À quoi sert vraiment un médecin ?
Luc Perino nous entraîne dans ses interrogations sur l'évolution de son métier. Comment faire profiter le patient des évolutions de la médecine tout en le protégeant de ses excès ? Comment arbitrer entre des options et des intérêts souvent contradictoires ? Sciences biomédicales, soin individuel et politiques de santé ne jouent pas la même partition.
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Les visages ronds et dodus attirent la sympathie. Leur sourire est un artefact de leurs commissures. Leurs lèvres sont sollicitées par des muscles peauciers tendus et déformés par les graisses. Le sourire du gros est une infirmité négative (une “ firmité ”). Le regard posé sur les joufflus n’est pas interrogateur ou agressif, il est souriant en réponse à leur pseudo-sourire, donnant aux replets de fausses certitudes sur leur socialité. Le visage potelé sourit malgré lui, donc nous ne l’agressons pas. L’empâté est supposé ne pas courir vite, donc nous n’avons pas peur de lui.
― Luc Perino
La santé est l'état idéal où chacun peut le mieux faire ce qu'il fait le plus volontiers.
― Nietzsche