lucperino.com

Forum médical

Pour des questions médicales personnelles, veuillez plutôt contacter Luc Perino en donnant des précisions.

Sur la publicité mensongère

Posté le 22/03/2010 par Christian T

J'ai lu cette chronique ainsi que d'autres parues sur le Monde.fr.
J'avoue que vous m'avez surpris. J'ai demandé à un ami cancérologue et il a confirmé vos dires. Cette publicité ne repose sur rien de publié.
Ce cancérologue n'a pas souhaité réagir par écrit.

Posté le 14/03/2010 par J.P.

Bravo pour ce film que nous venons de visionner aprés l'avoir enregistré.
Je trouve ce document riche d'humanité,de vérité,de simplicité,de sensibilité...bref de tout ce qui me parait nécessaire pour faire un bon médecin. J'admire aussi votre patience !
Trés cordialement.

Bonjour

Posté le 09/03/2010 par JoëlP

C'est dommage que l'on ne puisse pas mettre de commentaire sur les notes du blog. A part ça je découvre et c'est bien

Posté le 08/03/2010 par Marie Claude

Nous aurons pris pleinement conscience combien il est parfois difficile de dire, de décrire sa souffrance, de mettre des mots sur ses maux et qu’au-delà des mots/maux c’est notre âme qui s’exprime. Des patients nous aurons bouleversés : ce jeune couple demandant l’IVG alors que nous venions de revivre le difficile « accouchement » de cette loi… cette jeune fille pleurant et superbe plan de ce couple au plus intime d’une grave décision… ces personnes âgées qui renvoient la détresse, le déracinement, la solitude, la fin de vie… et nous émeuvent toujours.
Le docteur Perino… quel hommage à la vie… et qu’importe, médecine nouvelle ou ancienne, l’essentiel est d’exercer pleinement son métier avec justesse et lucidité. Quelle acuité, quelle vivacité d’esprit aussi ! Serait-ce le privilège de l’expérience ? probablement… Nous aurons aussi apprécié ses messages et « coups de gueule » sur les dérives de notre époque, de notre société, sur nos exigences… et mesurons combien il doit être délicat de prendre de la distance.
Nombre de consultations nous renvoie à nous-mêmes.
Ce médecin nous a beaucoup rappelé notre précédent médecin de famille, hélas trop tôt disparu… présence, écoute, geste sûr… et pas forcément besoin de techniques sophistiquées pour poser le bon diagnostic. Heureusement, il en existe encore et c’est réconfortant…

Le film

Posté le 05/03/2010 par Thomas

J'ai vu le film.
J'ai regretté que ce soit si court. On était si bien avec ces patients qui nous ressemblent et ce médecin qui les considérait un à un comme s'ils étaient uniques au monde.
Une caméra discrète et bienveillante.
Bravo à la réalisatrice pour l'exploit et merci au médecin pour sa présence.

Pour l'autre David Guetta !!

Posté le 05/03/2010 par Luc Perino

Ma question était indiscrète.
Votre réponse confirme votre profonde humanité qui n'a que faire de vos homonymies !!
Bravo tout de même pour la musique et pour le petit garçon qui semblent vous combler.
Cordialement

