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Forum médical

Pour des questions médicales personnelles, veuillez plutôt contacter Luc Perino en donnant des précisions.

Réponse aux commentaires sur radio-psychanalyse

Posté le 10/05/2017 par Luc Perino

Je me doutais que cette humeur allait déplaire à quelques-uns.
Elle est en effet assez péremptoire, mais beaucoup moins que les propos des psychanalystes.
Vous avez probablement remarqué que l'essentiel de mon militantisme consiste à recentrer la médecine sur les malades et à l'éviter aux bien-portants, que ce soit en psychiatrie ou dans toutes les autres disciplines.
C'est donc l'humeur d'un soignant qui a beaucoup souffert de voir tout au long de sa (longue) carrière, le mal fait par le lobby psychanalytique dans des problèmes aussi graves que l'autisme ou la schizophrénie.
Si la psychanalyse n'avait été qu'un courant de pensée, je n'aurai aucune raison de la critiquer si durement, mais la psychanalyse prétend encore, dans notre pays, s'imposer dans le domaine du soin.
Sa présence excessive sur les médias a un côté également délétère das le domaine du soin.
Cela ne signifie pas que je donne un blanc-seing à la psychiatrie chimique ou génétique, cela signifie simplement qu'il ne faut jamais trop s'éloigner de la science lorsque l'on veut soigner.
Je n'ai rien contre toute forme de recherche en psychologie cognitive ou en neuro-psychiatrie.
En France, la psychanalyse est un sujet du magistère politique qui n'a hélas pas encore quitté le magistère de la science. C'est très regrettable pour nos patients.

Radio-psychanalyse des actes manqués

Posté le 10/05/2017 par Massé JF

Voici une prise de position péremptoire étonnante de la part d'un humaniste éclairé. Que penser de la mémoire émotionnelle laquelle, à l'instar des autres mémoires, peut aussi ne se manifester qu'en situation de stimulation particulière ? N'explique-t-elle pas parfois des comportements inattendus ? L'acte manqué ne peut-il pas être aussi un acte réussi ?
J'aime bien l'expression "à son corps défendant". Défendant quoi au juste?
Voici quelques interrogations qui sont à porter au moulin de la philosophie du doute. Le doute n'excluant pas la conviction, mère de l'action... Vous avez dit "complexité" ?

Radio-psychanalyse des actes manqués

Posté le 08/05/2017 par Olivier Lenoir

Cher Luc Périno,
J'apprécie vos chroniques et la dose d'humanité que vous apportez à votre discipline largement technicisée, bientôt remplacée par l'intelligence artificielle (cf le Monde ce jour "L’intelligence artificielle dope la médecine"). Vous critiquez violemment la psychanalyse au nom de "La science" sur la base de ragots et déviances dignes d'un Onfray. Vous pouvez avoir raison sur certaines médiatisations abusives, il y a des abus et dérapages au sein de toutes les professions, y compris la vôtre, mais voyez auprès de patients en grande souffrance, avec ou sans symptômes organiques, et encore au sein d'institutions la présence de psychanalystes pour humaniser justement, donner du sens au hors-sens de patients voire d'enfants pour lesquels la médecine ne sait qu'étouffer le symptôme à coups (coûts aussi) de molécules dont souvent vous dénoncez le danger.
La discussion pourrait être ouverte plutôt que close par votre jugement radical qui pour une fois me désole.

Radio-psychanalyse des actes manqués

Posté le 08/05/2017 par Thierry Jandrok

Cher Monsieur,

Je viens de terminer votre article à propos de certaines expressions "vulgaires" de la psychanalyse. Je souscris, à ma façon, à votre propos sur les dérives de la pratique de la psychanalyse, notamment dans les médias et certains cabinets feutrés de collègues sectaires.
Je peux, en revanche, également vous dire que nous ne sommes pas tous fait de la même étoffe, et de loin ! En ce qui me concerne, la psychanalyse n'a pas à s'étaler sur les plateaux des médias.Elle abuse comme elle s'y abuse !
Pour ma part, adepte d'une discipline de la pensée, je me targue d'avoir un esprit aussi rigoureux, logique que scientifique (ma thèse de psychanalyse fut, cas rarissime, couronnée par un prix de thèse de sciences).
Je n'abandonne pas mes patients dans le silence. Je ne parade pas dans les médias et ne cherche pas la moindre reconnaissance populaire. Je suis présent pour des sujets en souffrances et suis prudent dans mes interprétations. La plupart d'entre eux se disent d'ailleurs satisfaits de mes services, car la psychanalyse est un service de la pensée pour la pensée, et non un commerce. Dois-je vous rappeler que Freud n'était pas riche ! Ce serait plutôt le cas des disciples d'un lacanisme bourgeois.
Pour le reste, on ne peut pas juger une épistémologie à partir des actes et des paroles de quelques uns de ses représentants.
A ce propos, j'ai souvent été témoin de nombreuses scènes de pratiques médicales et je pourrais en raconter quelques-unes qui sont loin d'être favorables à ces disciplines. Convenez donc que c'est toujours la même chose; lorsqu'un psy ou un médecin fait ou dit une bêtise, c'est toute la profession qui prend. Alors restons scientifiques et relativisons : les pratiques de certains ne valent pas pour l'ensemble. OK ?

Cordialement

T. Jandrok

Réponse à Christophe Marx

Posté le 04/05/2017 par Luc Perino

Je vais tenter de répondre à votre question avec le plus de précision possible, en sachant qu’en ce domaine, la précision manque souvent. Je vais aussi le faire avec neutralité, ce qui pourra vous paraître trivial et cru, puisque le cas vous concerne personnellement. Je vous prie donc de m’en excuser.
Supposons que vous ayez 65 ans et que votre longévité intrinsèque soit de 85 ans, vous avez donc 20 ans d’espérance de vie.
L’adénocarcinome discret du bout de votre polype, détecté récemment, alors que vous alliez bien pouvait avoir 3 destinées, d’après l’état actuel de nos connaissances :
1/ Il pouvait disparaître spontanément. Mais cela, ni vous, ni moi, ni personne, ne peut le savoir, pour chaque cas particulier. Mais le fait est avéré.
2/ Il pouvait évoluer tranquillement sans jamais devenir clinique, ni amputer votre longévité intrinsèque. La fin de vie, étant dans nos pays, la résultante de trois grandes pathologies imbriquées et définissant justement la longévité intrinsèque : cardiovasculaires, neurodégénératives et immuno-tumorales. Mais cela, ni vous, ni moi, ni personne ne peut le savoir pour chaque particulier.
3/ Il pouvait se manifester cliniquement vers 75 ans, par exemple, et, après divers traitements, vous accorder une survie de 10 ans, c’est-à-dire vous mener au terme de votre longévité intrinsèque. Mais cela, ni vous, ni moi, ni personne ne peut le savoir pour chaque particulier.
4/ Il pouvait évoluer rapidement, et vous tuer en quelques mois ou années, amputant considérablement votre durée de vie, en regard de votre longévité intrinsèque. Mais cela, ni vous, ni moi, ni personne ne peut le savoir pour chaque particulier.
Vous comprenez bien que la vérité étant définitivement inaccessible pour chaque cas particulier, la science ne peut se baser que sur des vérités populationnelles.
Hors les données actuelles de la science, confirment de plus en plus régulièrement, que le dépistage généralisé n’a apporté aucun progrès à la mortalité par cancer. Les faibles progrès viennent de l’amélioration des traitements des cancers cliniques.
Cela est contre-intuitif, et peu de médecins et de patients le comprennent. Surtout car chaque patient dépisté est intimement persuadé qu’il est vivant grâce au dépistage, et que chaque patient porteur d’un cancer évolué est intimement persuadé qu’il n’aurait pas été malade s’il avait été dépisté.
Cela n’est pas de la science, c’est de l’intime conviction.
Il y a cependant une différence notable entre le cas 2 et le cas 3 qui sont les cas les plus probables et les plus fréquents. Dans le cas 2 vous vivez 20 ans avec l’idée que le cancer vos guette ou que vous vivez avec un cancer chronique. Dans le cas 3, vous ne vivez que 10 ans avec cette idée. Cela fait une différence considérable de qualité de vie.
Espérant avoir répondu à votre interrogation, avec mes inévitables précisions, je vous souhaite d’atteindre le terme de votre longévité intrinsèque, avec sagesse et sérénité.
Très cordialement

