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Empreinte carbone et médicale des animaux domestiques

humeur du 20/05/2010

Empreinte carbone et médicale des animaux domestiques

Chaque être vivant génère une « empreinte » biologique en tant qu’acteur d’un écosystème, maillon d’une chaîne alimentaire ou agent régulateur d’une biodiversité locale. Depuis que l’écologie est devenue politique, il possède en outre une empreinte carbone de mieux en mieux évaluée. Pour les médecins enfin, les animaux ont une empreinte médicale par les zoonoses qu’ils nous transmettent ou les propriétés des aliments qu’ils constituent.

L’empreinte carbone des moustiques parait être de peu d’importance comparée à leur énorme empreinte médicale péjorative par le biais du paludisme. Nous connaissons bien la catastrophique empreinte carbone des bovidés et la nocivité de leur empreinte médicale par leur viande consommée en excès. L’empreinte carbone des poules est plus modeste, leur empreinte médicale serait presque neutre s’il n’y avait pas ces pandémies réelles et potentielles de grippes aviaires qui déséquilibrent notre système sanitaire.

La question des animaux domestiques (chats, chiens) dits « de compagnie » est bien plus délicate. Leur empreinte carbone est doublement monstrueuse par leur nombre toujours grandissant et par les industries destinées à produire leur alimentation en conserve ou les objets de leur environnement. Du point de vue de l’empreinte biologique, ils ont été et continuent à être les principaux destructeurs de biodiversité des zones rurales et semi-rurales ainsi que dans toutes les îles où ils ont été importés. Leur empreinte médicale est plus difficile à évaluer : négative par les diverses zoonoses qu’ils nous transmettent et positive par leur apport thérapeutique dans les épisodes dépressifs des adultes et des enfants. Comme ce dernier apport peut être largement compensé par l’affection d’un autre humain, l’empreinte médicale est plutôt neutre !

Pour les bovidés et les animaux de compagnie, tout programme écologique raisonnable et responsable devrait proposer au moins leur diminution drastique, au mieux, leur éradication…
De l’intensité des cris d’orfraie de lecteurs lisant ces lignes, on peut conclure que tout parti politique osant seulement les susurrer, serait définitivement proscrit. D’où l’extrême difficulté d’une éco-politique raisonnée !

Et pour aller plus loin

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