Patients zéro - Histoires inversées de la médecine
S’ il n’y avait pas de malade, y aurait-il des médecins ?
L’auteur de « Patients zéro », Luc Perino, a son idée, qu’il développe parallèlement aux récits qui composent ce livre. Il y est question de femmes et d’hommes dont le destin a été bouleversé à un moment de leur vie par une fièvre inédite, un accident hors norme ou une bonne santé insolente.
Ne trouvez-vous pas effrayant que les seules personnes au monde qui ont vu l'ensemble des données de l'industrie pharmaceutique sont les employés des compagnies ? Moi si
― Peter C Gotzsche
Les visages ronds et dodus attirent la sympathie. Leur sourire est un artefact de leurs commissures. Leurs lèvres sont sollicitées par des muscles peauciers tendus et déformés par les graisses. Le sourire du gros est une infirmité négative (une “ firmité ”). Le regard posé sur les joufflus n’est pas interrogateur ou agressif, il est souriant en réponse à leur pseudo-sourire, donnant aux replets de fausses certitudes sur leur socialité. Le visage potelé sourit malgré lui, donc nous ne l’agressons pas. L’empâté est supposé ne pas courir vite, donc nous n’avons pas peur de lui.
― Luc Perino