) :"l'eau contient plein de métaux lourds, de pesticides, médicaments, et peux-tu me citer une seule étude scientifique démontrant qu'il faut boire de l'eau abondamment ou même moyennement" ?. Je me tus.

Meilleure survie des blondes au nord

Posté le 16/05/2022 par Pierre-Louis Tharaux

Bonjour,

Je trouve que le conclusion n'est pas étayée. 8% n'est pas énorme d'autant que l'essentiel de la mortalité affecte des femmes ayant passé l'âge de la reproduction. On ne peut donc pas retenir l'avantage évolutif pour expliquer cette différence. Il faut aussi chercher du côté de l'avantage socio-économique et autres biais et/ou d'une coségréggation de gènes associés à la blondeur avec ceux favorables à la longévité. Cordialement

Réponse à Pol49

Posté le 10/05/2022 par Luc Perino

Votre remarque est pertinente et j'ai envie de vous donner totalement raison, cependant je n'ai pas trouvé de définition valable pour marquer cette différence?
J'aimerai connaître vos définitions
Cordialement

Cruauté des chiffres de la psychiatrie

Posté le 10/05/2022 par Némésis

Exact et cruel. Plaignons ce beau monde !
Les limites de la "psy" ont été bien établies aux heures de gloire de l'anti-psychiatrie des années 1960-1970. Et encore récemment, Thomas Szasz passait la pharmacratie psychiatrique aux déchetteries du Poubellien Supérieur.
La note finale m'interroge. Les neurologues, les neurobiologistes, les neurophysiologistes ne le font-ils pas, comprendre le cerveau par le(ur) cerveau, comme dans une sorte de dessin de M.C. Escher (je pense à la main tracée par une main tracée par elle-même...) ?

Mais j'aime penser que les analyses de Richard Gerald Wilkinson, qui n'est pas fâché avec les grands nombres, donnent la clé. Ses travaux montrent que là où les inégalités sociales font le grand écart, les tableaux cliniques se dégradent à tous les échelons de l'échelle sociale. Le reste en découle.

Cruauté des chiffres de la psychiatrie

Posté le 10/05/2022 par isabelle Gauthier

Cher confrère, vous avez raison les psychiatres ne seront pas contents encore moins les pédopsychiatres.
En général, ce ne sont pas eux qui créent la folie et rendent les gens fous.

LA PSYCHIATRIE EN DISETTE ET LA PÉDOPSYCHIATRIE, SA FILLE MALTRAITÉE AGONISENT DEPUIS PLUS DE 30 ANS.
DEPUIS PRES DE 40 ANS, LES MANTRA ET LES LETTRES AU PERE NOEL NE FONT QUE NOURRIR CEUX QUI LES PONDENT.
Comme les trains, un rapport cache l'autre constatant le désastre, copie fidèlement désastreuse. Une poignée de microstructures expérimentales fortement médiatisées s'empile sur le millefeuille d'une offre de soins archaïque, dépassée par les demandes, consacrant une organisation des soins étranglée dans un fonctionnement minéral, épuisant des professionnels désabusés.
Les conclusions optimistes du récent rapport de la fondation Jean Jaurès sont l’exemple même de l’ inutile. Elles relèvent du déni ou d'une totale méconnaissance du passé, des efforts des psychiatres et du terrain : l'enthousiasme ne peut rien contre les carences structurelles et organisationnelles. A croire que parler l'ARS courant est très mode.

