dernière mise à jour le 31/10/2021
Nous savons que les risques de maladies et leurs incidences diffèrent entre les hommes et les femmes. Le sexe est un élément important de toute enquête sur les déterminants des phénotypes ou de l'étiologie de la maladie. D'autres différences frappantes entre les hommes et les femmes sont connues, par exemple, au niveau métabolique. Cependant, les différences entre hommes et femmes sont peu documentées au niveau de l'épigénome.
Comme la méthylation de l'ADN est le mécanisme épigénétique le plus connu à ce jour, les auteurs ont comparé les niveaux de méthylation de l'ADN autosomique dans le sang de 1800 hommes et femmes européens. Ils ont identifié et validé 1184 sites CpG à méthylation différentielle entre les hommes et les femmes et observé que ces sites CpG étaient distribués dans tous les autosomes. Ils ont montré que certains des loci différentiellement méthylés présentent également une expression génétique différentielle entre les hommes et les femmes. Enfin, nous avons constaté que les loci méthylés différentiellement sont fréquents parmi les gènes sous empreinte et sont concentrés autours des îlots CpG.
Cette étude conclut que les différences épigénétiques entre hommes et femmes sont si importantes qu’elles devraient être désormais prises en compte dans la conception des études et analyses futures.
Singmann P et al
Characterization of whole-genome autosomal differences of DNA methylation between men and women
Epigenetics Chromatin. 2015 Oct 19;8:43
DOI : 10.1186/s13072-015-0035-3
Depuis quelques années, le problème de l'antibiorésistance, les progrès de la génomique, la redécouverte du microbiote et la prise en charge de maladies au long cours, nécessitent l'introduction d'une pensée évolutionniste dans la réflexion clinique.
Le premier diplôme universitaire intitulé "Biologie de l'évolution et médecine" a été mis en place à la faculté de Lyon en 2016.
Épidémiologie saugrenue - Les faits divers sont médiatisés pour leur aspect saugrenu ou dramatique, jamais pour leur [...]
Pensons à nos morts du dernier trimestre - Depuis trois mois en France 140 000 personnes sont décédées, parmi elles nous pouvons dénombrer [...]
Tapettes à mouches - Dans les années 1990, après avoir constaté la similitude entre la maladie de la vache folle [...]
Mourir à domicile - Nos enfants voient beaucoup de morts à la télévision, mais ils n’en voient plus dans le [...]
Mon répondeur chez le psychiatre - Les répondeurs automatiques qui vous donnent les choix 1, 2 ou 3, après avoir tapé [...]
Phénotypes de groupe des cellules cancéreuses - Bien que les cellules cancéreuses individuelles soient généralement considérées comme les [...]
Phylogenèse de l'interface mère-foetus - Les changements évolutifs dans l'anatomie et la physiologie du système reproducteur féminin sont [...]
Histoire du microbiome - L’organe invisible qui façonne nos vies : jalons de la recherche sur le microbiote humain Une [...]
Pourquoi si peu de coronavirus en circulation ? - Pourquoi y a-t-il si peu de coronavirus en circulation chez l’homme ? Points forts Les [...]
Le gène de la famine - Le gène du récepteur de l'hormone de croissance (HGH) pourrait avoir aidé les premiers humains [...]