Cancer vaincu par la banalité

Posté le 02/05/2017 par Christophe Marx

Cher ami,
je suis toujours 100% d'accord avec vos analyses décapantes et lucides.
Mais quoi penser alors de mon cas personnel : hémocult positif ( pratiqué pour faire plaisir à ma femme qui en faisait un de son côté car sa mère avait fait un K du côlon : le sien est revenu négatif) : coloscopie : découverte d'un polype avec une "sale tête" : ablation du polype. Anapath : carcinome sur le bout du polype, l'ablation est passée en muqueuse saine. End of the story. Merci l'hémocult, non ?
en toute amitié
Christophe Marx - site agis.fr, recommandé dans vos "amis" !

Cancer vaincu par la banalité

Posté le 02/05/2017 par DOREMIEUX

LES CTC DANS LE CANCER PROSTATIQUE
Vous faites allusion à la détection des cellules tumorales circulant (CTC) dans le sang, une technique récente qui se révélerait encore incapable de préciser le type de cancer dont elles sont issues.
Est-ce toujours le cas de toutes les CTC ? Je voudrais ici développer l’idée que dans le sperme, des CTC spécifiques pourraient aussi être découvertes provenant, de façon certaine, d’un cancer de la prostate.
Une fois ces cellules de cancer prostatique découvertes dans le sperme, comment prédire le risque, présent ou absent, de métastases osseuses de ce cancer dont les cellules sont déjà circulantes ?
La solution serait de mettre les CTC des cancers prostatiques en présence de cultures d’ostéoblastes et de voir leurs capacités ou leurs incapacités à pénétrer le tissu osseux.
En effet, il n’est pas certain que les CTC du cancer prostatique ont, toutes, l’équipement enzymatique qui leur permette de se fixer sur les os. Cela réintroduit l’idée, fort ancienne, qu’il pourrait bien y avoir deux variétés de cancer prostatique.
L’idée est ancienne. Ce serait, d’une part, les cancers métastasiants d’emblée, ceux que j’ai connus, de 1962 à 1987. Ils étaient de loin majoritaires. Ce sont ceux-là que Félix Guyon décrivait déjà en 1878.
Ce serait, d’autre part, les cancers quiescents, incapables de métastaser, ceux qui furent découverts par la pratique des autopsies systématiques. Ils sont connus depuis VON RECKLINGHAUSEN dès 1878 également, mais en Alsace occupée.
Les cliniciens français et les anatomopathologistes allemands n’étaient pas en mesure de se rencontrer. Les cancers quiescents furent à mon avis redécouverts en 1987 par le PSA, dix fois plus nombreux.
1-Les premiers, les cancers métastasés, ne peuvent être traités que par des hormones. De ces hormones il se pourrait bien qu’il y en ait de deux sortes assez différentes quoique toutes les deux découvertes par Huggins en 1939 chez les chiens et appliqués à l’homme ayant un cancer métastasé en 1941.
a)Les premières seraient des hormones destructrices du cancer, directement sur place, une hypothèse que défendaient, en 1952 devant l’AFU, SELYE et LACASSAGNE. Sans son traitement, le cancer peut réapparaître; mais il est sensible au même traitement, tout au contraire de l’autre.
b) Les secondes, agissant sur l’axe hypothalamo-hypophysaire, détruisent la fabrication de la testostérone. Ils agissent indirectement sur la croissance du cancer. Ils deviennent inutiles si la suppléance en androgènes se construit dans la machinerie de l’ARN. Le cancer induit résiste à tout.
2-Les seconds, les cancers quiescents, quoique sensibles aux hormones destructrices, pourraient très bien être surveillés. On le sait maintenant depuis plus de 20 ans depuis les refus des patients devant les prostatectomies radicales et leurs suites.
La recherche des CTC dans le sperme serait au contraire de la biopsie un test non intrusif. Les CTC à risque remettent en vogue la célèbre formule de S. PAGET du SEED AND SOIL.
Autrement dit il s’agit de savoir distinguer dans les cellules (SEED), capables de se détacher selon des capacités propres et celles ayant des enzymes protéolytiques capables de vaincre les capacités de résistance des tissus (SOIL) abordés.
En l’occurrence pour le cancer de la prostate c’est le tissu osseux qui reste le seul qui ne puisse pas résister aux phosphatases acides et au PSA, une protéine secrétée par les cellules prostatiques dans le but physiologique d’accompagner les spermatozoïdes et de vaincre les obstacles de leur chemin.

Cancer vaincu par la banalité

Posté le 02/05/2017 par Jean Louis Dupond

Excellente analyse et mise en perspective lucide et pertinente du rapport bénéfice - risque des dépistages à tout crin. Finalement comme nous serons un jour " tous cancer" n'est ce pas une bonne manière pour nous cancéreux chroniques" de mourir guéris...!

Les deux types de drogue

Posté le 24/04/2017 par Étienne Robin

Une fois n'est pas coutume, je ne partage pas votre point de vue. Sur deux petits points :
1) Existe-t-il une addiction aux antidépresseurs? Une addiction psychologique oui (et même pour l'entourage du déprimé). Une addiction physique, non, car les antidépresseurs n'ont pas de réels effets antidépresseurs, hormis dans les dépressions graves.
2) Est-il réellement choquant que l'alcool, simultanément, soit une drogue dure, et soit d'usage légal et répandu ? L'énoncé n'a pas de sens, car lorsque l'alcool est légal et répandu (par exemple chez l'usager régulier que je suis moi-même, avec détermination), c'est parce qu'il ne constitue PAS une drogue. L'alcool n'est une drogue dure que pour une minorité de ceux qui le consomment.