De la part de la réalisatrice

Posté le 05/03/2010 par Hélène de Crécy

Luc, je suis heureuse de te transmettre ma réponse aux nombreux mails de félicitations que je reçois:
Sachez que je ne manquerais pas de transmettre vos messages au médecin qui, depuis, est devenu un Ami et à ma productrice qui m'a encouragée et aidée oh combien à réaliser ce film qui fut loin d'être facile. mais elle et lui y ont cru et je leur doit cela...
Oui, ce ne fut pas rien que cette aventure filmique : il fallait marcher sur des œufs, être toujours sur le fil du rasoir, trouver la bonne distance et ce, tout de suite, pour ne pas perdre la spontanéité ; se faire toute petite, voire invisible, pour n'empiéter en rien sur les propos échangés dans cet étrange colloque entre médecin, patient et parfois accompagnant ; se mettre à l'écoute, ne pas juger, ne pas extrapoler, juste entendre ce qui d’humain, de profondément humain en chacun de nous quand ça va mal en nous et autour de nous.
La vie ordinaire recèle des trésors insoupçonnés. J’aime le bons sens, la perspicacité de ce médecin et aussi et surtout sa bonté, comme vous l’avez ressentie : j’ai tenté non de brosser le portrait d’un médecin idéal, mais d’un homme aux prise avec d’autres êtres qui me remettent en question à chaque consultation affinant sa clinique sans jamais la figer. Un médecin qui, loin de tout savoir, se remet en question sans toutefois lâcher son gouvernail et perdre son cap.
Merci, merci, merci ! Oui, merci du fond du cœur.

Bonjour à nouveau,

Posté le 05/03/2010 par L'autre vrai David Guetta...

Je suis musicien mais pas "le" célèbre David Guetta, dont je ne suis qu'un cousin éloigné (on me demande souvent si je suis "le vrai"!). J'avais pensé le préciser mais me suis laisser emporter et ai oublié de le faire! J'en suis désolé. Simplement je souhaitais signer de mon vrai nom pour un sujet qui m'a tant touché...
Avec tout mon respect.

Suite à la diffusion du film sur France 2

Posté le 05/03/2010 par Luc Perino

Merci à mon confrère radiologue.
Merci à David Guetta pour cette lettre superbe (êtes-vous le musicien connu ?)
Merci global à tous les confrères et patients qui essaient de promouvoir et de soutenir la science clinique.

Posté le 05/03/2010 par Laurent Vandenbussche

Monsieur,

Actuellement interne en médecine, je viens de voir votre documentaire diffusé sur France 2, j’ai pu apprécier la qualité de votre exercice au quotidien, votre dévouement et votre bienveillance manifeste à l’égard de vos patients.
Je ne me destine pas à l’exercice de la médecine générale (je suis interne en radiologie), mais même si nos spécialités diffèrent par bien des points, selon moi, l’humanité avec laquelle vous prenez vos patients en charge est à prendre en exemple pour tous praticiens, chacun devrait s’en inspirer… (toutes spécialités confondues).
Je tenais, par ces quelques mots, à vous manifester, mon respect et mes remerciements d’être un tel ambassadeur de la médecine.

Posté le 05/03/2010 par David Guetta

Ce site va certainement bientôt être submergé de messages en tous genres, abondant dans tous les sens, tant le film est touchant d'humanité et de sincérité, même si la première scène est assez déroutante. Le seul reproche que je ferais concerne justement cette scène, où le vieil homme en fin de vie n'a certainement jamais pu donner son accord pour être filmé dans cet état, et qu'au mieux cet accord aura été donné par un tuteur.
Mais je tenais avant tout à souligner votre humanité face à une société qui se déshumanise, j'aurais presque envie de passer vous consulter pour vous signaler que grâce au ciel je pense être en bonne santé, mon épouse aussi, et j'aurais utilisé le prétexte d'une visite pédiatrique pour mon petit garçon de deux mois dont le sourire vous aurait je l'espère rappelé pourquoi vous avez fait ce métier. Si tout le monde faisait le sien comme vous faites le vôtre vous auriez sans doute moins de visites et moins de patients venant au marché des anxyiolitiques ou à la pêche aux arrêts de travail... Quel sacerdoce et quelle admiration vous avez suscité en moi!
Dernière chose avant d'être impoliment trop long: Je suis navré que vous ayez à vous justifier d'avance de votre soutien à l'allaitement maternel, navré que vous deviez vous défendre d'être vieux-jeu en rappelant qu'un avortement tardif n'est pas anodin. Mme Badinter base ses théories en les opposant à des extrémismes, ce qui donne donc un extrémisme opposé! Aujourd'hui il faut des responsables, des justifications et des coupables partout (et surtout ailleurs qu'en nous-mêmes). On cherche la perfection lisse et insipide, et tout ce qui découle de l'humain, imparfait de nature, est montré du doigt, doigt de la main qui pousse vos patients désorientés dans votre cabinet.
Soyez fier d'être dépité par tant d'aberrations, Monsieur, parce que vous au moins avez réussi à ne pas perdre votre sensibilité.

