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Dossier de presse

Les nouveaux paradoxes de la médecine

L'homme occidental considère désormais son propre organisme comme un ennemi. "Notre médecine post-pastorienne confine à l'égotisme étrange et paradoxal d'une lutte contre soi", écrit Luc Perino.

Luc Perino souligne aussi l'inadéquation entre des investissements croissants en médecine et la pauvreté des effets en termes de qualité de vie.
Le Quotidien du Médecin, Caroline Martineau, octobre 2012  Article complet

Luc Perino

Luc Perino Médecin, écrivain, essayiste

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La phrase biomédicale aléatoire

Ce qui fonde de manière incontournable et qui constitue actuellement l'horizon indépassable de la mise au point des médicaments n'est absolument pas une découverte biologique quelconque, un progrès fondamental des sciences du vivant, mais l'importation du pouvoir des statisticiens.
― Philippe Pignarre

La phrase biomédicale aléatoire

Il apparaît que définir la physiologie comme la science des lois ou des constantes de la vie normale ne serait pas rigoureusement exact, pour deux raisons. D'abord parce que le concept de normal n'est pas un concept d'existence, susceptible en soi de mesure objective. Ensuite, parce que le pathologique doit être compris comme une espèce du normal, l'anormal n'étant pas ce qui n'est pas normal, mais ce qui est un autre normal. Cela ne veut pas dire que la physiologie n'est pas une science. Elle l'est authentiquement par sa recherche de constantes et d'invariants, par ses procédés métriques, par sa démarche analytique générale. Mais s'il est aisé de définir par sa méthode comment la physiologie est une science, il est moins aisé de définir par son objet de quoi elle est la science. La dirons-nous science des conditions de la santé ? Ce serait déjà, à notre avis, préférable à science des fonctions normales de la vie, puisque nous avons cru devoir distinguer l'état normal et la santé. Mais une difficulté subsiste. Quand on pense à l'objet d'une science, on pense à un objet stable, identique à soi. La matière et le mouvement, régis par l'inertie, donnent à cet égard toute garantie. Mais la vie ? N'est-elle pas évolution, variation de formes, invention de comportements ? Sa structure n'est-elle pas historique autant qu'histologique ? La physiologie pencherait alors vers l'histoire qui n'est pas, quoi qu'on fasse, science de la nature. Il est vrai qu'on peut n'être pas moins frappé du caractère de stabilité de la vie. Tout dépend en somme, pour définir la physiologie, de l'idée qu'on se fait de la santé.
― Georges Canguilhem

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