Des médecines parallèles à la médecine intégrative

Posté le 12/04/2017 par Dr JM Bichot

Je vous livre ma réaction à votre dernier article que j'ai particulièrement apprécié. " " " Grand MERCI pour l'historique de la qualification des nos médecines "non académiques". Vous avez su avec beaucoup d'humour donner une explication logique et à laquelle je n'avais même jamais songé, à ce grand échantillonnage sémantique ! Je voudrais vous reprendre sur quelque chose : ne pensez pas que nous procédons par intuition. L'homéopathie, la Médecine Chinoise et même la phytothérapie répondent à des doctrines strictes et c'est plutôt les résultats attestés par les patients (telle amélioration sur tel symptôme) et que je fais chiffrer en pourcentage (comme une douleur) qui m'encourage dans une voie de traitement ou m'y fait renoncer. Là encore les opposants ou mé-connaisseurs de nos méthodes nous auréolent d'une certaine "empathie" avec le patient quand ce n'est que la compétence et l'expérience dans ces matières qui peuvent nous guider utilement.

Des médecines parallèles à la médecine intégrative

Posté le 11/04/2017 par Massé Jean François

"...ni de celui qui auscultait le cœur ni de celui qui l’écoutait."
Très, très jolie formule et qui en dit bien plus long que tout le reste de l'article tant il est vrai, de mon point de vue "expérimenté", qu'elle le contient tout entier et toute entière.
Cordialement.
jf massé

Rescapés des cancers du web

Posté le 27/03/2017 par L.T.

Bien vu !
Le « dépistage des cancers de la peau » est une opération de « com » du syndicat national des dermatologistes français histoire de faire croire qu’ils ne sont pas tous devenus des « coiffeurs pour dame »
Cela fait longtemps que la plupart des spécialistes sérieux du sujet ne préconisent qu’un dépistage ciblé du mélanome dans les pays à moyenne incidence comme le notre.
Des expériences sont toutefois toujours en cours dans le land Allemand du Schlœsing Holstein mais il faut attendre les résultats dans 10 ou 20 ans.
Notons enfin que la télémédecine en dermatologie peut être faite gratuitement ( cf https://myhclpro.sante-ra.fr/ ) et sans conflit d’intérêt par des agents du service public et qu’elle est alors d’une aide importante pour éviter que des consultations « inutiles » aient lieu en CHU pour justement laisser la place aux vrais cancers tueurs
Amitiés

Réponse à Tannier

Posté le 27/03/2017 par luc perino

La première phrase de cette chronique vous donne la réponse précise. Aucun dépistage n'a fait la preuve de son efficacité (par généraliste, spécialiste ou web, c'est pareil).
Ces dépistages ne reposent que sur l'intime conviction, pas sur les données de la science.

Rescapés des cancers du web

Posté le 27/03/2017 par tannier

Ce n'est pas clair. Est-ce le dépistage par web qui est inutile ou le dépistage en général du mélanome, par un médecin généraliste ou un dermatologue?

Herpès labial, suite

Posté le 19/03/2017 par AH

Merci pour votre prompte réponse!
Oui, il est vrai que ma détoxination a reboosté mon système immunitaire (finis les 5 à 8 épisodes infectieux divers annuels).

L'idée de micro-organismes qui, en se nourrissant de nos déchets, travaillent pour nous, me plait de plus en plus! Elle permet par ailleurs de mieux les accepter et de chercher à limiter ces métabolites plutôt que de s'acharner dans une lutte perdue d'avance!

Au plaisir de lire vos travaux

AH

Réponse à AH

Posté le 18/03/2017 par Luc Perino

Voilà un beau cas clinique en effet.
Toutes ces remarques sont pertinentes et acceptables. Il ne fait aucun doute que les virus et bactéries latents réagissent à divers paramètres (nutritionnels, immunologiques, neuro-hormonaux). Il est difficile de faire la part de chacun.
Il ne faut pas oublier non plus que le système immunitaire lui-même évolue au cours des années.
L'idée d'un virus qui élimine les métabolites ne m'était jamais venue, mais pourquoi pas ?!
La quiescence des pathogènes et les variation immunitaires sont certainement parmi les sujets les moins compris et les moins étudiés de la médecine.
Cordialement

Herpès labial récurrent ou Bouton de fièvre: cas surprenant...

Posté le 17/03/2017 par AH

Bonjour,
Je suis attentivement les billets du Dr Périno, toujours très intéressants, un grand merci à vous!

Retour d'expérience et questionnements sur l'herpès labial:

J'y étais sujette jusqu'en 2015, ce depuis une trentaine d'années, à raison d'une dizaine de boutons par an en moyenne, parfois 2 simultanément. Que j'attribuais alors au stress ou au cumul soleil + montagne. Leur fréquence allant croissant les dernières années.
Les traitements : inefficaces, je confirme!

Suite à un changement alimentaire radical, une sacrée détox s'est opérée en moi le mois suivant: outre la vidange intestinale impressionnante et les ménorragies monumentales (émonctoire évident), une flambée d'herpès labiaux est apparue en 2 semaines, leur nombre difficile à évaluer tant ils se chevauchaient, sans doute plus d'une vingtaine! Ce qui n'était auparavant jamais survenu.
PLUS AUCUN DEPUIS LORS, SOIT 24 MOIS. Malgré un niveau de stress identique et de multiples expositions au soleil en montagne (alpinisme, ski de randonnée...).
Hormis 2 minuscules, pour être honnête, qui ont fait suite à de bons gros écarts alimentaires totalement assumés ;)

La question du jour:
Peut on émettre l'hypothèse que le HSV, se nourrissant de déchets métaboliques, sorte de sa latence et exprime sa pathogénicité lorsque ces déchets abondent au niveau buccal (ou génital)? Sa pathogénicité étant alors toute relative car il permettrait le traitement de ces métabolites indésirables que les émonctoires habituels ne pourraient plus évacuer?
Voire l'hypothèse que les boutons soient l'expression principale du traitement des déchets (au même titre que dans l'acné ou que les pellicules) et que HSV (resp P. acnes et Malassezia) devienne alors récurrent (chronique) afin d'apporter son aide ponctuelle? Sa présence serait alors consécutive aux éruptions et non plus la cause?

Et la fièvre serait souvent associée car phénomène de défense naturelle du corps dans ce contexte inflammatoire?

L'une ou l'autre de ces hypothèses expliquerait dans mon cas le rapprochement des crises avant ma détoxination, concomitantes avec un état de santé se dégradant (une quarantaine de "petits" symptômes).
Et leur disparition soudaine, mon hygiène de vie permettant une gestion physiologique des métabolites (ne subsistent encore que 2 de ces symptômes)...

