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Forum médical

Pour des questions médicales personnelles, veuillez plutôt contacter Luc Perino en donnant des précisions.

L'élément manquant

Posté le 04/11/2020 par Benoit

C'est très bien.

L'élément manquant

Posté le 03/11/2020 par Marc Deveaux

Je viens de lire votre dernier billet avec beaucoup de plaisir comme d'habitude.
Si vous aviez un moment au téléphone, je pourrais apporter des explications à vos deux dernières questions car ces analyses font partie de mon quotidien professionnel
Cordialement

réponse d'E Venet

Posté le 03/11/2020 par Emmanuel Venet

J’ai l’impression que nous sommes d’accord, mais vous ajoutez implicitement et malicieusement le pianiste dans ma métaphore. Disons que, s’il est inutile et même idiot de se demander si la sonate est le fait du piano ou du pianiste, il me semble important de considérer qu’elle n’est ni dans le piano ni dans le pianiste. Et que les affects, les représentations mentales et le sens que nous leur prêtons ne sont pas dans la fine horlogerie cérébrale. Je continue de penser qu’il est préférable de distinguer ces deux plans, ce qui ne m’empêche nullement, dans ma pratique de jouer du « clavier des médicaments » comme disait Henri Michaux.

Réponse à Emmanuel Venet

Posté le 03/11/2020 par Luc Perino

Psychologie, neurophysiologie et sciences cognitives ne sont pas exclusives l’une de l’autre. Ce sont les diverses facettes de notre approche encore bien parcellaire du fonctionnement cérébral.
Je n’en exclus aucune.

En tant que biologiste votre remarque sur le piano et la musique m’évoque les cloisons encore fortes entre biologie moléculaire et biologie évolutionniste ou entre nature et culture.
Elle me fait penser à ce propos de Frans de Waal, (spécialiste de la culture animale) :
« Déterminer pour quelle part un trait est produit par les gènes ou par l’environnement est aussi inutile que de demander si les sons du tambour que nous entendons au loin sont produits par le percussioniste ou par son instrument »

L'élément manquant

Posté le 03/11/2020 par Emmanuel Venet

Bien d’accord avec vous, et vous savez sans doute que le mot assassin provient de haschischin, du nom d’une secte de fanatiques meurtriers à qui l’on faisait prendre du cannabis avant de les envoyer commettre leurs forfaits.

Je note que la référence au psychisme ne fait plus partie de votre vocabulaire, et que vous vous êtes mis à l’heure de la modernité en vous référant exclusivement à la neurophysiologie et aux cognitions. C’est bien dommage, venant d’un homme à l’esprit critique aussi affûté que le vôtre. L’apparente modernité de la néopsychiatrie sans psychisme témoigne d’un réductionnisme rassurant mais fallacieux. Je ne suis pas moins rationaliste que vous, mais je crois qu’on perd beaucoup à confondre le piano et la musique qu’il permet de jouer.

L'élément manquant

Posté le 02/11/2020 par François-Marie Michaut

Oui, bien sûr, le tripotage chimique des neuromédiateurs est mesurable dans le sang. Et alors, circonstance atténuante ou aggravante pour le droit ?
La pratique assidue des jeux video ou l'addiction aux séries télévisées avec leurs meurtres pluriquotidiens, cela ne peut vraiment avoir aucune influence pour pouvoir passer à l'acte sans être inhibé par l'émotion, comme sur l'écran ?
Le fait que des humains trouvent leur plus grand plaisir, voir leur idéal de vie, à faire souffrir les autres est-il, ou non, une réalité clinique ?

L'élément manquant

Posté le 02/11/2020 par Binh

Bonjour,
Vous avez évoqué vous-même la "mission divine" ou la "folie suicidaire". Les 2 se conjuguent aussi, malheureusement. Je ne pense donc pas que ces 2 éléments d'explication soient si manquant que ça dans les reportages que nous recevons (sur les attentats en cours). Certes, on cherche souvent des rationalités chez ces meurtriers: mais c'est quand même un peu justifié. Certains de ces terroristes sont clairement téléguidés: oublier ce téléguidage, ce serait négliger un "élément manquant" dans notre quête de solution à toutes ces tragédies. Merci pour cette humeur.