EN PEDOPSY :
coté sanitaire, pas de jardin encore moins d' hospitalisation en urgence et en CMP : délai de 1 à 2 ans sur PARIS.
coté médico-social, une vieille cour délabrée, pavée d’intentions trop souvent suspectes assume 90% de la Pédopsy. Pas de coordination avec le social ni avec le sanitaire, cette arlésienne des prises en charge. CMPP : délai entre 6 mois et un an pour un 1er RV dans l' attente indéfinie d'une prise en charge. SESSAD IMP IMP ITEP un an ou deux voire jamais .
La MDPH est la fabrique du handicap, l’usine à enfants handicapés, une machine à stigmatisation, alors qu'on on s'est battu pendant des années pour ne pas en faire des handicapés. Cette voie sans issue pour sa chaîne de production est une perte de temps catastrophique donc de chance pour les orientations et les soins des enfants.
PERTE DE CHANCE Lorsque l’état psychologique et /ou comportemental d’un enfant nécessite sa prise en charge, lorsqu’il n’a été ni reçu, ni orienté, lorsque faute de moyens structurels et organisationnels, il ne reçoit pas les soins dont il a besoin, sa scolarité et son avenir sont compromis. Il subit un préjudice pouvant s’apparenter à une perte de chance.
Espérons que la Cour de cassation mettra son nez dans les dommages résultant d’une scolarité fichue par l’absence des soins ou leur démarrage trop tardif.

Le système produit des analphabètes à la pelle. La Psy va aussi mal que la France et son avenir craint.

voilà c'est dit

Cruauté des chiffres de la psychiatrie

Posté le 10/05/2022 par Pol49

Bonjour,
Je voulais juste faire une remarque à propos d'une confusion très répandue entre la maladie mentale et la maladie psychique. Cet article entretient malheureusement cette confusion.
Merci pour vos billets de blog toujours très instructifs !

Cruauté des chiffres de la psychiatrie

Posté le 09/05/2022 par Sylvie

Bonjour

Je sais évidemment dans quelle grande difficulté est la psychiatrie depuis des décennies malheureusement.
Quel courage ont ceux osant s'aventurer dans ces filières désertées. Le manque de personnel mène bien sûr à un recours aux médicaments parfois majoré. Et cela est bien dommage car même s'ils sont parfois nécessaires, leurs effets seraient bénéfiquement multipliés en complément d'une autre prise en charge au contact de l'humain.
Mais si des difficultés existent dans ce milieu, l'origine de ces troubles n est pas causé par ceux qui veulent les prendre en charge mais plutôt par nos sociétés directement et les systèmes politiques aussi? Par le milieu du travail également?
Par le stress, la précarité, l individualisme et toutes ces mauvaises nouvelles dont on nous abreuve en permanence aux informations ?
Ayant quitté l hôpital public de Lyon après 15ans de travail en recherche clinique, j'ai vu de près et entendu bien des histoires de gestion inhumaine et maltraitante du personnel. Ils peuvent bien proposer un cours de yoga en qualité de vie au travail QVT pour obtenir leur certification, cela ne rattrape pas le mal qu'ils causent à côté.

Cruauté des chiffres de la psychiatrie

Posté le 09/05/2022 par Patrick Lemoine

Mon cher Luc,
Comme tu as raison ! Enfin quelqu’un dit la vérité… mais c’est dans Le Monde qu’il faut publier !!!
Tu as juste oublié de citer Pr Viviane Kovess qui explique que la France est un des pays développés où il y a le plus de psychiatres par habitant et que la soi-disant pénurie est due au fait que les psychiatres ne font pas de psychiatrie mais de la psychothérapie qui n’est pas vraiment leur mission et pour laquelle ils ne sont pas formés !

Cruauté des chiffres de la psychiatrie

Posté le 08/05/2022 par Jean Doubovetzky

Cher Luc. Les chiffres sont passionnants. Mais ils sont difficiles à interpréter. Les médecins, la médecine et leurs moyens sont-ils les principaux éléments qui influent sur les maladies mentales ? Personnellement, j'en doute. Les inégalités sociales, la pression due aux exigences croissantes de la société : plus de productivité, plus d'efficacité, plus de déplacements, plus de... plus de... et la diminution des satisfactions profondes : moins de sécurité, moins de rapports humains, moins de "société"... moins de... et l'augmentation des soucis profonds : la catastrophe écologique en vue, et l'inefficacité totale des politiques face aux puissances économiques... La médecine peut-elle lutter contre tout cela ? Ou bien les médecins ne sont-il, comme le disait un protestataire sans doute sincère devenu dictateur indubitablement catastrophique, que "les chiens de garde du capitalisme" ? Amicalement à toi.

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― Alain Ehrenberg

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