Un modèle

Posté le 05/03/2010 par Thiago Oliveira

M. Perino,

Je viens de voir le documentaire d'Hélène de Crécy sur France2. Et je suis très touché par votre humanisme. Je tenais à vous féliciter --et, s'il en y a besoin, vous encourager. Vous avez une personnalité propre à inspirer le meilleur chez ceux que vous atteignez.

Très cordialement,

MERCI

Posté le 05/03/2010 par

BONJOUR
Je viens seulement de visionner votre film. J'ai bien apprécié. Top : l'écoute et l'amour du métier.Le principal : vous voyez vos patients comme il se doit, pas de haut. La partie avec le monsieur en tee-shirt jaune et la dernière partie sont très bonnes. Les phrases de votre dernière patiente aussi : l'ennui, la peur de l'ennui...
Bonne continuation.

Merci

Posté le 05/03/2010 par Zou

J'ai aimé ce film... et vous êtes un bon médecin, j'en suis sûre!

Réponse sur la programmation

Posté le 04/03/2010 par Luc Perino

Non, je ne pense pas.
Voici le courrier que j'ai envoyé au journal "Le monde" pour couper court à toute polémique !

Le jeudi 4 mars, France 2 diffuse le film documentaire d’Hélène De Crécy « La consultation.» Bien qu’encensé par la critique à sa sortie en salles, ce film avait fait l’objet de débats houleux au sujet de la scène de demande d’avortement. Je constate que, comme par hasard, il est diffusé à la suite d’une émission consacrée à l’histoire de l’avortement en France.
En mon titre de médecin de ce documentaire, je souhaite couper court à la polémique en répétant ce que j’ai dit lors des différents débats. Cette mise au point me parait d’autant plus importante que la sortie du livre d’Elisabeth Badinter (Le conflit, la femme et la mère) risque d’aggraver encore la confusion entre avis médical et avis citoyen ou politique.
En tant qu’homme, citoyen et ex soixante-huitard, je suis évidemment favorable à l’avortement pour lequel je me suis battu et que j’ai pratiqué dans des circonstances parfois dramatiques. En tant que médecin, il est de mon devoir de ne pas banaliser l’avortement jusqu’à l’équivalent d’une méthode contraceptive comme on le voit parfois chez de jeunes filles qui ne souhaitent pas prendre la pilule. (Précisons que j’évoque ici l’avortement chirurgical et non médicamenteux.)
L’avortement chirurgical par curetage avec anesthésie (heureusement de moins en moins pratiqué) n’est pas un acte médicalement neutre. Aucun médecin ne saurait le banaliser. Dans le film, il s’agit de cela, chez une primigeste de 26 ans au sein d’un couple apparemment uni. Il était du devoir du médecin d’informer la patiente.
Le médecin peut avoir un avis citoyen et politique, cela n’annule pas, fort heureusement, son avis médical. Dans cette consultation, j’aurai dû faire prévaloir mon avis médical en imposant le délai de réflexion de 7 jours exigé par la loi. Je ne l’ai pas fait, donnant la primauté à mon engagement citoyen.
Par ailleurs, le livre de Mme Badinter dénonce les propagandes insidieuses en faveur de l’allaitement maternel. Après des décennies d’extension déraisonnable de l’allaitement artificiel, il était du devoir des médecins de corriger la dérive en rappelant que l’allaitement maternel présente aussi des avantages. Cela ne transforme pas immédiatement les médecins en antiféministes ou machistes primaires.
Mon engagement permanent pour le travail des femmes, l’égalité des salaires et des droits, ne peut suffire à annuler ma conviction médicale des bénéfices de l’allaitement maternel.
Il nous faut donc trouver ensemble le moyen de favoriser à la fois l’allaitement maternel, l’émancipation des femmes et leur égalité devant l’emploi et les salaires. Seuls ceux qui pensent que cela est impossible méritent d’être accusés d’intolérance.