L'élément manquant

Posté le 02/11/2020 par Luc Thomas

Bonjour
Même si votre analyse est juste, c’est un petit fils de poilu qui vous parle, il me semble qu’il y a un danger à trop « médicaliser » l’analyse du monde tel qu’il va (mal)
Avec un peu de psychiatrie de bazar on en arriverait aussi certainement à excuser Trump ou Bolsonaro en oubliant qu’ils ont été élus par des millions de nos contemporains (pour ne pas dire nos semblables). Les fascismes de tous bord trouvent leur racines dans ce qui constitue votre premier paragraphe : la fascination pour l’interdit éthique et sa transgression en pensée ou en actes !
Amitiés

L'élément manquant

Posté le 01/11/2020 par Pascal Desmolin

Entièrement d'accord.

L'élément manquant

Posté le 01/11/2020 par Brigitte Greis

Merci d aborder cette question des drogues avant tueries....
Au Vietnam les drogues et l alcool étaient très employés avant d envoyer les boys attaquer des villages...

Trump le monofactoriel

Posté le 23/10/2020 par Binh

Faisons en effet la promotion du multifactoriel. DONC, évitons l'affirmation un peu rapide "dans un pays sans armes, les psychopathes seraient inoffensifs, alors que dans un pays sans psychopathes, les armes resteraient dangereuses". Mauvaise humeur....Quant à Trump, une de ses enfants, psychologue de profession (elle vient de publier un livre sur lui,), le décrit comme un psychopathe dangereux: soyons donc multifactoriel pour comprendre et prévenir les dangers actuels de notre monde, et ne nous focalisons pas sur la seule cause "Trump". Il y en a une autre (pire, peut-être) : Xi Jin Ping, un autre "malade" ! Personne ne parlera ouvertement (la démocratie américaine a quand même des avantages..) de son racisme et de sa politique d'épuration ethnique (contre les Tibétains et les Ouïghours),, ni de son obsession maladive de conquêtes territoriales (îles du Pacifique Sud Ouest récemment occupées, poldérisées puis équipées de bases navales et armées de missiles), ou de conquêtes de ports pour ses navires de guerre tout le long de "ses" Routes de la Soie (Djibouti, Océan Indien, Cambodge,...). Il y aussi le mono factoriel Xi....(et d'autres...).

Trump le monofactoriel

Posté le 22/10/2020 par

"Descartes affirmait avec raison qu’il faut comprendre chacune des parties pour comprendre le tout."
Certes, et la complexité chère à Edgar Morin (ce 3e infini de Theilard de Chardin, aux côtés du grand et du petit) postule deux autres notions qui enrichissent celle de Descartes: 1- Le tout est différent de la somme des parties. Ce qui signifie que ce qui se joue se passe au niveau des interactions entre les parties. 2- En interagissant, les parties se transforment (c'est ce que l'on appelle la récursivité) de sorte que l'analyse (ou le diagnostic) d'un système (ou d'une problématique) est en permanence à réévaluer. On est bien en effet aux antipodes de la simplification simpliste du monofactoriel "trumpeur".

Trump le monofactoriel

Posté le 22/10/2020 par Georges Yoram Federmann

" L' homme ( monofactoriel) est bon, mais le Veau est meilleur"
Brecht

Paternalisme des preuves

Posté le 20/10/2020 par Catherine

Toujours bien senties ces humeurs médicales; et sur le ton de l'humour, ce qui ne gâte rien, bien au contraire.
Cordialement

Paternalisme des preuves

Posté le 18/10/2020 par Mikael Rabaeus

Excellent!
Je ne peux qu'être 100% d'accord. Dans ma pratique je le vois tous les jours. Actuellement, je passe plus de temps à diminuer / enlever les médicaments qu'à en prescrire et, surtout, je cherche constamment à convaincre les patients d'adapter leur mode de vie.
Malheureusement, ce qui se passe est que le médecin fait son ordonnance d'anti-hypertenseurs, hypolipémiants et anti-diabétique. Puis, en la passant au patient, il rajout "Ah oui, faites donc un peu exercice..."