Dans l'attente de lire vos réactions, et bien évidemment les articles à venir,

AH, pharmacienne

Poudre de corne aux yeux

Posté le 13/03/2017 par Claude

Eh bien ! moi, je n'arrive toujours pas à comprendre cette Grandiose Importance que le Chinois ou le Zaïrois ou tout autre sapiens mâle accorde à une érection, plaisir qui l'accompagne de sa plus tendre enfance jusqu'à sa phase terminale. Attribut que j'arrive à comprendre physiologiquement, cependant !
A en massacrer rhinocéros ou tout autre animal respectable !!! ou à s'approvisionner en viagra !
Cependant...sorti de sa banalité et associé à l'union et à la communion de deux êtres, l'acte érectile atteint heureusement sa plus noble valeur et participe au bien-être de chacun !

Réponse à Arthur Jeannot

Posté le 06/03/2017 par Luc Perino

Merci de votre lecture fidèle
Je suis évidemment totalement d'accord avec vous en ce qui concerne l'aspect quantitatif : les riches compulsifs nous coûtent infiniment plus cher que les citoyens ou pauvres compulsifs.
Cependant, cette chronique, assez provocatrice (je l'avoue) veut insister sur l'aspect qualitatif des choses.
De la même façon qu'un dirigeant ou patron ne peut pas exiger des autres ce qu'il ne fait pas lui même (exemple Fillon), un citoyen ne peut pas exiger de ses dirigeants ce qu'il ne fait pas lui-même.
Après avoir vécu longtemps à l'étranger, j'en suis arrivé à la conclusion que les peuples ont toujours les dirigeants qu'ils méritent.
Le peuple américain vient de nous en fournir une preuve lumineuse en élisant Trump !
Cordialement

Piétons fragiles et malotrus

Posté le 06/03/2017 par marie pascale marsaly

Quel bonheur de te lire !!!
De loin en loin ces petits textes si bien écrits et pleins d'humour pour nous faire sourire un peu de ce qui la plupart du temps nous exaspère.
Merci encore.
Un membre fidèle ton fan club.

Le mythe de l'assistanat est dangereux

Posté le 06/03/2017 par Arthur Jeannot

(Je lis vos billets avec plaisir car ils sont d'habitude très bien, mais celui-ci m'a surpris et je réagis pour vous faire les critiques que j'y porte)

Attention, vous versez dans le mythe de l'assistanat, qui peut mener à des régressions sociales. Les formes de fraudes sociales existent, mais sont très peu présentes et ont des conséquences bien moindres que les formes de fraude fiscale (plus d'explications dans ces vidéos, https://www.youtube.com/watch?v=HuehQVg-CzA et avec des chiffres parlants https://www.youtube.com/watch?v=DHyUFtX_Mqs).
De plus, comme l'explique Jean-Luc Mélenchon de la France Insoumise dans ses discours, interventions et vidéos : "La fraude sociale doit être combattue, mais elle est très marginale contrairement à ce que l'on veut nous faire croire, donc grossir son importance peut mener à provoquer des régressions sociales pour tous à cause de l'action de seulement quelques-uns, ce qui est injuste et dangereux. La priorité est la lutte contre les formes de fraude fiscale." ("Il faut aller chercher là où il est", https://laec.fr/section/37/terrasser-l-evasion-et-la-fraude-fiscales)

Plutôt que de propager des mythes sur l'assistanat, je vous invite à lire le programme L'Avenir en commun, pour ses mesures d'avancées sociales en matière de santé (dont https://laec.fr/section/67/faire-passer-la-sante-d-abord-et-pour-tous, dans le chapitre https://laec.fr/chapitre/6/le-progres-humain-d-abord) et pour le chiffrage cohérent du programme qui montre qu'un des choix politiques est de donner la priorité à la santé (https://www.youtube.com/watch?v=yjqWEQ3Pm8M et plus précisément https://www.youtube.com/watch?v=Nu3wfTDXI7Q&index=2&list=PLnAm9o_Xn_3AS6K-4pCPjsXDp3UqXERwd.
#jlm2017

Pour répondre à votre question de conclusion : oui, les "exilés de la solidarité nationale" sont aussi coupables que les évadés fiscaux, mais la priorité reste sur les deuxièmes car les premiers existent beaucoup plus dans l'imaginaire des mythes de l'assistanat et ses germes de régression sociale que dans la réalité.
Pour faire la comparaison, j'aurai réagi de la même manière à un article essayant de m'expliquer "Les femmes faisant exprès de tomber enceintes pour avorter ensuite sont autant à blâmer que les violeurs conjugaux ou autres engrossant les femmes et les menant à choisir l'interruption volontaire de grossesse involontaire" : oui le premier cas est autant à blâmer que le deuxième, mais là n'est pas la question car le premier cas n'existe que dans ce mythe de manipulation (il existe aussi, celui-là, malheureusement), donc donner de l'existence au premier et dangereux et mieux vaut combattre les véritables problèmes plutôt que de détourner l'attention sur des faux sujets.

Piétons fragiles et malotrus

Posté le 05/03/2017 par Pierre Biron

Un écrivain français, dont j’oublie le nom, disait: Les grands de ce monde ont de grands défauts, les petites gens en ont de petits (Pascal ?…)

Piétons fragiles et malotrus

Posté le 05/03/2017 par Jacques lACAZE

"De toutes les espèces, sapiens est celle qui a su le mieux investir la niche de coordination sociale ; l’échange, l’empathie et la coopération, avec leur capacité cumulative, nous ont conféré un avantage définitif sur toutes les autres espèces". Je pense que le problème fondamental ne se pose pas en toute rigueur en ces termes: "la coopération, l'empathie", à la base de la vie en collectivité: tribus, villages, puis toutes les formes de regroupement des humains jusqu'aux états, sont la genèse de la civilisation qui nous a distingué radicalement des autres espèces et a permis à l'espèce humaine de survivre malgré ses faiblesses physique et à habiter toute la planète et a y développer l’immense richesse des civilisations qui se succèdent depuis sans doute des millénaires. En d'autres termes l'Homme s'est extrait de la vie animale par la nécessité dans laquelle il s'est trouvé d’opposer à ses faiblesses l'organisation en société de plus en plus évoluées. C'est l'avantage cumulatif évoqué dans l'article.

Chaque médecin généraliste a été confronté avec sans doute aigreur aux tricheurs dénoncés par notre confrère.

Il évoque ensuite "les capitalistes fous amassent des fortunes inutiles". Je ne conteste pas qu'il existe de tels "capitalistes". Mais je pense que toute la classe capitaliste et tous ceux qui dépendent d'elle, jouissent de richesses produites par ceux qui travaillent, par les producteurs. Et que donc, c'est le système capitaliste lui même qui est fou et obsolète. Sa règle d'or a été formulée par Monsieur Adoplhe Thiers au lendemain du massacre de la Commune de Paris en 1871: "enrichissez vous!".

