dernière mise à jour le 13/03/2025
De nombreux embryons humains meurent in utero en raison d’un excès ou d’un déficit de chromosomes, c’est un phénomène connu sous le nom d’aneuploïdie.
C’est en grande partie une conséquence de la non-disjonction au cours de la méiose maternelle. Les asymétries de cette division la rendent vulnérable aux centromères égoïstes qui favorisent leur propre transmission, ceux-ci étant considérés comme sous-jacents à l’aneuploïdie. Dans cet essai, je suggère que ces vulnérabilités ne fournissent que la moitié de la solution à l’énigme. Chez les mammifères, comme l’approvisionnement in utero et postnatal est continu, les coûts de la mort prématurée sont atténués. C’est ce que l’on nomme la compensation reproductive, c’est-à-dire que la mort de la progéniture peut présenter un bénéfice à court terme pour les parents. La mère peut immédiatement se reproduire. Ainsi, le centromère égoïste qui a introduit une aneuploïdie létale gagne, car il a 50% d’être transmis lors du prochain événement reproductif, alors qu’il n’a aucune chance s’il ne fait rien, car il disparaît au cours de la méiose. Chez les souris, les ressources peuvent être redistribuées aux frères et sœurs survivants qui seront porteurs de manière disproportionnée du centromère égoïste. Le modèle est cohérent avec le fait que des taux élevés d’aneuploïdie chez les vertébrés sont observés exclusivement chez les mammifères.
Je suggère que ces nombreuses aneuploïdies létales sont un gaspillage dans la reproduction humaine qui peut être le prix à payer pour nourrir notre progéniture.
Hurst LD
Selfish centromeres and the wastefulness of human reproduction
Plos Biology July 5 2022
DOI : 10.1371/journal.pbio.3001671
| Par catégorie professionnelle | |
| Médecins | 27% |
| Professions de santé | 33% |
| Sciences de la vie et de la terre | 8% |
| Sciences humaines et sociales | 12% |
| Autres sciences et techniques | 4% |
| Administration, services et tertiaires | 11% |
| Economie, commerce, industrie | 1% |
| Médias et communication | 3% |
| Art et artisanat | 1% |
| Par tranches d'âge | |
| Plus de 70 ans | 14% |
| de 50 à 70 ans | 53% |
| de 30 à 50 ans | 29% |
| moins de 30 ans | 4% |
| Par motivation | |
| Patients | 5% |
| Proche ou association de patients | 3% |
| Thèse ou études en cours | 4% |
| Intérêt professionnel | 65% |
| Simple curiosité | 23% |
Depuis quelques années, le problème de l'antibiorésistance, les progrès de la génomique, la redécouverte du microbiote et la prise en charge de maladies au long cours, nécessitent l'introduction d'une pensée évolutionniste dans la réflexion clinique.
Le premier diplôme universitaire intitulé "Biologie de l'évolution et médecine" a été mis en place à la faculté de Lyon en 2016.
La bilirubine qui nous différencie des singes - Bien que les informations biomédicales et physiologiques humaines soient facilement disponibles, [...]
Contribution des Néandertaliens à notre phénotype - Introduction Connaître la contribution génétique des Néandertaliens aux phénotypes non [...]
Reproduction sexuée face au cancer - Abstract L'origine et le maintien ultérieur du sexe et de la recombinaison sont parmi les [...]
Suppresseurs de tumeurs chez les gros mammifères - Le risque de développer un cancer est corrélé à la taille corporelle et à la durée de vie au [...]
Epigénétique en psychiatrie - Abstract Les troubles psychiatriques, notamment le trouble dépressif majeur, la toxicomanie et la [...]
Cardiologie et plomberie environnementales - Chacun choisit sa médecine non seulement en fonction des maux qu’il vit, mais aussi en [...]
Cancers : le slogan est grossier - Toutes les campagnes incitant au dépistage des cancers répètent invariablement la même [...]
LUCA et le Big Bang - Depuis Galilée, qui avait tant agacé nos papes, la vulgarisation de l’astronomie a [...]
Nous vivons dangereusement - Monsieur Rolf Sievert a beaucoup fait parler de lui ces derniers temps. C’est lui qui a [...]
La pharmacie du facteur - Est-ce que l’hypertension artérielle ou le diabète de type 2 sont des maladies ? Non, ils [...]