dernière mise à jour le 31/01/2023
De nombreuses maladies humaines modernes sont attribuées à l'incompatibilité entre notre environnement actuel et l'environnement pour lequel notre génome est adapté. Il n'est pas évident que ce modèle s'applique à l'alcoolisme.
La paléogénétique est un domaine émergent qui ressuscite des protéines ancestrales d'organismes aujourd'hui disparus pour tester, en laboratoire, des modèles de fonction protéique basés sur l'histoire naturelle et l'évolution darwinienne. Ici, nous ressuscitons les alcool déshydrogénases digestives (ADH4) de nos ancêtres primates pour explorer l'histoire des interactions primate-éthanol. Les propriétés catalytiques évolutives de ces enzymes ressuscitées montrent que nos ancêtres singes ont acquis une enzyme déshydrogénase digestive capable de métaboliser l'éthanol à peu près au moment où ils ont commencé à descendre des arbres et à marcher sur le sol forestier, il y a environ 10 millions d'années. L'enzyme ADH4 de nos ancêtres arboricoles les plus anciens n'oxydait pas efficacement l'éthanol. Ce changement suggère que l'exposition aux sources alimentaires d'éthanol a augmenté chez les hominidés au cours des premières étapes de notre adaptation à un mode de vie terrestre. Une seule mutation sur l’enzyme ADH4 a suffi pour rendre possible la métabolisation de l’éthanol. Cette mutation s’est produite, il y a environ dix millions d’années et il n’y en a pas eu de significative depuis.
Carrigan MA, Uryasev O, Frye CB, Eckman BL, Myers CR, Hurley TD, Benner SA
Hominids adapted to metabolize ethanol long before human-directed fermentation
Proc Natl Acad Sci U S A. 2015 Jan 13;112(2):458-63
DOI : 10.1073/pnas.1404167111
INUTILE si vous vous êtes déjà abonné, car vous le restez tant que vous ne demandez pas votre désisncription
Depuis quelques années, le problème de l'antibiorésistance, les progrès de la génomique, la redécouverte du microbiote et la prise en charge de maladies au long cours, nécessitent l'introduction d'une pensée évolutionniste dans la réflexion clinique.
Le premier diplôme universitaire intitulé "Biologie de l'évolution et médecine" a été mis en place à la faculté de Lyon en 2016.
Pas de médecine après 75 ans - L’augmentation de l’espérance moyenne de vie à la naissance résulte essentiellement de [...]
Dépistages et inconsciences - Les médecins, nombreux mais encore minoritaires, qui critiquent le dépistage généralisé [...]
Dans l’imbroglio des comorbidités - Le 21 mars 2025, les médias, alertés par la préfecture de la Réunion et l’AFP, [...]
Rappel de 30 000 PIP - En parlant du problème des prothèses mammaires PIP, plusieurs journalistes ont annoncé [...]
Enseigner le flair médical - Dans les facultés de médecine, comme dans toutes les autres, on ne peut enseigner aux [...]
Gradients socio-économiques et conduites sanitaires - Abstract Les gradients socio-économiques dans les comportements de santé sont omniprésents et [...]
ADN poubelle de l'intelligence humaine - Les traits qui séparent les chimpanzés des humains semblent évidents, nous sommes pourtant des [...]
Dimorphisme sexuel : hypothèse contestée de la hiérarchie de genre - Le dimorphisme sexuel chez homo sapiens est-il dû à la hiérarchie des genres ? En comparant les [...]
Alzheimer : cerveau antimicrobien ! - La protéine β-amyloïde est connue comme facteur clé de la [...]
Epigénétique et troubles neurocomportementaux - Identification de rares variations épigénétiques de novo dans certains troubles [...]