La pharmacie du facteur

Posté le 01/03/2017 par Dr. Marc Lengré

Cher Luc,
Comme souvent à te lire, je me range à ton analyse et bon sens médical. Pourquoi la médecine serait plus efficace en prévention secondaire qu'en primaire certainement essentiellement pour la raison que tu évoques à savoir que l'on est beaucoup plus sensible et motiver aux mesures hygiéno-diététiques quand on a déjà eu un pépin...après reconnaissons que certaines thérapeutiques peuvent quand même avoir un apport...en essayant d'éviter toutes les autres pour faire de la bonne prévention quaternaire....Primum Non Nocere..bien confraternellement. Marc

La pharmacie du facteur

Posté le 26/02/2017 par Dr Timbal

A voir dans le même ordre d'idée l'ouvrage bien documenté en statistiques de :
Dr Jean-Pierre Thierry et Claude Rambaud : Trop soigner rend malade. Docteur est-ce bien nécessaire ? Ed Albin Michel, 2016, 299p.

Médecins acharnés ou sages

Posté le 25/02/2017 par Marie

Teneur de l'article très informative et enrichissante.
Contenu qui active chez moi une réaction d'étonnement et de colère face au mode opératoire de certains médecins.
La méfiance et la vigilance seront dorénavant pour moi des critères de décision alors que normalement c'est la confiance qui aide le patient et son entourage.
Encore et encore vous honorez avec brio votre désir de vulgarisation de la médecine. Merci !
Et pour "La pharmacie du facteur" ! sagesse et simplicité ! J'adhère !

La pharmacie du facteur

Posté le 25/02/2017 par Jeep

1°) clap clap
2°) En fait l' une des causes de la dérive (on pourrait développer aussi sur tout le côté "Knockien", ç-à-d prétention médicale à régenter la vie d' autrui, sans égards pour l'intérêt matériel -"bien entendu" (:-)), me semble résider déjà dans l'expression "facteur de risque", en ce qu' elle est comprise souvent comme lien de cause à effet toujours établi. Ce qui est le cas pour certains de ces items (HTA par ex.), mais pas toujours (l'inénarrable Cholestérol); Et donc il faudrait préférer quand y pense le terme de "corrélation statistique": A peut aller significativement de pair avec B sans que pour autant A entraîne B.
Jeep

La pharmacie du facteur

Posté le 25/02/2017 par bucchini

je ne comprends pas bien la finesse sémantique.
non trité, le diabète de type 2 va amener à consulter pour une polyurie par exemple,ou coma hyperosmolaire. Et les infections récidivantes, les neuropathies, lesatteintes cutanés ? Nous avons tous fait des diagnostics cliniques de diabéte évolués avec juste une confirmation par glycémie. par contre, un angor sea évidemment considéré aussi un facteur de risque d'AVC.

La pharmacie du facteur

Posté le 25/02/2017 par bucchini

je ne comprends pas bien la finesse sémantique.
non trité, le diabète de type 2 va amener à consulter pour une polyurie par exemple,ou coma hyperosmolaire. Et les infections récidivantes, les neuropathies, lesatteintes cutanés ? Nous avons tous fait des diagnostics cliniques de diabéte évolués avec juste une confirmation par glycémie. par contre, un angor sea évidemment considéré aussi un facteur de risque d'AVC.

La pharmacie du facteur

Posté le 25/02/2017 par Alain Cotte

Luc Périno a une fois de plus raison.

Mais qui donc est prescripticide ?

Posté le 13/02/2017 par Isabelle

Ce « prescripticide » m’avait echappé. Ca m’aurait bien fait rire en effet. Le latin se perd, dommage

Ineptie des deux diabètes

Posté le 13/02/2017 par Umberto U.

Je vois ce que vous avez en tête mais plutôt que la fourbitude et l'esprit de lucre d'une industrie qui a fait ses preuves dans ces domaines aussi (en plus que de son aptitude a faire de bons et utiles médicaments) , virgule, je vois plutôt la force de l'habitude , on a toujours fait comme ça allez, passez muscade y'a rien à voir

Mais qui donc est prescripticide ?

Posté le 13/02/2017 par François-Marie Michaut

Fortune immédiate garantie, qu'il soit ou non médecin ou politicien ( ça rime avec crétin), au premier découvreur de bêticide .
Parole d'imprescriptible

Des ménagères aux patients

Posté le 06/02/2017 par FMM

Oui, cher ami
La bien-pensance ambiante fait des ravages. Si tu veux avoir le moral dans les chaussettes, juste un coup d’oeil sur le chapelet des clips charitables pour les grandes causes sur FR 3 vers 20h30. Tout y passe, de la pédophilie au racket associatif culpabilisant légal, en passant par toutes les pathologies boostées par nos ayatollahs dits de la santé publique.
Alors, surtout, poursuis ton oeuvre de salubrité publique sans te lasser.
Le drame n’est pas la bêtise des messages, tous plus puritains d’inspiration les uns que les autres, mais bien la passivité incroyable des esprits à formater. Et encore plus le silence complice de fait des gens capables de détricoter cet océan morbide de propagande.
Alors, vivent les Coluche d’antan, d’hier, d’aujourd’hui et de demain.
Votons pour eux…

Le smartphone qui marche tout seul

Posté le 23/01/2017 par M.A.

Bonjour Luc, je dois m'appeler Simon, mais je déteste les applications sportive sur mon smartphone...
Cordialement

Le smartphone qui marche tout seul

Posté le 23/01/2017 par Alain Braillon

continue, le cynisme nous sauve de l'amertume
A+

Grippe en silence

Posté le 18/01/2017 par Claude

Merci !
Excellent billet "gorgé" de bon sens.
Saine vérité.
Si cet article pouvait amoindrir et adoucir les commentaires excessifs et alarmistes de nos médias !

Le cerveau humain est remarquable mais pas extraordinaire

Posté le 17/01/2017 par Zohra M.

Merci Docteur Perino pour ces éclairages ! Je lis avec beaucoup de plaisir et de curiosité tous vos articles où l'humanisme n'est jamais absent.

Grippe en silence

Posté le 17/01/2017 par Lucienne Foucras

Excellent !
Merci

Le cerveau humain est remarquable mais pas extraordinaire

Posté le 17/01/2017 par François-Marie Michaut

Cher Perino
Voilà qui va dans le sens que j'ai suggéré sur Exmed à partir des travaux de Guillemant sur la double causalité et la physique de la conscience. Il n'y a aucune preuve ( et ici une contrepreuve) que le cerveau humain fabrique la pensée. Hypothèse : la pensée celle de chacun de nous, se formerait et se stockerait hors espace-temps classique, le cerveau ne constituant qu'un système admirable pour se brancher - on non- sur cette sorte de "cloud".

Grippe en silence

Posté le 16/01/2017 par Isabelle de TF1

Enfin !!!! C’est ce qu’on se tue à dire à nos redactions !!!
On va l’envoyer à tout le monde…
Bonne année 2017 et merci pour vos billets

Grippe en silence

Posté le 15/01/2017 par Claudine Junien

Excellent, à diffuser.
Mais pour perdurer ainsi il doit bien y avoir, aussi, un ou des avantages à faire une "bonne grippe" tous les 10-15 ans? Booster son système immunitaire?
Une non vaccinée dénuée de remords.

