dernière mise à jour le 15/05/2022
Nous savons que l’exposition au soleil et l’état de pigmentation de la peau déterminent la synthèse de vitamine D par notre organisme. La couleur de la peau des populations est fortement corrélée à l’intensité du rayonnement ultraviolet de chaque région.
Cette étude a cherché à savoir si une peau claire est un avantage de survie dans les régions à faible rayonnement UV.
L’étude cas-témoins a porté sur une population de 30 000 femmes suédoises âgées de 25 à 64 ans suivies pendant 25 ans après avoir répondu en 1990 à un questionnaire concernant les facteurs de risque de mélanome malin. Deux groupes ont été comparés en fonction de la blondeur des cheveux. L’analyse a tenu compte de tous les facteurs de confusions tels que tabac, éducation, état matrimonial, revenu, comorbidité. Le critère étudié étant la durée d’exposition au soleil avec un sous-groupe concernant les personnes en surpoids.
Il en résulte que dans les régions à faible rayonnement UV, les femmes blondes présentent un risque de mortalité toutes causes confondues significativement plus faible que les femmes non blondes, avec un taux de mortalité toutes causes confondues inférieur de 8 %. Tout cela, malgré un risque plus élevé de 59% de mourir d’un mélanome. Ainsi, il apparait que sous les hautes latitudes, le bénéfice d’une peau claire est supérieur au risque de cancer de la peau
En conclusion, dans les régions à faible rayonnement ultraviolet, l’évolution a sélectionné les blondes et les phénotypes à peau claire en améliorant leur survie, toutes causes confondues.
Référence :
Lindqvist PG, Epstein E, Landin-Olsson M, Åkerlund M, Olsson H. Women with fair phenotypes seem to confer a survival advantage in a low UV milieu. A nested matched case control study. PLoS One. 2020 Jan 30;15(1):e0228582. DOI: 10.1371/journal.pone.0228582
Depuis quelques années, le problème de l'antibiorésistance, les progrès de la génomique, la redécouverte du microbiote et la prise en charge de maladies au long cours, nécessitent l'introduction d'une pensée évolutionniste dans la réflexion clinique.
Le premier diplôme universitaire intitulé "Biologie de l'évolution et médecine" a été mis en place à la faculté de Lyon en 2016.
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