lucperino.com

Déficits légers

humeur du 17/12/2012

Déficits légers

Avec les années, je constate que ma peau est moins élastique, plus rêche, et plus constellée de taches diverses. Je suppose que je dois être atteint d’un déficit cutané léger lié à l’âge.

Je constate également une perte d’audition sur les graves et une moins bonne discrimination auditive dans un contexte bruyant. Je crois savoir que ce phénomène est lié à un déficit auditif normal pour mon âge.
Je sais aussi que la difficulté que j’éprouve à lire de près est due à la perte d’élasticité de mon cristallin.

Au-delà de ma peau et de mon cristallin, il semble bien que cette perte d’élasticité concerne également mes tendons et mes cartilages.
Je ne voudrais pas me voiler la face et j’ai bien peur que la perte d’élasticité ne soit un trait lié à la sénescence de divers tissus biologiques chez l’homme, comme chez l’animal.

Cependant – et ce n’est pas pour me vanter – j’ai parfois l’impression que mon cerveau subit plus lentement toutes ces avanies, et je me sens moins « écervelé » que par le passé. La plasticité neuronale serait-elle moins dépendante de l’âge que l’élasticité mécanique ? Je n’ai pas les compétences pour répondre à cette question.
D’autres que moi ont les compétences requises, car ils affirment que le déficit cognitif léger (DCL) n’a rien à voir avec le déficit cutané léger ou le déficit cartilagineux léger.

La chose doit être scientifiquement très sérieuse, car c’est désormais un terme américain qui est utilisé pour en parler : mild cognitive impairment (MCI). Le nombre d’études publiées sur le MCI est en train de rivaliser avec celui des études sur l’hypercholestérolémie.
Sans vouloir me vanter davantage, j’ai l’impression que l’on cherche à nous alerter sur les liens possibles entre le MCI et une maladie plus grave et plus anxiogène…

Les lecteurs qui trouveront le nom de cette maladie n’ont rien à craindre, ils ne sont pas encore atteints par le MCI, même s’ils ne se rappellent plus où diable ils ont bien pu lire le dernier article qui en parlait.

Bibliographie

Feldman HH et coll.
Effect of rivastigmine on delay to diagnosis of Alzheimer’s disease from mild cognitive impairment: the InDDEx study.
Lancet Neurol 2007; 6: 501–12

Lonie JA et coll.
Predicting outcome in mild cognitive impairment : 4-year follow-up study .
Br J Psychiatry : 2010 ; 197 : 135-140.

Singh-Manoux A. et coll.
Timing of onset of cognitive decline: results from Whitehall II prospective cohort study
BMJ 2011 ; 343:d7622.
DOI : 10.1136/bmj.d7622

RARE

Site médical sans publicité
et sans conflit d'intérêts.

 

Vous aimerez aussi ces humeurs...

Séniors, désormais tout est clair - En quête désespérée de croissance, le gouvernement vient d’annoncer son intention de [...]

Prolactine, testostérone et viagra - Le saviez-vous ? Tout homme, quel que soit son âge, mis en présence d’un [...]

Appelez vite le SAMU - Depuis peu, France Inter diffuse un message sur l’accident vasculaire cérébral (AVC), [...]

Moi, médecin cycliste face à la détresse - Moi, médecin cycliste face à la détresse Centimètres grignotés par mes voisins [...]

Requins, platanes ou bolides - Les requins sont les plus redoutés des carnivores marins, et ils sont en très [...]

Haut de page