Grippe en silence

Posté le 15/01/2017 par Brigitte

Merci j'ai adoré !

Grippe en silence

Posté le 15/01/2017 par Georges

Juste un petit mot pour vous féliciter et vous remercier de vos humeurs, toujours ironiques et fines, politiquement incorrectes et médicalement frappées de bon sens.
Merci donc et bravo.

Grippe en silence

Posté le 14/01/2017 par Bernard Pino

Au risque de faire dans l'air du temps une question sur les statines consommées par ces populations et qui justement ont une action dépressive du système immunitaire. D'autant plus que prescrire des statines à 80 ans ...bof!
J'ai constaté avec stupeur la constance de ces prescriptions chez des populations en provenance d'EPHAD même aux stades ultimes.
Mais cela ne changerait sans doute rien aux statistiques nationales ...peut être sur des cas individuels ?

Grippe en silence

Posté le 14/01/2017 par Yves

Bonjour
Tout à fait d’accord. Nos organismes vieillissent plus on se rapproche du bout de chemin, avec une porte au fond, dans l’ombre et, derrière la lumière.
Cela étant je lirai avec intérêt votre avis sur le glaucome ?
Une idée pour cette année 2017, avec mes meilleurs vœux.

Réponse à François

Posté le 31/12/2016 par Luc Perino

Cher François
Je suis d'accord, on peut comparer avec précision les effets de la médecine interventionnelle préventive avec une bonne étude en double insu sur deux groupes participants.
Mais tu admettras que le troisième groupe (non-participant) est toujours le plus important de loin. On peut effectivement faire des extrapolations, mais elles sont toujours hasardeuses et sans rigueur scientifique comme le montre précisément l'effet Hawthorne.
J'en profite pour te renouveler mes amitiés et te souhaiter une bonne année.

Biais de participation

Posté le 31/12/2016 par François Gueyffier

Cher Luc,

Merci pour cet éclairage historique sur l'effet Hawthorne. Je me permets un bémol à ta conclusion sur l'impossibilité de "connaître l’évolution des bien-portants en cas d’intervention médicale préventive... nous n’aurons probablement jamais les moyens scientifiques de savoir si la médecine prolonge ou diminue la vie des bien-portants." L'essai comparatif randomisé en double insu permet de connaître sans biais (ou presque...) l'effet d'une intervention préventive... chez les individus qui acceptent de participer. L'extrapolation aux individus qui n'acceptent pas (et sans doute à plus fort risque) restera elle soumise à des hypothèses non vérifiables.
Amicalement
François

On n'y avait pas pensé

Posté le 28/12/2016 par valdero

pas trés convaincant cet article... non que le roundup ne soit toxique , mais les "arguments" développés sont faibles , quand on sait le règne désormais de plus en plus installé du fameux principe de précaution , et que la france est championne du monde de la réglementation ,devant , on peut le penser , le reste d'occident , qui ne pense , entre autre , qu'à son petit confort et à sa petite sécurité ; la fin est assez démagogique..

Dépression de noël

Posté le 19/12/2016 par Robin

Très bel article, judicieux, concis, pertinent...poétique.

Dépression de noël

Posté le 19/12/2016 par Dr M. S.

Merci pour ces deux beaux cadeaux de Noel : une lumineuse dépression et un nouveau livre qui va , peut être plus que les précédents , réveiller certains de nos neurones endormis. Et je comprends mieux l 'intérêt de la fête des lumières dans votre ville chérie.
Meilleurs voeux 2017.

Dépression de Noël

Posté le 19/12/2016 par Claude

Je ne veux pas offusquer les personnes"souffrant" de dépression de Noël par ma possible méconnaissance du sujet, dépression qui, je le conçois peut aggraver une dépression profonde.
Mais franchement je pense que la dépression de Noël est la "maladie " des personnes nanties très axées sur leur humeur, sur leur personne.
Si "Les meilleurs traitements de la dépression saisonnière restent les lumières de noël, les feux du nouvel an et de l’épiphanie, et les chandelles de la chandeleur." ! la gravité est bien banale. Il y a tellement de petits bonheurs simples à à cueillir et à apprécier !
Par contre oui, je pense à tous ceux qui souffrent de dépression liée aux aléas de la vie . Et là, il n'y a qu'à faire confiance au temps, à aller puiser la force au plus profond de soi et faire confiance à la Vie. Je pense très fort à eux en ces "jours de fête"
Cependant c'est fabuleux si la Lumiére artificielle leur fait du bien.
Cordialement.

Dépression de noël

Posté le 19/12/2016 par Etienne Robin, néphrologue

Oui, ça colle bien avec l'histoire des Mages.
Ces trois rois venus d'Orient avaient sans doute une dépression saisonnière. Pour en guérir, ils ont inlassablement marché vers l'étoile de la crèche : c'est eux qui ont inventé la luminothérapie.
Que la faculté devrait rebaptiser traitement de Gaspard-Melchior-Balthazar.
Cela dissuaderait les psychiatres luminothérapeutes de prendre des brevets.

Manipulations grossières du ministère de la santé

Posté le 18/12/2016 par massé jf

"Nous pouvons comprendre ce genre de manipulations en provenance d’industriels guidés par le profit, mais on arrive mal à percevoir les motifs de telles supercheries en provenance du ministère. ."
D'où l'importance des déclarations exhaustives et transparentes des conflits d'intérêt... Voeu pieu ?

On n'y avait pas pensé

Posté le 13/12/2016 par CC

Bravo d'attirer ainsi l'attention sur le lait de femme !!! Quel travail que de restaurer chez les jeunes mères l'évidence qu'elle sont exactement bonnes pour leur enfant : il n'y a même rien de mieux ... C'est le principal écueil rencontré lors de ma pratique pédiatrique à l'Institut de Puériculture de Paris il y a bien 30 ans ... et cela est toujours d'actualité ! Bizarre non ? le naturel ne paie pas ! la vie est gratuite avant d'être une maladie mortelle !!!

Réponse à TTP

Posté le 11/12/2016 par Luc Perino

Sur les végétaux : très évident a priori
Sur la matière vivante : évident a priori
Sur l'homme : très possible a priori
Sur l'homme : certain a posteriori

On n'y avait pas pensé

Posté le 11/12/2016 par def

Qui se souvient de 'Silent Spring' (1962) de Rachel Carson?

On n'y avait pas pensé

Posté le 11/12/2016 par ttp

Je ne comprends pas la phrase "l'évidence de la toxicité est telle...". En quoi le fait que le roundup fait périr les plantes dit quoi que ce soit sur son effet sur les humains?

