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Dossier de presse

À quoi sert vraiment un médecin ?

Luc Perino esquisse le portrait presque idéal d'un médecin moderne et affirmé, capable de "faire vivre la science clinique en contraignant le modèle dominant ". D'un médecin apte à éviter les pressions de tous bords, qu'elles viennent des patients, de l'industrie pharmaceutique, des politiques ou de l'idéologie sanitaire du moment.

Au médecin perdu parmi toutes ces injonctions et ces intérêts contradictoires, Luc Perino conseille de revenir sans arrêt à la clinique qui permet de faire le gros dos en attendant le triomphe de ce que l'auteur nomme la postclinique, capable de faire la jonction entre les biographies, la médecine et la biologie.
Le Quotidien du Médecin, Caroline Martineau, mai 2011  +

Luc Perino

Luc Perino Médecin, écrivain, essayiste

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La phrase biomédicale aléatoire

Freud n'a pas découvert l'idée générale d'inconscient, et tout ce qu'il a développé comme appareil théorique pour penser cet inconscient nous semble erroné.
Freud n'aura-t-il été qu'une plume brillante et inspirée, une incarnation d'un style percutant et imagé à la légendaire clarté et à la force de conviction peu commune ? L'inconscient n'aura-t-il été qu'une illusion sans avenir en ce qui concerne sa valeur scientifique pour nous, neuroscientifiques de l'esprit qui vivons cent après sa formulation ? Freud apparaît en effet comme l'homme qui aura su diffuser dans nos scoiétés l'idée très générale d'une vie mentale inconsciente, mais comme l'homme qui aura échoué dans son grand projet de décentrage du psychisme humain et dans sa tentative de penser consciemment et correctement l'inconscient.
― Lionel Naccache

La phrase biomédicale aléatoire

Il apparaît que définir la physiologie comme la science des lois ou des constantes de la vie normale ne serait pas rigoureusement exact, pour deux raisons. D'abord parce que le concept de normal n'est pas un concept d'existence, susceptible en soi de mesure objective. Ensuite, parce que le pathologique doit être compris comme une espèce du normal, l'anormal n'étant pas ce qui n'est pas normal, mais ce qui est un autre normal. Cela ne veut pas dire que la physiologie n'est pas une science. Elle l'est authentiquement par sa recherche de constantes et d'invariants, par ses procédés métriques, par sa démarche analytique générale. Mais s'il est aisé de définir par sa méthode comment la physiologie est une science, il est moins aisé de définir par son objet de quoi elle est la science. La dirons-nous science des conditions de la santé ? Ce serait déjà, à notre avis, préférable à science des fonctions normales de la vie, puisque nous avons cru devoir distinguer l'état normal et la santé. Mais une difficulté subsiste. Quand on pense à l'objet d'une science, on pense à un objet stable, identique à soi. La matière et le mouvement, régis par l'inertie, donnent à cet égard toute garantie. Mais la vie ? N'est-elle pas évolution, variation de formes, invention de comportements ? Sa structure n'est-elle pas historique autant qu'histologique ? La physiologie pencherait alors vers l'histoire qui n'est pas, quoi qu'on fasse, science de la nature. Il est vrai qu'on peut n'être pas moins frappé du caractère de stabilité de la vie. Tout dépend en somme, pour définir la physiologie, de l'idée qu'on se fait de la santé.
― Georges Canguilhem

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