lucperino.com

Culture non cumulative des chimpanzés

dernière mise à jour le 20/01/2025

Abstract

Les humains se distinguent par leur dépendance aux produits de la culture pour survivre, des produits qui ont évolué de manière cumulative au fil des générations, de sorte que beaucoup ne peuvent plus être créés par un seul individu.

La raison pour laquelle la capacité culturelle de l’homme semble inégalée dans le règne animal est un sujet de débat permanent. Ici, nous explorons si l’innovation et/ou les propensions à l’apprentissage social peuvent limiter la capacité de l’un de nos plus proches parents vivants, les chimpanzés (Pan troglodytes), à maîtriser une tâche extractive de recherche de nourriture et d’utilisation d’outils conçue pour offrir des opportunités de développement d’une culture cumulative. Nous explorons plus en détail les caractéristiques démographiques potentielles associées à de nouvelles solutions de tâches.

Les 53 chimpanzés étudiés étaient inventifs, explorant avec souplesse la nouvelle tâche, bien que leurs inventions complexes soient rares et façonnées par une expérience individuelle antérieure avec des tâches similaires d’utilisation d’outils.

Cependant, ils n’ont montré aucune preuve d’apprentissage culturel cumulatif. Les communautés ont présenté des répertoires comportementaux plus riches et ont eu un plus grand succès que les chimpanzés moins socialisés, mais la complexité de leur solution n’a pas dépassé ce que les individus ont inventé.

L’absence de transmission sociale de solutions complexes et bénéfiques dans des contextes comme ceux que nous avons étudiés explique en partie la culture cumulative limitée observée chez cette espèce.

 

Bibliographie

Vale GL et al
Why do chimpanzees have diverse behavioral repertoires yet lack more complex cultures? Invention and social information use in a cumulative task
Evolution and Human Behavior Volume 42 Issue 3 May 2021 Pages 247 258

Médecine évolutionniste (ou darwinienne)

Depuis quelques années, le problème de l'antibiorésistance, les progrès de la génomique, la redécouverte du microbiote et la prise en charge de maladies au long cours, nécessitent l'introduction d'une pensée évolutionniste dans la réflexion clinique

Le premier diplôme universitaire intitulé "Biologie de l'évolution et médecine" a été mis en place à la faculté de Lyon en 2016.

Vous aimerez aussi...

Virus dans un monde global - Abstract La fréquence et l’impact mondial des épidémies de maladies infectieuses, en [...]

Génomique des maladies des anciens hominines - Si l’on en juge par leur ADN fossile, nos ancêtres avaient une plus grande propension aux [...]

Biais sexuel dans les maladies auto-immunes pédiatriques - Les maladies auto-immunes affectent jusqu'à 10% de la population mondiale et environ 80% des [...]

Différences épigénétiques entre l'homme et la femme - Nous savons que les risques de maladies et leurs incidences diffèrent entre les hommes et les [...]

Avantages pour les daltoniens pêcheurs - Une étude a été réalisée en Italie pour cartographier les dyschromatopsies (daltonisme) dans [...]

Vous aimerez aussi ces humeurs...

Maltraitance immunitaire - Dans le domaine de l’immunologie, les médecins se doivent d’afficher une certaine [...]

Perfidie des patients - Un « trait » désigne tout caractère morphologique, comportemental, physiologique ou [...]

LUCA et le Big Bang - Depuis Galilée, qui avait tant agacé nos papes, la vulgarisation de l’astronomie a [...]

Renouveau du magnétisme médical - En 1778, le médecin Allemand Franz Mesmer fit la gloire du magnétisme médical. Ses fameux [...]

Résilience improbable - La cigarette dans sa main gauche, elle téléphonait de sa main droite. La manœuvre était [...]

Haut de page