Claude Habib ▪ Les carnets de l'institut Diderot, mars 2023

Un petit ouvrage remarquable qui fait un sage point sur le phénomène très médiatisé du genre. L'autrice insiste esentiellement sur le grave problème de la réassignation sexuelle par hormone et/ou chirurgie et l'activisme extrémiste des associations de trans. La transidentité existe depuis toujours, mais la réassignation sexuelle est un fait nouveau qui est apparu en raison de l'offre médicale. Cette offre est aujourd'hui démesurée et renforcée par une illusion de progressisme politique. Le problème essentiel est celui des adolescents qui hésitent sur leur identité de genre. La question de la contagion sociale est clairement posé et bien étudiée particulièrement chez les jeunes filles. Ce que la technologie et le marché médical débridé offrent aux adultes ne doit pas être proposé aux adolescents sans plus de réflexion. Il y a une urgence législative. L'autrice propose clairement d'attendre l'âge de 24 ans, la fin de la formation du cerveau,avant d'envisager tout processus de réassignation sexuelle.
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On peut craindre qu'il se trouve assez de médecins égarés pour imposer un ordre médical ou hygiéniste à la société, tout comme il s'est trouvé assez de religieux égarés à d'autres époques ou dans d'autres lieux pour imposer un ordre qu'ils jugeaient aussi fondé spirituellement que les médecins jugent leurs valeurs fondées physiologiquement. Des religieux jugeaient bon de brûler les corps pour sauver les âmes, tout comme ces médecins détruiraient la liberté humaine pour sauver les corps.
― Alain Froment