dernière mise à jour le 09/02/2025
Sélection sexuelle sur les visage et les voix des mâles humains
Les humains sont des primates sexuellement très dimorphes, et certaines des différences les plus visibles entre les sexes humains se situent au niveau du visage et de la voix.
Par conséquent, cet article utilise les résultats de recherches sur les voix et les visages humains pour illustrer comment les différences entre les sexes chez Homo Sapiens peuvent être apparues par sélection sexuelle (type de sélection naturelle favorisant les traits qui augmentent les possibilités d'accouplement).
Les preuves suggérant que la sélection sexuelle a façonné les visages et les voix des femmes sont examinées. Cependant, la sélection sexuelle a probablement fonctionné plus fortement sur les hommes que sur les femmes au cours de l'évolution humaine. Ainsi, cette recherche se concentre sur deux types de sélection sexuelle opérant sur les hommes : le choix du partenaire féminin, qui favorise les traits qui attirent les femelles, et la compétition intrasexuelle masculine, qui favorise les traits permettant d'exclure les concurrents par la force ou la menace. Cet article montre comment les voix masculines et les visages masculins diffusent des informations cruciales sur la valeur du partenaire masculin et son potentiel de menace.
Il existe aussi des preuves que les préférences des femmes et la soumission des hommes envers les voix et visages masculins reflètent le contenu de ces information cruciales.
Les données suggèrent que la masculinité faciale et vocale influence les opportunités d'accouplement et la reproduction des hommes.
Puts DA, Jones BC, DeBruine LM
Sexual selection on human faces and voices
J Sex Res. 2012;49(2-3):227-43
DOI : 10.1080/00224499.2012.658924
Depuis quelques années, le problème de l'antibiorésistance, les progrès de la génomique, la redécouverte du microbiote et la prise en charge de maladies au long cours, nécessitent l'introduction d'une pensée évolutionniste dans la réflexion clinique.
Le premier diplôme universitaire intitulé "Biologie de l'évolution et médecine" a été mis en place à la faculté de Lyon en 2016.
• Adaptation : Bel exemple d'adaptation à la plongée en apnée • Adaptation : [...]
Il apparaît que définir la physiologie comme la science des lois ou des constantes de la vie normale ne serait pas rigoureusement exact, pour deux raisons. D'abord parce que le concept de normal n'est pas un concept d'existence, susceptible en soi de mesure objective. Ensuite, parce que le pathologique doit être compris comme une espèce du normal, l'anormal n'étant pas ce qui n'est pas normal, mais ce qui est un autre normal. Cela ne veut pas dire que la physiologie n'est pas une science. Elle l'est authentiquement par sa recherche de constantes et d'invariants, par ses procédés métriques, par sa démarche analytique générale. Mais s'il est aisé de définir par sa méthode comment la physiologie est une science, il est moins aisé de définir par son objet de quoi elle est la science. La dirons-nous science des conditions de la santé ? Ce serait déjà, à notre avis, préférable à science des fonctions normales de la vie, puisque nous avons cru devoir distinguer l'état normal et la santé. Mais une difficulté subsiste. Quand on pense à l'objet d'une science, on pense à un objet stable, identique à soi. La matière et le mouvement, régis par l'inertie, donnent à cet égard toute garantie. Mais la vie ? N'est-elle pas évolution, variation de formes, invention de comportements ? Sa structure n'est-elle pas historique autant qu'histologique ? La physiologie pencherait alors vers l'histoire qui n'est pas, quoi qu'on fasse, science de la nature. Il est vrai qu'on peut n'être pas moins frappé du caractère de stabilité de la vie. Tout dépend en somme, pour définir la physiologie, de l'idée qu'on se fait de la santé.
― Georges Canguilhem