dernière mise à jour le 15/01/2014
Cet article met en relief les différences historiques entre la médecine darwinienne du XIX° siècle et celle du XXI°.
La médecine darwinienne contemporaine est une nouvelle discipline en pleine expansion. Un de ses principaux objectifs est de parvenir à une compréhension évolutionniste de la vulnérabilité des organismes aux maladies.
La première tentative historique a eu lieu entre 1880 et 1940. Plusieurs scientifiques avaient développé certaines théories générales évolutionnistes de la maladie. Elles se résumaient naïvement à expliquer les caractères nocifs comme ayant échappé à l’élimination par sélection.
Aujourd’hui, la médecine darwinienne utilise le cœur même de la théorie évolutionniste pour chercher, sans aucune restriction intellectuelle, toutes les raisons, positives, neutres et négatives, qui ont pu conduire à une vulnérabilité de l’homme à certaines maladies.
Fabio Zampieri.
Medicine, evolution and natural selection : historical review
Quarterly Review of Biology ; 84 (4) 2009, p 333-355.
Depuis quelques années, le problème de l'antibiorésistance, les progrès de la génomique, la redécouverte du microbiote et la prise en charge de maladies au long cours, nécessitent l'introduction d'une pensée évolutionniste dans la réflexion clinique.
Le premier diplôme universitaire intitulé "Biologie de l'évolution et médecine" a été mis en place à la faculté de Lyon en 2016.
Etonnons-nous de la ferveur avec laquelle le corps médical lui-même accueille les remèdes charlatanesques de l'industrie. C'est une aberration professionnelle qui par sa complaisance et sa complicité contribue à l'exploitation de la crédulité publique, alors que le médecin devrait servir de garde-fou et de critique. Les fortunes des marchands de produits charlatanesques s'édifient rapidement sur des fondements qu'il est difficile d'ébranler. La publicité pharmaceutique étant celle qui paie le mieux, elle est recherchée non seulement par notre presse professionnelle, mais par toutes les presses et plus spécialement par la presse politique. Autrement dit, l'industrie des produits charlatanesques est maîtresse de l'opinion. Elle a les protecteurs les plus puissants, ceux qui agissent sur le Parlement, sur le gouvernement, sur la bureaucratie. Retourner contre elle l'opinion est une oeuvre de salut public.
― Edouard Rist en 1924 dans "Charlatanisme et tuberculose"