Recyclage des antidépresseurs

Posté le 30/11/2016 par E. Venet

Cher confrère,

Votre dernier billet me rappelle la préface du professeur Ollier à un ouvrage savant consacré à la dépression (et publié dans les années 90 par une fondation pharmaceutique si j’ai bonne mémoire) qui, navré de constater qu’il n’existe pas de bonne définition clinique de la dépression, proposait de définir celle-ci comme « tous les troubles améliorés par les antidépresseurs », je crois que c’était sa formulation exacte. Ca m’avait laissé rêveur…

Amitiés.

La science fait son marché

Posté le 21/11/2016 par Pr Luc Thomas

Il y a plus grave avec le patron de Paypal maqué avec l’ultradroite américaine et qui finance des projets d’immortalisme …
Keep going !
Amitiés
Un autre Luc

La science fait son marché

Posté le 21/11/2016 par François-Marie Michaut

Ces prophétiseurs grandioses me font penser à l'histoire du barbier.
Il avait affiché sur sa vitrine ; "Demain, on rase gratis".
Comme il n'enlevait jamais la pancarte, c'était toujours pour le lendemain.
A quand des pilules de modestie pour tous ?

Qui est fournisseur de vie ?

Posté le 09/11/2016 par Dominique Ramarlah

Bonjour,
J'ai découvert votre site grâce à Exmed.
Bravo pour l'humeur du 08 novembre ! Je n'ai pas pu résister à mettre votre conclusion dans mon site à la page : https://sites.google.com/site/resurrectionconscience/a-o/03-vivre/03-sante/esperance-de-vie
Cordialement.
Votre abonné.

Qui est fournisseur de vie ?

Posté le 09/11/2016 par Dr Alain Braillon

tu es de plus en plus brillant
bravo
Très sincèrement,

Qui est fournisseur de vie ?

Posté le 08/11/2016 par Berthon Michelle

Tout à fait d'accord. Tant que 80% des richesses seront détenues par 10 % de la population mondiale, le social pèsera sur le plus grand nombre qui s'épuise dans la lutte quotidienne.

Evolution du système immunitaire

Posté le 07/11/2016 par Etienne Robin, néphrologue

En somme, notre système immunitaire a décidé (évolution aidant) qu'il n'était guère utile de laisser survivre les personnes âgées. Il ne protège donc que mollement les vieillards contre la grippe et d'autres infections.
Il ne sait donc pas tout, le système immunitaire ! Il ignore que certaines sagesses nécessitent d'avoir vécu longtemps (les vieillards sont peu enclins à faire la guerre). Il ignore aussi que, pour épanouir et instruire les petits enfants, les grands-parents sont très précieux.

Réductionnisme réducteur

Posté le 27/10/2016 par Etienne Robin

Petit exemple de réductionnisme clinique. Il est tout frais, ça s'est passé cette semaine dans un service des Urgences.
Une homme pas encore très vieux arrive en rétention d'urines atrocement douloureuse. C'est un peu singulier car il n'a pas l'âge d'un adénome prostatique. Mais il existe une équation réductionniste qui édicte : rétention aiguë = sondage. Donc on sonde. Soulagé d'un litre 300, l'homme est aux anges.
On s'avise alors qu'il est plus ou moins fébrile depuis 10 ou 15 jours (fièvre décapitée par une auto-administration d'ATB).
Oulala, c'était donc une prostatite. C'est contre-indiqué de sonder une vessie quand il existe une infection d'aval. Un petit cathéter sus-pubien aurait été moins risqué. Trop tard, mais on se rattrape de cette erreur tactique avec une seconde équation réductionniste : prostatite = antibiothérapie prolongée. On renvoie donc chez lui le malade avec 3 semaines de quinolone, en plus de sa sonde.
Oulala encore, la suite apprend que chez cet homme, qu'on n'avait pas vraiment interrogé, tout avait commencé par un agréable moment passé avec une femme de rencontre, et vite suivi de brûlures mictionnelles aussi exquises que la rencontre sus-nommée, puis de dysurie, pour finir par la rétention aiguë. C'était donc une uréthrite, vraisemblablement blennorragique.
Joli réductionnisme à double détente, favorisé par la hâte qui pourrit les service d'Urgences.

Réductionnisme réducteur

Posté le 27/10/2016 par Jean Louis Dupond

Réflexions et critiques fort à propos. Le réductionnisme en clinique est un fait dorénavant érigé en dogme: Mal au ventre: scanner du ventre, mal à la tête: scanner de la tête, mal au c...echo du c... !
Bien amicalement.
JLD

Réductionnisme réducteur

Posté le 27/10/2016 par François-Marie Michaut

Cher Perino
Ces empécheurs de penser en rond que sont les systémiciens ont démontré un truc qui réduit en poudre le si commode réductionisme médical ambiant. Un système ( par ex un humain sain ou malade) est bien plus et autre chose que la somme des éléments qui le constitue ( organes, molécules, gènes ...). Un généraliste apprend vite que sa discipline n'a rien à voir avec l'empilement d'un petit bout de toutes les spécialités existantes.
LA question essentielle qui n'est jamais posée est la suivante. En 2016, les connaissances de la physique fondamentale ( en particulier celle de l'école française, pour une fois) confirment-elles le matérialisme ? Ou comme il me semble bien rendent-elles ce dogme à son statut de croyance dépassée.

Intolérance au lactose

Posté le 27/10/2016 par Agnes

Super !
MERCI beaucoup !

Il est urgent d'attendre

Posté le 20/10/2016 par

Mon cher confrère . j’apprécie vos idées et vous suis depuis des années avec attention . Je suis médecin généraliste rural dans le LOT . Permettez un avis d'un médecin rural : le généraliste ne peut vouloir garder son spectre étendu d’activité et décider lui même du degré d’urgences tout en renonçant aux astreintes . Il y a un choix à faire . Pour moi , rester disponible ! Ben cordialement

Il est urgent d'attendre

Posté le 19/10/2016 par Jean Louis Dupond

Excellente analyse, comme d'hab. La possession des instruments par les spécialistes ( fibroscopie, échographie cardiaque...) n'a t elle pas contribué à la marchandisation des spécialités, face au généraliste qui reste à mains nues ( et aux pieds aussi...! ) sauf la nuit , les dimanches et jours fériés?

