À quoi sert vraiment un médecin ?
Après avoir rappelé que le monde médical n'échappe pas à la logique consumériste, l'auteur décrit une société - la nôtre - dont la médecine est malade. Un comble. Mais comment la guérir ?
Les pistes qu'il propose sont pleines de bon sens.
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L’éthique est le nouveau mot d’ordre en temps de crise. C’est la promesse moderne faite pour corriger, amoindrir, adoucir la dureté et la violence du monde que nous mettons en place. Elle est une solution pour humaniser le champ des pratiques sociales à grands renforts de processus, de normes et de règles. Quand l’homme n’est plus capable de vivre la bienvenue fondamentale qui bouleverse l’existence, il se rabat sur les substituts normatifs (moraux, juridiques, réglementaires) qui ont le goût et l’odeur de la bienvenue, mais n’en ont pas la texture.
― Marc Grassin et Frédéric Pochard
Quelles que soient les passions qu’il suscite, l’exercice clinique est difficile à cause de la pression des patients et il est ingrat dans une société où l’essentiel des valeurs ajoutées est financier ou technique. Les bio-médecins, techniciens de l’image ou micro-explorateurs arrivent plus facilement à se soustraire à la pression des patients. Ils peuvent contourner les demandes déraisonnables par des réponses techniques qui leur permettent d’éviter des explications ou négociations coûteuses en énergie.
― Luc Perino