Toute épistémologie du diagnostic devrait commencer par séparer ce qui relève d’une plainte et ce qui n’en relève pas. L’individu souffrant a toujours été l’amorce des réflexions cliniques, il doit rester l’amorce et la cible des sciences biomédicales. Cependant, comme je l’ai déjà développé, la biomédecine a fini par acquérir une forme d’autonomie par rapport aux plaintes individuelles, comme si elle progressait mieux en s’affranchissant des patients.