Chez tous les médecins, jeunes ou vieux, le diagnostic est une obsession. Ils ont acquis la certitude qu’il est le meilleur critère d’évaluation de leur expertise. Cette conviction leur vient d’un enseignement clinique issu du grand mandarinat des deux siècles précédents, d’un certain goût des patients pour l’énigme médicale et aussi de cette exclusivité jalousement revendiquée sur le diagnostic qu’ils ne partagent avec aucun autre métier de soignant.