Je trouve navrant comme on est en train de ramener un être vivant à un ensemble de chiffres et de risques...

Encore merci pour vos humeurs...

MR

Paternalisme des preuves

Posté le 14/10/2020 par Normann Olivier

Bravo et merci pour cet excellent article comme souvent par ailleurs De plus il permet sauf erreur de ma part, de comprendre peut-être le problème actuel sur le COVID 19 ? Bien à vous et merci encore pour votre travail

Paternalisme des preuves

Posté le 14/10/2020 par Hub

Vous avez oublié le cholestérol,peut être la plus grosse escroquerie.b

Paternalisme des preuves

Posté le 13/10/2020 par Alain Braillon

Génial, bravo et merci pour le plaisir à te lire

Marchons, marchons, qu'un sang pur...

Posté le 13/10/2020 par anne Chevalier

Excellent ! merci

Masque ou voile mortuaire

Posté le 09/10/2020 par Patrick Lassègue

Bonjour Mr Perino.
Si je comprends bien, 1 million de morts en 7 mois environ, c'est bien moins que le sida (1,5 mill.), la tuberculose ( 1,5 mill.) les accidents du travail ( (2 mill.), les diarrhées (2,5 mill. ). Donc, ce n'est pas si grave, et pourquoi en faire toute une histoire ?
Notons, simple mathématique, que sur un an, cela donne
1mill : 7 x 12 = 1,7 mill. Ah, voilà qui est beaucoup plus satisfaisant : ça nous met entre sida et diarrhées.
Mais pouvez-vous m'éclairer sur les question suivantes ?
--- Supposons que les nations n'aient pas pris, depuis Mars, les mesures que vous regrettez, combien de morts y aurait-il eu en 7 mois : 2,5 mill comme les diarrhées ? 3,5 mill comme les pneumonies ?
Pour ma part, je n'en sais rien. Et vous Monsieur Périno ?
--- Supposons maintenant que les mêmes nations, devant le redémarrage de la pandémie, vous suivent et ne prennent pas ces mesures ( masque, distances etc...), à votre avis, combien de morts supplémentaires aurait-on ? Donnez-moi un chiffre approximatif, exprimé en millions ( Approximatif, car on n'est pas à un million près, n'est-ce pas ?) Serait-on plutôt entre suicide + homicides ( 1,5 m. ) et pneumonie ( 3,5 m.) ou entre pneumonie et diabète + obésité ( 4 m. ) ? Et un an plus tard, Monsieur Périno, on en serait à combien ? encore 1,7 mill. de plus ? Vous ne savez pas non plus ? Dommage, ça m'aurait éclairé. Notez au passage que 1,7 mill. sur 12 mois, c'est le chiffre obtenu, les mesures ( masque, distance , etc ...) ayant été prises. N'omettez pas ceci : Les mesures ayant été prises.
je vous éclaire tout de même un peu : J'ai 79 ans et sachant que 90 % des morts ont plus de 65 ans, je sais que mes collègues dans cette tranche d'âge ont représenté 1 Mil.x 0,9 = 900 000 morts, et extrapolé sur 12 mois : 1,7 mill x 0,9 = 1,5 mill. de morts âgés de + de 65 ans...
Chouette, non ?
Ou sans grande importance, peut-être ?
Eh oui, tout cela est bien mathématique, n'est-ce pas ? Mais c'est le biais par lequel vous avez, vous-même, abordé la question. Et vous avez raison. ça parle...