Programmation de La Consultation ce soir

Posté le 04/03/2010 par Marianne

Pensez-vous que ce soit un hasard que votre film soit programmé après l'émission sur l'histoire de l'avortement!?

Réponse à mon confrère

Posté le 24/09/2009 par Luc Perino

Tout d’abord, sachez à quel point chaque commentaire d’un lecteur est un bonheur toujours renouvelé pour chaque écrivain.
Votre question est en effet délicate.
Il est évident que la peau de chagrin de l’exercice de la médecine globale continue à rétrécir en zone urbaine et suburbaine.
On peut en accuser les patients, l’hyperspécialisation, l’évolution de la société, mais il ne faut pas oublier de nous accuser nous-mêmes, cliniciens omnipraticiens qui sommes souvent trop timides et modestes.
Le médecin, peut encore s’il le veut, poser des stérilets, faire de la petite chirurgie, réduire des luxations, poser des résines, faire des rectoscopies, ECG, colposcopies, infiltrations, biopsies, etc... Il peut aussi faire des accouchements. N’oublions pas que des études récentes prouvent que les accouchements à domicile ne sont pas plus dangereux qu’à l'hôpital et que beaucoup de pays en reviennent à encourager ce nouveau mode d’exercice.

L’exercice en zone rurale (plus de 50 km de tout hôpital) favorise certainement et encourage ces prises de risque que peu de médecins assument. Ils ont tort, car la judiciarisation de la médecine est bien plus faible qu’on ne veut le faire croire. Les affaires juridiques concernant les généralistes sont quasi nulles.

J’ai exercé quinze ans en zone rurale profonde et j’y ai certainement appris mon métier. Je dois avouer que les 70 heures par semaine de cette pratique humainement riche, me convenaient mieux lorsque j’avais trente ou quarante ans qu’elles ne me conviendraient aujourd’hui. Il faut être réaliste !!!

Par contre, je ne peux que vous encourager à cette installation à la campagne. Si vous choisissez une zone peu peuplée, vous aurez peut-être un peu moins de travail. Vos vingt années d’expérience seront un atout majeur pour la population qui ne demandera certainement qu’à vous adopter et à vous faire confiance. Vous semblez avoir les conditions d’humanisme requises pour tenter l’aventure.
J’ose presque dire ( un peu faussement) que je vous envie et il m’arrive encore de regretter l’époque de ma ruralité, mais je ne saurais dire si c’est le regret de mon exercice ou de l’âge que j’avais alors. Peut être les deux.

Je vous adresse, en tout cas, mille amitiés et mille encouragements.