Réponse à Marie

Posté le 15/10/2016 par Luc Perino

La question est très bonne et ma réponse sera très courte.
Je ne sais pas répondre à cette question !
Cordialement

Bel avenir des dépistages de cancer

Posté le 14/10/2016 par Marie

Merci de l'attention que vous portez à chacun et chacune de vos bloggers !
Vos réponses sont claires et concises. Cependant pour finaliser mon opinion avant de la soumettre au bon sens, l'explication qui suit :
"Le dépistage ciblé est nécessaire à tout âge pour celles qui ont les mutations BrCa.", m'interpelle.
Pourquoi, avant d'enchaîner sur un dépistage tous les deux après 50 ans, ce qui coûte une fortune à la communauté, ne pas faire la recherche du gêne ? Et ainsi le nombre d'examens réduirait peut-être considérablement.
Avoir le fin mot de l'histoire m'irait bien.
Merci mille fois

Vaccins et vaccinations

Posté le 11/10/2016 par Jean-José Boutaric

Super excellent ! Merci (pour tout…)

Réponse à Marie

Posté le 10/10/2016 par Luc Perino

Tout d'abord, je vous félicite d'avoir bien compris la différence entre dépistage et prévention, ce qui n'est pas le cas de la majorité.
Je vais donc essayer de répondre à vos questions en sachant qu'un forum est bien insuffisant. Il faudrait des pages et des heures.
Parmi les facteurs de risque les plus connus de cancer du sein, il faut citer dans l'ordre : les gènes BrCa1 et BrCa2, le tabac, la première grossesse tardive, l'absence d'allaitement.
Le dépistage ciblé est nécessaire à tout âge pour celles qui ont les mutations BrCa.
Le dépistage dit "de masse" ou "organisé" n'est pas conseillé avant 50 ans par le ministère, et il apparaît d'un bénéfice nul ou très négligeable à tout âge.
Oui, il faut trouver un bon généraliste et lui faire confiance. Il y a cependant un problème plus grave, c'est que ce métier est en voie de disparition !
Il ne vous restera bientôt plus que votre bon sens, et vous semblez en avoir !
Cordialement

.

Bel avenir des dépistages de cancer

Posté le 09/10/2016 par Marie

"Le dépistage a pour but de trouver un cancer déjà présent, la prévention a pour but d’empêcher sa survenue. Aucun dépistage ne peut empêcher la survenue d’un cancer."

Bien saisi, ce propos est fort intéressant et porteur de questionnements pour nous patients.
Dans le cadre de la prévention, s'il nous est affirmé que la survenue du cancer du poumon, de la langue, de la gorge se résout par l'arrêt du tabac, quels sont les éléments de prévention pour le cancer du sein ?
Dans le cadre du dépistage : trouver un cancer existant, déjà présent, le dépistage à partir de 50 ans se révèle-t-il nécessaire, fortement conseillé ou dérisoire ?
Et avant 50ans (et à partir de quel âge ?), si antécédents de divers cancers , le dépistage s'avère-t-il nécessaire ou fortement conseillé ?
Ok ! c'est alors le MG qui se fera le "gestionnaire" de ma santé. Faisons lui donc confiance...
Ayant, j'espère avoir bien compris,retenu que, la prévention prévaut sur le dépistage, ou, que ce sont ...deux principes à appliquer parallèlement ( ce qui serait raisonnable, peut-être),
nous donner un avis personnel sur les diverses interrogations nous serait fort précieux et agréable.
Merci .

Bel avenir des dépistages de cancer

Posté le 08/10/2016 par martine bronner

Bonjour, je suis en tout point d'accord avec vous. La science ici n'est qu'un argument brandi et façonné pour justifier une idéologie. Et "idéologie" n'est plus le mot vraiment juste.
Ce mécanisme semble plus profond voire obscur.
Dépister, chercher, trouver...semble être une quête existentielle une sorte de rêve de corps pur ou de reconquête d'un corps pur.
S' il y a quelque chose, on l'enlève ou on le corrige. L'idée de ne pas pouvoir maîtriser est insupportable et l'aléa, le hasard, la surprise ou simplement la non-connaissance doivent être évacués.
C'est pour cette raison que l'information "à charge et décharge" doit être donnée avant de recourir au dépistage. Quand l'un d'entre nous a quelque chose, il est rare que nous puissions ne pas y toucher et vivre avec. Pour moi le fin mot de l'histoire se trouve dans cette notion de maîtrise

Réponse à Christiane

Posté le 08/10/2016 par Luc Perino

Je n'ai pas compris, dans votre message, s’il s’agit d’un cancer clinique (perçu par vous) ou d’un cancer dépisté (c’est-à-dire découvert lors d’un examen systématique sans signal d’alarme)
Car ces deux « maladies » n’ont strictement rien à voir entre elles.

Mon propos ne parle que des cancers dépistés
Dans ces cas-là les intimes convictions individuelles des patients et de nombreux médecins sont contredites par les données populationnelles.
Ce n’est évidemment pas moi qui l’affirme, mais toutes les publications successives..
Le dernier rapport remis à la ministre est encore bien plus sévère que moi.
De nombreux pays ont déjà abandonné ces dépistages de masse.

Par contre, une fois qu’un cancer a été dépisté, il n’y a évidemment plus d’autre choix que de faire un traitement complet (chirurgie, chimio, radio, hormono), comme on vous l’a fait.

Ce que l’on ne sait pas, pour les cancers dépistés, c’est combien d’années de vie ce dépistage a fait gagner ou perdre. Et comme il est impossible de le savoir individuellement, la réponse ne peut être que populationnelle.
Et il s’avère que cette réponse est grossièrement neutre.

C’est donc exclusivement le principe du dépistage qui pose un problème (quasi ubuesque), pas celui de la décision après le résultat positif de ce dépistage.

Je vois aussi que vous confondez, comme beaucoup, prévention et dépistage qui n'ont rien à voir comme je le dis dans ma chronique.

Je reconnais que tout cela est très difficile à comprendre.
Quant aux médecins, ceux qui ont compris commencent tout juste à être majoritaires, mais ils sont bien obligés de faire ce que leur dicte leur ministère.

Cordialement

Bel avenir des dépistages de cancer

Posté le 08/10/2016 par Christiane

Une lectrice attentive s'insurge:
J'ai eu la chance qu'on me découvre un cancer du sein à son tout début. J'ai donc été opérée, on m'a retiré
la petite tumeur et non le sein, et je viens de finir une radiothérapie et non une chimio (puisqu'à ce stade les ganglions n'étaient pas atteints).
Et maintenant je vais suivre pendant cinq ans une hormonothérapie pour réduire les risques de récidive.
Tous ces traitements n'ont rien d'anodin, mais grâce à eux et à la précocité du diagnostic, j'ai bon espoir de passer à travers les mailles du filet.
Rien n'est joué, je le sais, mais je suis reconnaissante à la médecine, et notamment à la prévention d'exister et pour l'instant, de m'avoir évité pire ou le pire.
C'était mon humeur médicale...

Réponse à Ignacio

Posté le 08/10/2016 par Luc Perino

Merci de vos remarques.
Cette chronique veut juste montrer qu’en matière de dépistage de masse (le cancer du col n’a jamais fait l’objet d’un dépistage de masse contrôlé), les émotions et l’idéologie dominent largement les données statistiques.
Une bibliographie est toujours sujette à caution.
Dans le cas des dépistages organisés, tous les articles varient entre un très léger bénéfice (

Écoutez les chroniques médicales

La phrase biomédicale aléatoire

La vie est histoire; elle l'est parce qu'il y a une histoire de l'apparition de la vie ; elle l'est aussi parce que l'histoire fait partie de la définition de la vie.
― Michel Morange

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