Pour la suite, je vous suggère:
--- De raisonner en traitant les hypothèses de situations à venir, comme le font actuellement les gens responsables de par le monde, car après tout on cherche à ménager le futur : C'est facile, le passé immédiat nous offre les données de calcul ( à prendre sérieusement en considération, en l'absence de vaccin pour le moment ).
--- de bien vouloir, paraphrasant les Américains, considérer que " Old life matters "
Même si vous êtes jeune. Surtout si vous êtes jeune.
--- de bien vouloir considérer que " obèse life matters " .
Même si vous êtes mince. Surtout si vous êtes mince.

Enfin et pour sortir des chiffres et introduire un peu d'humanité, et c'est ma question la + importante, je vous demande si vous êtes prêt à accepter l'effort de porter le masque, en situations rapprochées, pour contribuer à sauver quelques vies humaines. Combien ? je ne sais pas. Combien vous en faut-il pour considérer que ça vaut le coup de faire cet effort ?
Pour ma part, pour en sauver une seule, une seule vie humaine ( par exemple celle de votre père, âgé, ou de ma mère, âgée ) je suis prêt à porter le masque jusqu'à ce qu'on trouve le vaccin.
Le ferez-vous avec moi ? Ainsi on pourra peut-être en plus, sauver celle de votre mère, âgée, ou celle de mon père, âgé ?
Et puis on soulagera les soignants ...
Cela nous permettra, vous et moi, d'éviter de nous voiler la face en pensant qu'on a, si légèrement, pesé le prix d'une vie humaine. Ou d'un million...

réponse à Luc Périno

Posté le 07/10/2020 par René Mettey

" Si le désastre que vous suggérez arrive" : eh bien, lisez sur mon blog www.rene-mettey.fr l'article "Covid-19, la fin de l'humanité ?", ce serait à la fois désastreux et... réjouissant ! paradoxe ? Non : ce serait la fin de la surpopulation, la vie courte et intense (en somme le choix d'Achille); l'accélération des carrières...

réponse à René Mettey

Posté le 02/10/2020 par Luc Perino

C'est plutôt la modestie que je prône. Nous ne savons effectivement rien du virus et de son avenir. La science est factuelle, elle n'est pas prophétique. L'épidémiologie de ce coronavirus est factuelle. Nul n'a jamais empêché les viroses respiratoires qui existent depuis que des animaux respirent et qui ne cesseront jamais. L'orgueil consiste à prétendre les empêcher. Si le désastre que vous suggérez arrive, il prouvera notre impuissance, s'il n'arrivera pas il confirmera notre capital immunologique de groupe. dans beaucoup de maladies, l'abstention thérapeutique est le meilleur choix. Dans les épidémies, il faut éviter d'ajouter du malheur au malheur.
Par contre nous pouvons faire beaucoup pour les maladies citées que nous connaissons depuis longtemps

Masque ou voile mortuaire

Posté le 02/10/2020 par roselène

merci encore une fois Luc,
il est bien réconfortant de te lire et de trouver un écho à mes questionnements;car là je suis très perplexe sur cette politique de santé qui me semble farfelue et désordonnée depuis le déconfinement.
C'est bien d'éviter de mourir mais à condition de pouvoir profiter de la vie
et ce n'est pas gagné avec toutes ces interdictions ponctuelles et souvent injustes...

