Antonio Damasio ▪ Odile Jacob, 2021

Ce livre reprend et résume les recherches et les idées de Damasio sur la conscience.
Il reprend sa gradation classique entre sensations, sentiments, esprit et images mentales des sentiments et les phénomènes mentaux. Les sentiments comblent le vide entre le corps physique et les phénomènes mentaux
Les réponses pour la survie résultent moins du niveau de conscience que du calibre intellectuel de l’espèce considérée
La conscience n’aurait rien de très spécifique et ne représente pas un pas évolutif aussi grand qu’on le pense. Elle serait une expérience mentale, un état d’esprit imprégné de deux caractéristiques liées entre elles, les contenus mentaux sont ressentis et ils le sont dans une perspective singulière.
Et il confirme que la conscience ne se situe pas dans le seul cerveau mais dans le corps entier. Les proprioceptions sont une scène ouverte sur le monde extérieur.
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Depuis quelques années, le problème de l'antibiorésistance, les progrès de la génomique, la redécouverte du microbiote et la prise en charge de maladies au long cours, nécessitent l'introduction d'une pensée évolutionniste dans la réflexion clinique.
Le premier diplôme universitaire intitulé "Biologie de l'évolution et médecine" a été mis en place à la faculté de Lyon en 2016.
Les philosophes prennent souvent la médecine en exemple quand ils s'interrogent sur les rapports entre théorie et pratique.
― Maël Lemoine
Répétons-le encore et encore, un symptôme n’est pas une maladie. La douleur physique protège les tissus, la douleur mentale stoppe des comportements pouvant induire des dommages sociaux et provoquer un gaspillage d’énergie. La tristesse et la honte peuvent aider à renforcer les liens sociaux et diminuer l’activité motrice, économie qui pourra être réinvestie dans de nouvelles stratégies adaptatives.
― Luc Perino