Très cordialement vôtre

MG

Posté le 21/09/2009 par

Cher luc perino ,
je suis un fidèle lecteur depuis vos débuts dans la littérature médicale ; vos livres devraient être lus par tout étudiant se destinant à la MG . J ' ai trouvé beaucoup d ' inspiration dans vos livres et de nombreux passages y sont surlignés au stabyllo ; je les relis régulièrement .
Je suis en total accord avec vos idées c ' est à dire trop idéaliste , petit prescripteur , ne recevant plus les laboratoires depuis deux ans et me démenant au quotidien avec le tout - venant des consultations psycho-socio-médicales.
Après plus de 20 ans de médecine de ville (ville de 60 .000 ha ) je suis , comme peut - être beaucoup de mes confrères , très déçu de mon activité . Je ne suis pas très exigeant ; j ' aimerais simplement quelques suivis de grossesse , quelques points de suture , et autres petites choses me rappelant que je suis médecin !!
A l ' inverse des flux migratoires médicaux actuels , je me pose la question d ' une éventuelle installation en campagne (1000 à 3000 ha ) pour finir ma carrière ; je pense que si je ne le fais pas je le regretterai beaucoup ; et pourtant je suis très méfiant et réaliste;
Pensez vous que la qualité de l ' exercice en campagne soit encore meilleure qu ' en ville ou pensez vous que l ' " épidémie " ait déjà atteint nos campagnes ?
Malgré la difficulté de ma question , je serai très heureux de recevoir votre avis .
Encore merci pour vos livres et votre courage médiatique dans la défense de la médecine générale. Nous attendons votre prochain livre !? bien cordialement.

I loved how you approach your patients

Posté le 06/08/2009 par

you approach your patients with very great respect, a little humor (for their own good) and the way how you told the mother of the algerian born patient that he has a serious brain-illness was so so good !! from the way how he talked in an uncoherent way it was even to me (not a doctor) very clear he had schizofrenia

film

Posté le 05/05/2009 par

J'ai vu à la TV récemment - malheureusement seulement une partie de ce film si important pour tout humain défaillant, malade, en recherche d'une écoute, d'une compréhension, d'une explication lorsque les problèmes de la maladie submergent et qu'il est si important qu'un "homme de science de bonne volonté" apporte son humanité à aider à débrouiller l'écheveau des difficultés devant lesquelles on vient buter. Merci pour tout ce que j'ai perçu de votre écoute, compréhension, bonté - j'espère que vous ferez école et que de nombreux médecins en exercice, étudiants futurs médecins, s'inspireront de ce document si indispensable pour exercer leur profession qui est bien plus un sacerdoce.

réponse sur le livre de patrick de Funès

Posté le 08/11/2008 par

Non je n'ai pas lu le livre du fils de Funès.

désolé.

cordialement

bonjour

Posté le 04/11/2008 par

j'ai beaucoup aimé votre livre "le bobologue", je serais curieuse de savoir si vous avez lu le livre de Patrick De Funès "Médecin malgré moi" qui est (à mon humble avis..) tout le contraire du vôtre, livre hypermédiatisé ce qui explique certainement son énorme succès, bon voilà ma petite question..(et si oui qu'en avez vous pensé?) Cordialement

Nicole

réponse au message du 24/08/2007

Posté le 07/09/2007 par

Le film la consultation devrait sortir en DVD avant la fin de l'année.

Il passera sur Canal + en 2008 et sur France 2 en 2009

Le producteur est ARTURO MIO (voir avec google)

Merci

Posté le 26/08/2007 par

Un grand merci pour vos ouvrages plein d'enseignements.

la consultation

Posté le 24/08/2007 par

bonjour!

je suis en PCEM1 à Lyon, et j'ai lu pas mal de vos livres, qui m'ont beaucoup plu par ailleurs.Je pense notamment à "La sagesse du médecin", où vous incarnez un certain modèle de médecin, préoccupé par le patient en tant qu'homme à part entière.

Malheureusement, je n'ai pas pu voir votre film "la consultation" en mars dernier, et je voulais vous demander s'il sortait en dvd dans les mois à venir.

Merci de votre réponse, félicitations pour vos ouvrages, et bonne continuation!

Redécouvrir la médecine générale

Posté le 06/05/2007 par

J'ai trente ans et je serai médecin de famille dans moins d'un mois. Mais mes études de médecine sont loin d'avoir été un long fleuve tranquille. Trop bien conditionné par un enseignement rigidissime et élitiste, j'ai pendant quatre ans
soigneusement évité les stages hospitaliers prenants afin d'avoir plus de temps pour bucher mes cours puis l'internat. La stratégie a payé puisque j'ai brillement réussi l'internat et que je me suis orienté (un peu au hasard) vers
la cardiologie.

