lucperino.com

Dossier de presse

Patients zéro - Histoires inversées de la médecine

MM - Comment se termine une épidémie ?

LP - Je vais répondre à l’échelle d’un pays. Quand un virus circule dans la population de ce pays, les personnes immunologiquement vierges par rapport à lui soit développent des anticorps et survivent, soit décèdent s’il est virulent. Rapidement, la majorité de la population est apte à se défendre contre les nouvelles attaques. Les nouveaux malades sont donc de plus en plus rares.

MM - Pouvez-vous donner un exemple ?

Luc Perino

Luc Perino Médecin, écrivain, essayiste

Biographie 

Bibliographie 

Charte et engagements.

La phrase biomédicale aléatoire

Le "nerveux" est un merveilleux marchepied conceptuel. C'est un mot tampon d'une très grande utilité sanitaire, créé par des médecins précurseurs, et adopté à l'unanimité par les patients. Le "nerveux" est un sas de communication dans la relation médecin malade, une escale sur l'itinéraire qui passe du soma au psyché. Le "nerveux" est ce qui reste lorsque la main du médecin revient bredouille, l'image du radiologue quelconque ou l'analyse du biologiste insignifiante. Le "nerveux" signe la bénignité et réduit l'angoisse. Le symptôme nerveux, clown ridicule ou pantin fanfaron qui annule des siècles de conquêtes médicales, peut aussi être le point de départ, vers une nouvelle aventure de la communication, car il peut s'ennoblir en psychique ou se sublimer en existentiel. S'il est dérisoire en tant qu'impasse diagnostique, il devient prodigieux en tant que passerelle métaphysique. En se débarrassant de sa pelure organique, le symptôme nerveux quitte le monde charnel, pour conquérir le monde mystique ou règne un inconscient supposé, maître des vices et des vertus.
― Luc Perino

La phrase biomédicale aléatoire

Le libéralisme contemporain est économique et moral. Dans le domaine économique (libéralisme de droite), la logique est de faire gagner les gagnants, en assistant les perdants, juste assez pour qu’ils restent consommateurs, et, dans le domaine moral (libéralisme de gauche), de faire gagner les perdants, ou les « victimes » en leur donnant plus de droits et en les affranchissant des règles morales considérées a priori comme forcément répressives.
― Marc Grassin et Frédéric Pochard

Haut de page