À quoi sert vraiment un médecin ?
Après avoir rappelé que le monde médical n'échappe pas à la logique consumériste, l'auteur décrit une société - la nôtre - dont la médecine est malade. Un comble. Mais comment la guérir ?
Les pistes qu'il propose sont pleines de bon sens.
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Le développement de la notion de risque est coextensif d'une certaine conception de l'homme et de la société, qui met l'accent sur l'autonomie et la responsabilité de chacun.
― Patrick Peretti-Watel & Jean-Paul Moatti
La proportion de patients (1%) qui accaparent quelque 21% des coûts de la santé, et qui finissent par succomber à la défaillance polyviscérale, illustrent le problème du progrès. Il y a cinquante ans, ces patients auraient vécu moins longtemps et, dans bien des cas, ils auraient moins souffert. Nous avons remplacé des vies courtes et des décès rapides par leur contraire : des vies prolongées et des morts plus lentes.
― Daniel Callahan