| Par catégorie professionnelle | |
| Médecins | 27% |
| Professions de santé | 33% |
| Sciences de la vie et de la terre | 8% |
| Sciences humaines et sociales | 12% |
| Autres sciences et techniques | 4% |
| Administration, services et tertiaires | 11% |
| Economie, commerce, industrie | 1% |
| Médias et communication | 3% |
| Art et artisanat | 1% |
| Par tranches d'âge | |
| Plus de 70 ans | 14% |
| de 50 à 70 ans | 53% |
| de 30 à 50 ans | 29% |
| moins de 30 ans | 4% |
| Par motivation | |
| Patients | 5% |
| Proche ou association de patients | 3% |
| Thèse ou études en cours | 4% |
| Intérêt professionnel | 65% |
| Simple curiosité | 23% |
Il apparaît que définir la physiologie comme la science des lois ou des constantes de la vie normale ne serait pas rigoureusement exact, pour deux raisons. D'abord parce que le concept de normal n'est pas un concept d'existence, susceptible en soi de mesure objective. Ensuite, parce que le pathologique doit être compris comme une espèce du normal, l'anormal n'étant pas ce qui n'est pas normal, mais ce qui est un autre normal. Cela ne veut pas dire que la physiologie n'est pas une science. Elle l'est authentiquement par sa recherche de constantes et d'invariants, par ses procédés métriques, par sa démarche analytique générale. Mais s'il est aisé de définir par sa méthode comment la physiologie est une science, il est moins aisé de définir par son objet de quoi elle est la science. La dirons-nous science des conditions de la santé ? Ce serait déjà, à notre avis, préférable à science des fonctions normales de la vie, puisque nous avons cru devoir distinguer l'état normal et la santé. Mais une difficulté subsiste. Quand on pense à l'objet d'une science, on pense à un objet stable, identique à soi. La matière et le mouvement, régis par l'inertie, donnent à cet égard toute garantie. Mais la vie ? N'est-elle pas évolution, variation de formes, invention de comportements ? Sa structure n'est-elle pas historique autant qu'histologique ? La physiologie pencherait alors vers l'histoire qui n'est pas, quoi qu'on fasse, science de la nature. Il est vrai qu'on peut n'être pas moins frappé du caractère de stabilité de la vie. Tout dépend en somme, pour définir la physiologie, de l'idée qu'on se fait de la santé.
― Georges Canguilhem
Alzheimer : et si l'on disait enfin la vérité - Alternatif bien-être, N° 218, novembre 2024 [...]
Les antidépresseurs entre mythes et réalités (deuxième partie)ie) - Raison sensible, octobre 2024 [...]
Les antidépresseurs entre mythe et réalité (première partie) - Raison sensible, octobre 2024 [...]
un grand pas dans l'histoire des médicaments - Médecine. 2024;20(2):95-96. [...]
Le mamelon masculin - Planet vie, fevrier 2023 [...]
Endométriose - I/ Les mots et les faits Utérus : organe reproductif féminin destiné à abriter l’embryon [...]
Anémie ferriprive - I / Les mots et les faits Hémoglobine : pigment qui donne la [...]
Mycoses des ongles ou Onychomycoses - I/ Les mots et les faits Mycose : maladie provoquée par un champignon. Le plus souvent une [...]
Hypertrophie bénigne de la prostate - I / Les mots et les faits Urètre : canal d’évacuation de [...]
Cardiologie et psychisme - Composantes psychosomatiques des maladies cardiovasculaires I/ Les mots et les faits Maladies [...]
Vaccinations sanitaires et marchandes - Pendant très longtemps, le commerce des vaccins n’a pas répondu aux règles du marché. [...]
Intuitions autour de mars bleu - La campagne d’incitation au dépistage du cancer du côlon débute sous le nom de « mars [...]
Brève pharmacologie de la longévité - Au Danemark, la dépense en médicaments est de 200 € par an et par personne pour une [...]
Violence médicamenteuse - Dans son dernier numéro, la revue « Prescrire » publie une synthèse internationale des [...]
Expertise de l'échec - Un historien téméraire qui voudrait résumer l’histoire de la science médicale en un seul [...]