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Dossier de presse

Patients zéro - Histoires inversées de la médecine

MM - Comment se termine une épidémie ?

LP - Je vais répondre à l’échelle d’un pays. Quand un virus circule dans la population de ce pays, les personnes immunologiquement vierges par rapport à lui soit développent des anticorps et survivent, soit décèdent s’il est virulent. Rapidement, la majorité de la population est apte à se défendre contre les nouvelles attaques. Les nouveaux malades sont donc de plus en plus rares.

MM - Pouvez-vous donner un exemple ?

Luc Perino

Luc Perino Médecin, écrivain, essayiste

Biographie 

Bibliographie 

Charte et engagements.

La phrase biomédicale aléatoire

La porte du cabinet de consultation s’ouvre. D’emblée, les premiers gestes du patient, avant même que la porte ne soit refermée, ont livré une bonne part des éléments du puzzle qui va se construire. Les mouvements de cet homme ou de cette femme ont déjà une syntaxe qui esquisse la grammaire des symptômes à délivrer. La marche jusqu’à son siège est une préface, un avertissement à l’observateur clinicien, sa cadence est celle du verbe à venir, les hésitations y auront une fréquence identique à celle des pas. L’empathie commence par les mots d’accueil du praticien, les invites à se mettre à l’aise, les mimes d’ouverture sur la scène des phrases… Justement, voilà les premiers mots qui arrivent, avant ou après que le praticien ne se soit assis. Avant : ils informent de leur insignifiance ou d’une certitude de leur faible apport dans le décryptage du cas. Pendant : il faudra y mettre de l’ordre, car le bruit des chaises est un prétexte à leur brouillon. Après : ils vont requérir plus d’attention, voire en exiger s’ils sont très tardifs.
― Luc Perino

La phrase biomédicale aléatoire

Le mal normatif, s'il existe, n'est qu'une modalité du mal axiologique.
― Alain Froment

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