Darwin viendra-t-il ?
L'auteur a consulté bien des archives et articles de presse et de revues pour élaborer cette histoire.
La forme en est très plaisante et suscite un vif intérêt, on le lit un peu comme un polar.
La porte du cabinet de consultation s’ouvre. D’emblée, les premiers gestes du patient, avant même que la porte ne soit refermée, ont livré une bonne part des éléments du puzzle qui va se construire. Les mouvements de cet homme ou de cette femme ont déjà une syntaxe qui esquisse la grammaire des symptômes à délivrer. La marche jusqu’à son siège est une préface, un avertissement à l’observateur clinicien, sa cadence est celle du verbe à venir, les hésitations y auront une fréquence identique à celle des pas. L’empathie commence par les mots d’accueil du praticien, les invites à se mettre à l’aise, les mimes d’ouverture sur la scène des phrases… Justement, voilà les premiers mots qui arrivent, avant ou après que le praticien ne se soit assis. Avant : ils informent de leur insignifiance ou d’une certitude de leur faible apport dans le décryptage du cas. Pendant : il faudra y mettre de l’ordre, car le bruit des chaises est un prétexte à leur brouillon. Après : ils vont requérir plus d’attention, voire en exiger s’ils sont très tardifs.
― Luc Perino
Les objectifs éducationnels nécessaires à une préparation à l'information thérapeutique sont exclus du cursus médical, et les réformes successives que subissent enseignants et enseignés ne changent malheureusement rien au problème de fond. La formation médicale continue ne fait que pérenniser cette ambiance
― Jean Pierre Boissel