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Dossier de presse

Patients zéro - Histoires inversées de la médecine

MM - Comment se termine une épidémie ?

LP - Je vais répondre à l’échelle d’un pays. Quand un virus circule dans la population de ce pays, les personnes immunologiquement vierges par rapport à lui soit développent des anticorps et survivent, soit décèdent s’il est virulent. Rapidement, la majorité de la population est apte à se défendre contre les nouvelles attaques. Les nouveaux malades sont donc de plus en plus rares.

MM - Pouvez-vous donner un exemple ?

Luc Perino

Luc Perino Médecin, écrivain, essayiste

Biographie 

Bibliographie 

Charte et engagements.

La phrase biomédicale aléatoire

A l'aide des sciences expérimentales actives, l'homme devient un inventeur de phénomènes, un véritable contremaître de la création; et l'on ne saurait, sous ce rapport, assigner de limites à la puissance qu'il peut acquérir sur la nature, par les progrès futurs des sciences expérimentales. Maintenant reste la question de savoir si la médecine doit demeurer une science d'observation ou devenir une science expérimentale. Sans doute la médecine doit commencer par être une simple observation clinique. Ensuite, comme l'organisme forme par lui-même une unité harmonique, un petit monde (microcosme) contenu dans le grand monde (macrocosme), on a pu soutenir que la vie était indivisible et qu'on devait se borner à observer les phénomènes que nous offrent dans leur ensemble les organismes vivants sains et malades, et se contenter de raisonner sur les faits observés. Mais si l'on admet qu'il faille ainsi se limiter, et si l'on pose en principe que la médecine n'est qu'une science passive d'observation, le médecin ne devra pas plus toucher au corps humain que l'astronome ne touche aux planètes. Dès lors l'anatomie normale ou pathologique, les vivisections, appliquées à la physiologie, à la pathologie et à la thérapeutique, tout cela est complètement inutile. La médecine ainsi conçue ne peut conduire qu'à l'expectation et à des prescriptions hygiéniques plus ou moins utiles; mais c'est la négation d'une médecine active, c'est-à-dire d'une thérapeutique scientifique et réelle.
― Claude Bernard

La phrase biomédicale aléatoire

En tant que peuple, nous sommes obsédés par la santé. Il y a là quelque chose de fondamentalement, radicalement malsain. Tout se passe comme si au lieu de nous abandonner à l’exubérance de la vie, nous ne songions qu’à conjurer les troubles et à éviter la mort; nous avons perdu toute confiance dans le corps humain
― Lewis Thomas

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