C'est là que tout a basculé.
Rythme de travail effréné,patients "lourds",
manque d'encadrement, qualité relationnelle des cardiologues nulle...bref, ça a été la descente aux enfers en moins de deux mois. Suicide évité de justesse. J'ai tout envoyé balader et surtout la médecine. Dur pour les parents d'entendre leur fils BAC+6 dire "je laisse tomber médecine".

Heureusement que des copains, internes en médecine générale, m'ont soutenu. Ils ont été à mes côtés pendant ma longue période de remise en question et surtout,
chose que je n'aurais jamais imaginé quelques mois auparavant, ils m'ont donné envie de faire médecine générale.

L'internat de médecine générale a été une renaissance pour moi. Finie la hiérarchie stupide des CHU, finis les patients-cobayes, fini le stress qui rend agressif...j'ai découvert la médecine sous un autre jour que je ne soupçonnais même pas. J'ai découvert qu'il est tellement plus satisfaisant de s'assoir à côté d'un patient et de l'écouter parler librement plutôt que de lui faire un interrogatoire policier, que de s'intéresser à la vie du patient nous en apprend
beaucoup plus sur sa maladie que tous les examens complémentaires, que de considérer le patient comme individu et pas seulement comme corps malade m'apportait tout ce qui m'avait manqué durant mes six premières années d'études.

J'ai découvert cette médecine que j'aime avec six ans de retard ! Alors je veux dire à tous les étudiants en médecine qui comme je l'ai fait foncent tête baissée vers leur examen classant national: "Votre qualité de médecin ne se résume pas à votre classement, loin de là. Prenez le temps de connaître la
médecine humaine. Pas celle apprise dans les bouquins ni celle dictée par certains professeurs bouffis d'orgueil."

Nous avons de besoin de médecins comme le Dr Perino pour faire redécouvrir à tous ce qui rend la médecine générale si belle.

CECCARELLI Vincent-Metz

Merci

Posté le 30/03/2007 par Luc Perino

Depuis 35 ans, je milite pour la médecine clinique, la médecine générale et le soin individualisé.
Ce sont les réactions enthousiastes des jeunes qui me font le plus plaisir.
Ce sont eux qui me tiennent debout.
Ne croyez pas que vos mail m'encombrent, au contraire j'en ai besoin.
Confraternellement et cordialement.

Bravo

Posté le 30/03/2007 par Camille

Dr Perino,
Je me permets de vous envoyer un email pour vous remercier.
Etudiante en quatrième année de médecine à Strasbourg, je traîne un peu la patte tous les matins pour aller au CHU où l'on ne m'apprend pas toujours grand chose à part classer des résultats... Et je me demande où est la médecine dans tout ça ! Alors, quand au cinéma, pendant une heure et demie de "consultation", j'ai retrouvé l'idée que je m'en faisais, j'ai eu envie de crier "OUF" !!
En espérant ne pas encombrer votre boîte mail, je vous souhaite bonne continuation !

Merci Delphine ou Nina

Posté le 24/03/2007 par Luc Perino

Pour un écrivain, il suffit de quelques lecteurs enthousiastes pour connaître le bonheur.
Lorsque ces lecteurs sont jeunes, le bonheur est absolu, car il garantit (presque) l'immortalité !!

Pour le médecin militant que je suis, susciter des vocations de médecine générale est un autre bonnheur.

Chère Delphine ou Nina, merci donc trois fois.

Cordialement à vous

Bravo pour la relation médecin-patient

Posté le 24/03/2007 par Nina Hudry

Bonjour,
je suis étudiante en médecine a Lyon, je vous avais croisé lors d'un colloque de Sciences Humaines et Sociales, et pour une dédicace de votre dernier livre. J'avais fait connaitre la sagesse du medecin a Jerome Goffette (d'ailleur au départ je voulais lui offrir le Bobologue mais ne le trouvais plus en librairie). J'ai beaucoup apprecie tous vos livres, et j'ai vu hier "la consultation". J'ai trouvé ce documentaire passionnant ! Je sors d'un stage aux urgences et je trouve que le film rend tres bien compte de la pluralite des situations auxquelles le medecin doit faire face, et en tant qu'etudiante toutes ces consultations constituent un outil riche de reflexions, merci !

