La Sagesse du Médecin
"Le médecin généraliste doit aider à survivre entre les pièges de la nature et ceux du marché, il doit rendre aux patients la clé de leur corps trop souvent usurpée. Cette clé en d'autres temps avait un nom. On l'appelait le bon sens.", écrit Luc Perino.
Retrouvant son vieux Nikkormat au fond d'un tiroir, abandonné pour des appareils photos plus sophistiqués, métaphore de la pratique omnipraticienne d'hier, Luc Perino y observe avec tristesse et honte son "reflet de déserteur" : "J'ai abandonné ma pratique rurale [...] j'aurais dû choisir de mourir au combat."
Nous, on est content qu'il soit encore là...
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Le progrès des méthodes diagnostiques, de plus en plus sophistiquées et coûteuses, ne facilite pas la prise de conscience que la finalité de la médecine n'est pas de parvenir à un diagnostic à tout prix, ni même de prodiguer compassion et soins, mais d'améliorer la qualité et la quantité de vie.
― Jean Pierre Boissel
Le médecin se trouve souvent obligé de tenir compte dans son traitement de ce qu'on appelle l'influence du moral sur le physique, et par conséquent, d'une foule de considérations de famille ou de position sociale qui n'ont rien à faire avec la science. C'est ce qui fait qu'un médecin praticien accompli doit non seulement être un homme très instruit dans sa science, mais il doit encore être un homme honnête, doué de beaucoup d'esprit, de tact et de bon sens.
― Claude Bernard