À quoi sert vraiment un médecin ?
Après avoir rappelé que le monde médical n'échappe pas à la logique consumériste, l'auteur décrit une société - la nôtre - dont la médecine est malade. Un comble. Mais comment la guérir ?
Les pistes qu'il propose sont pleines de bon sens.
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Subordonné à une multitude d'usages spécifiques, le concept de maladie est normatif, au sens où il commande des actions par imposition de valeurs. Est malade, pour le médecin, celui qu'il doit traiter, pour l'assureur, celui qu'il doit rembourser, pour la société, celui à qui on doit indulgence et secours, et pour les malades eux-mêmes, celui qui est entravé dans son action habituelle et ne peut faire ce qu'il veut ou doit faire.
― Maël Lemoine
Le diagnostic est la partie noble de l’acte médical. Les errements thérapeutiques, même les pires, sont volontiers pardonnés ; les erreurs de diagnostic, même les plus inéluctables, restent ancrées dans la mémoire des patients et des médecins.
― Luc Perino