dernière mise à jour le 18/01/2021
Abstract
Presque toutes les variantes génétiques qui influencent le risque de maladie ont des origines spécifiques à l'homme; cependant, les systèmes qu'elles influencent ont des racines anciennes qui remontent souvent à des événements bien antérieurs à l'origine des humains. Ici, nous passons en revue comment les progrès dans notre compréhension des architectures génétiques des maladies, l'évolution humaine récente et l'histoire évolutionniste profonde peuvent aider à expliquer comment et pourquoi les humains dans les environnements modernes deviennent malades. Les populations humaines présentent des différences dans la prévalence de nombreuses maladies génétiques courantes et rares. Ces différences sont en grande partie le résultat de la diversité des histoires environnementales, culturelles, démographiques et génétiques des populations humaines modernes. Synthétiser nos connaissances croissantes de l’histoire de l’évolution avec la médecine génétique, tout en tenant compte des facteurs environnementaux et sociaux, aidera à une génomique personnalisée et à réaliser le potentiel caché dans la séquence d’ADN d’un individu pour guider les décisions cliniques. En bref, la médecine de précision est fondamentalement une médecine évolutionniste, et l'intégration de perspectives évolutionnistes dans la clinique soutiendra la réalisation de son plein potentiel.
| Par catégorie professionnelle | |
| Médecins | 27% |
| Professions de santé | 33% |
| Sciences de la vie et de la terre | 8% |
| Sciences humaines et sociales | 12% |
| Autres sciences et techniques | 4% |
| Administration, services et tertiaires | 11% |
| Economie, commerce, industrie | 1% |
| Médias et communication | 3% |
| Art et artisanat | 1% |
| Par tranches d'âge | |
| Plus de 70 ans | 14% |
| de 50 à 70 ans | 53% |
| de 30 à 50 ans | 29% |
| moins de 30 ans | 4% |
| Par motivation | |
| Patients | 5% |
| Proche ou association de patients | 3% |
| Thèse ou études en cours | 4% |
| Intérêt professionnel | 65% |
| Simple curiosité | 23% |
Depuis quelques années, le problème de l'antibiorésistance, les progrès de la génomique, la redécouverte du microbiote et la prise en charge de maladies au long cours, nécessitent l'introduction d'une pensée évolutionniste dans la réflexion clinique.
Le premier diplôme universitaire intitulé "Biologie de l'évolution et médecine" a été mis en place à la faculté de Lyon en 2016.
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L’âge n’a jamais été un facteur de risque et ne le sera jamais, sauf à changer radicalement la signification profonde du terme lui-même.[... ]
Dire qu’il n’existerait aucun facteur de risque sans l’écoulement du temps apparaît comme une tautologie. Mais considérer le temps comme un facteur de risque apparaît comme une stupidité. C’est pourtant dans cette stupidité que baignent négligemment nombre de médecins, épidémiologistes ou commentateurs qui affirment que l’âge est un facteur de risque pour telle ou telle maladie. Non, l’âge n’est le facteur de risque d’aucune maladie, il est le révélateur de tous les facteurs de risque. Non, l’âge et le temps ne peuvent logiquement pas être des facteurs de risque par eux-mêmes ; ils sont simplement la condition de leur définition et de leur existence.
― Luc Perino