Et puis grace a Jerome Goffette et a ses exemplaires du Bobologue j'ai pu vous faire connaitre dans ma Haute-Savoie natale aupres de lyceens qui se destinent a la medecine !

Bonne continuation et longue vie à cette relation "medecin-malade" si riche...

Le film La Consultation

Posté le 24/03/2007 par Edith

MERVEILLE, MERVEILLE, MERVEILLE....
Je sors du cinéma ! j'en suis "baba" !!!
Votre regard à la fois bon, généreux, plein d'empatlhie et de gaité pour le malade et son entourage.. on voit que vous y mettez tout votre coeur !
Vous êtes un "maestro" de la médecine ! une écoute affutée... on se demande comment vous faites pour trouver "exactement " ce que veulent désespérément vous dire vos patients !
Une justesse dans la méthode de consultation : vérification des antécédants, écoute de la demande, réponseparfaite en fonction de ce que votre "rôle de médedin" vous autorise. (pauvre patiente "jetée" pour dépendance au Stilnox... et pauvre dépendante au Prozac...!!!) pourquoi
ne pas nous les envoyer, aux NARCOTIQUES ANONYMES, (dépendants aux hypnotiques) nous pouvons les aider, gratuitement, nous sommes passées par là !!!
Merveille du "panel" des variétés de pathologies.. et votre constatiation objective de "ce" que la "société moderne" vous envoie...
Ce film est un petit bijou !
MERCI d'avoir accepté humblement de le faire...
Très sincèrement

Écoutez les chroniques médicales

La phrase biomédicale aléatoire

Tout le monde se plaint de sa mémoire, personne ne se plaint de son jugement.
― François De La Rochefoucauld

Publications et articles référencés

Pharmacologie sociale - La revue PHARMA, sept 2017 [...]

Au sujet des vaccins, l'obligation n'est pas la solution - Le Monde - Sciences & médecine - 28 juin 2017 [...]

Antibiorésistance (in Écologie de la santé) - Presses du CNRS et Cherche-Midi [...]

Alzheimer : cacophonie sur les médicaments - Le Monde - Cahier sciences et médecine - 8 nov 2016 [...]

Pour une épistémologie du soin : maladies réelles, virtuelles et potentielles - Médecine 2016 ; 12 (06) : 267–272 [...]

Autres fiches patients

Otite moyenne aiguë de l'enfant - I / Les mots et les faits Otite moyenne aiguë (OMA) : infection [...]

Obésité - I /Les mots et les faits Variabilité : ce terme définit la [...]

Coliques du nourrisson - I / Les mots et les faits Colique : contraction brutale et [...]

Auto-immunes (Maladies) - I / Les mots et les faits Système immunitaire : ensemble de [...]

Anémie ferriprive - I / Les mots et les faits Hémoglobine : pigment qui donne la [...]

Vous aimerez aussi ces humeurs...

Être sous... - Prendre le train, prendre sa valise, prendre des photos ou prendre le pain et les enfants [...]

Drogues du terrorisme - L’éthologie a démontré les nombreux mécanismes d’inhibition mis en place par [...]

Séniors, désormais tout est clair - En quête désespérée de croissance, le gouvernement vient d’annoncer son intention de [...]

Chaussures et psychotropes - C’est l’histoire des deux marchands de chaussures qui découvrent l’Afrique subsaharienne [...]

Toucher des écrouelles - De tous temps, les souverains ont appuyé leur pouvoir sur la monnaie, l’armée, la justice, la [...]

Haut de page