À quoi sert vraiment un médecin ?
Après avoir rappelé que le monde médical n'échappe pas à la logique consumériste, l'auteur décrit une société - la nôtre - dont la médecine est malade. Un comble. Mais comment la guérir ?
Les pistes qu'il propose sont pleines de bon sens.
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Un jour vient où, toute agitation cessante, le médecin se demande quelle est sa vérité et sa place dans la profession. Aujourd’hui, je n’en doute plus, je suis un palpeur de ventre, un investigateur de vie, un décodeur d’imbroglios socio-sanitaires, un conteur de sagas individuelles, un omnipraticien de la plainte, un fouilleur de symptômes, un confesseur laïc, un fouineur de nuisances, un détective de physiologies, un attracteur d’angoisses, un artisan des psychés, un généraliste des organes, un sondeur d’âme, un étreignant d’épaules, un aventurier sanitaire, un clapotant de mains, un baroudeur de regards, un presseur de bras, un explorateur d’intimités, un optimiste de la biologie individuelle.
Sans emphase, je suis un clinicien.
Rien d’autre.
― Luc Perino
La médecine c'est guérir parfois, soulager souvent, consoler toujours.
― Attribué à Ambroise Paré ou à Trudeau ou d'autres