dernière mise à jour le 19/12/2020
Les pressions évolutives qui ont façonné la locomotion bipède exclusive des humains ont fait l'objet de recherches depuis Darwin, mais les origines de la marche à faible coût, des capacités de course et d'endurance des humains restent incertaines.
Cet article passe en revue les déterminants anatomiques et physiologiques de l'économie locomotrice (par exemple, la longueur des membres et la posture) et l'endurance (par exemple, le volume musculaire et le type de fibre) et étudie le développement de cette excellente productivité et de cette endurance dans les archives fossiles d'hominidés. Les premiers hominidés étaient parfois bipèdes mais conservaient des caractéristiques du membre postérieur semblables à celles des singes qui limitaient leur économie de marche (marche à faible coût énergétique). Ensuite, avec l’évolution vers plus de bipédie, la perte des membres antérieurs en poids et en propulsion aurait réduit l'endurance locomotrice et restreint le périmètre de marche bipède. L'australopithèque présentait des membres postérieurs plus longs, une posture allongée des membres et un milieu de pied rigide, suggérant une économie améliorée, semblable à celle de l'homme, mais leur endurance était probablement encore limitée par rapport aux humains modernes.
L'apparition de traits squelettiques liés à l'endurance (p.ex., articulations des membres plus grandes, arc plantaire en forme de ressort) chez Homo s’est faite de façon mosaïque. L’endurance plus complète serait apparue, il y a seulement environ 1 million d'années. Le développement des capacités d'endurance chez Homo semble être parallèle à l'augmentation de la taille du cerveau, à la sophistication cognitive et à la rentabilité métabolique.
Pontzer H
Economy and Endurance in Human Evolution
Curr Biol. 2017 Jun 19;27(12):R613-R621
DOI : 10.1016/j.cub.2017.05.031
Depuis quelques années, le problème de l'antibiorésistance, les progrès de la génomique, la redécouverte du microbiote et la prise en charge de maladies au long cours, nécessitent l'introduction d'une pensée évolutionniste dans la réflexion clinique.
Le premier diplôme universitaire intitulé "Biologie de l'évolution et médecine" a été mis en place à la faculté de Lyon en 2016.
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