À quoi sert vraiment un médecin ?
À lire le dr Perino, on comprend que la dictature du tout scientifique, les pressions commerciales et les dérives du consumérisme n'ont jamais rendu aussi essentielle la place, dans le système de soins, d'un clinicien qui doit être, plus que jamais, " l'homme orchestre des mots, des corps et des techniques. "
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Crois-moi, même sur un lit de souffrance, la force de l'âme trouve à s'exercer. L'homme fort se reconnaît jusque sous les couvertures d'un grabat. Tu as de quoi t'occuper : lutte travement avec ton mal. S'il n'obtient rien de toi par force ou par douceur, tu donnes un grand exemple. Oh ! Quelle belle occasion de gloire si nous étions en spectacle au monde dans nos maladies. Sois à toi-même ton spectateur, ton approbateur.
― Sénèque
Tout en convenant que, dans les maladies chroniques, l'intervention active, patiente, renouvelée du médecin est longtemps utile, néanmoins il faut quelquefois fermer la main qui était pleine de médicaments, et attendre quelques jours ; bien souvent alors on voit se réveiller les fonctions normales assoupies, et l'on assiste avec bonheur aux actes puissants de ce que l'on appelait, sans trop le comprendre, la nature médicatrice.
― Armand Trousseau en 1865