David Reich ▪ Quanto, 2019

La science de l'ADN ancien, née dans les années 2000, a complété et parfois bouleversé nos connaissances archéologiques et paléontologiques. Après avoir réussi à extraire l'ADN des restes fossiles de nos ancêtres, leur génome comparé à celui des populations vivant actuellement sur le globe permet de bâtir des scénarios grâce à la puissance statistique et à la modélisation.
L'exploit que ce livre raconte avec une rigueur scientifique forçant le respect, mérite d'être salué. Toutes les hypothèses sont discutées ; aucune n'est validée sans accumulation et convergence de preuves. En combinant la génomique et les statistiques, les chercheurs ont patiemment reconstruit la formidable épopée des migrations humaines. Ils sont allés jusqu'à trouver les preuves des inégalités sociales.
Livre exigeant et fascinant pour ceux qui aiment la démarche scientifique, sa modestie et sa noblesse.
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Depuis quelques années, le problème de l'antibiorésistance, les progrès de la génomique, la redécouverte du microbiote et la prise en charge de maladies au long cours, nécessitent l'introduction d'une pensée évolutionniste dans la réflexion clinique.
Le premier diplôme universitaire intitulé "Biologie de l'évolution et médecine" a été mis en place à la faculté de Lyon en 2016.
Freud n'a pas découvert l'idée générale d'inconscient, et tout ce qu'il a développé comme appareil théorique pour penser cet inconscient nous semble erroné.
Freud n'aura-t-il été qu'une plume brillante et inspirée, une incarnation d'un style percutant et imagé à la légendaire clarté et à la force de conviction peu commune ? L'inconscient n'aura-t-il été qu'une illusion sans avenir en ce qui concerne sa valeur scientifique pour nous, neuroscientifiques de l'esprit qui vivons cent après sa formulation ? Freud apparaît en effet comme l'homme qui aura su diffuser dans nos scoiétés l'idée très générale d'une vie mentale inconsciente, mais comme l'homme qui aura échoué dans son grand projet de décentrage du psychisme humain et dans sa tentative de penser consciemment et correctement l'inconscient.
― Lionel Naccache
Ces bévues ne sont point pour nous (médecins) et c'est toujours la faute de celui qui meurt. Enfin le bon de cette profession est qu'il est parmi les morts une honnêteté, une discrétion la plus grande du monde ; et jamais l'on en voit se plaindre du médecin qui l'a tué.
― Molière