À quoi sert vraiment un médecin ?
Luc Perino nous entraîne dans ses interrogations sur l'évolution de son métier. Comment faire profiter le patient des évolutions de la médecine tout en le protégeant de ses excès ? Comment arbitrer entre des options et des intérêts souvent contradictoires ? Sciences biomédicales, soin individuel et politiques de santé ne jouent pas la même partition.
Il m’apparaît comme une démarche excellente pour le médecin de cultiver l’art du pronostic... d’être en mesure de prévoir et d’annoncer, en présence d’une maladie, son évolution future.
― Hippocrate
Subordonné à une multitude d'usages spécifiques, le concept de maladie est normatif, au sens où il commande des actions par imposition de valeurs. Est malade, pour le médecin, celui qu'il doit traiter, pour l'assureur, celui qu'il doit rembourser, pour la société, celui à qui on doit indulgence et secours, et pour les malades eux-mêmes, celui qui est entravé dans son action habituelle et ne peut faire ce qu'il veut ou doit faire.
― Maël Lemoine