Masque ou voile mortuaire

Posté le 02/10/2020 par René Mettey

Certes ces chiffres de mortalité due au SRAS-CoV-2 (!!!) sont faibles. ILlfaut cependant y ajouter les arrêts de travail, les soins (hospitalisations classique + réa, +les TGV affrétés spécialement (!), les séquelles, et donc le coût économique.
Mais là n'est pas la question : vous, pourtant évolutionniste, péchez par orgueil : il faut être humble devant la Nature, et "savoir que nous ne savons rien". On ne sait pas ce qu'un virus peut faire. Rappelons-nous le virus de la grippe espagnole : parti bénin-bénin de Chine, comme le clystère de Molière, il arrive tout aussi bénin aux US et mute en Arkansas pour devenir mortel ! (et semble-t-il a-t-il encore muté dans les tranchées d'Europe).
Or notre corona CoV-2 était parti pour n'être qu'un banal virus respiratoire comme le pensait Raoult. Mais voila qu'il donne des réactions immunitaires cytokiniques hypergraves, tue des jeunes gens par embolie pulmonaire, provoque des syndromes de Kawasaki. On peut, on doit, prévoir des mutations qui le rendraient plus contagieux et/ou plus mortel.
Les virus sont "intelligents" (CF "Le microbe intelligent de JC Péchère et "Les énigmes de la conscience" -p.136 sq- de René Mettey, tous deux chez Frison-Roche éditeur). le Pr JP Lévy écrivait dans Médecine-Science "le VIH est prodigieusement intelligent".... (cité p.137 op cit). méfions-nous de SRAS-CoV-2 ...

Réponse à Sylvie

Posté le 02/10/2020 par Luc Perino

Oui, mais il n'est pas indispensable d'ajouter du malheur lorsque l'on ne peut rien faire. Par contre il y a des domaines où il est difficile de diminuer le malheur.

En réponse à Sylvaine

Posté le 02/10/2020 par Luc Perino

Faut-il toujours préconiser quelque-chose ou affirmer que l'on peut faire quelque-chose ?
Les viroses respiratoires font toujours le tour du monde - Il faut seulement espérer l'immunité collective . Celle-ci arrivera d'autant plus tard que l'on essaie de la ralentir.
Je sais que ce n'est pas très optimiste, mais c'est réaliste et cela n'ajoute pas du malheur au malheur

Masque ou voile mortuaire

Posté le 02/10/2020 par Sylvie

Si je compte bien cela fait 1 million de mort en plus pour pas encore 1 an.
C'est déjà pas mal, et même si il y a des injustices dans ce monde face aux pandémies et aux maladies pas la peine d'en rajouter!!!!!!!!

Masque ou voile mortuaire

Posté le 02/10/2020 par Sylvaine

Alors qu'est ce que tu préconises Luc?
J'espère que vous allez bien toi et Odile, bises.

Masque ou voile mortuaire

Posté le 01/10/2020 par Honorine

Merci pour cet article, on a bien besoin de chiffres pour nous éclairer dans cette mascarade...

Les malades sont coupables

Posté le 23/09/2020 par Mireille Podchlebnik

Merci pour votre envoi. C'est bien le ressenti des patients qui se sentent d'autant plus coupable en cette période Covid...
Bonne journée

Les malades sont coupables

Posté le 23/09/2020 par Pascale Roux-Helfenstein

Bravo pour une fois qu'une réaction vient du monde médical!
Vous avez oublié: vous succombez au coronavirus parce que vous êtes gros! c'est encore de votre faute! Peut-être faudra t-il bientôt prouver que l'on est un bon malade pour avoir le droit de bénéficier des remboursements de l'Assurance maladie?

Les malades sont coupables

Posté le 23/09/2020 par Isabelle Gautier

COUPABLES ? et Eve ???
Si cette bavarde n'avait pas taillé la bavette avec le serpent , et si ce benêt d'Adam n'avait pas dégoupillé la grenade, personne ne se serait retrouvé à poil avec une feuille de figuier en guise de cerveau et on serait tous au paradis.

Les malades sont coupables

Posté le 23/09/2020 par Gilbert Schlogel

Bravo confrère ! joli texte.
Cordialement,

Les malades sont coupables

Posté le 23/09/2020 par Patrice Queneau

bien enlevé, perspicace, criant de vérité
compliments et merci ! amitié

Les malades sont coupables

Posté le 23/09/2020 par Marie

Bonjour !
Merci ! Quelle vérité dans cette nouvelle humeur . Je suis peut-être de mauvaise humeur moi aussi !
Ma réflexion face à votre article : serais-je apte à assumer si je commets... des erreurs ?
Votre observation résonne dans notre vie de tous les jours. Marre de se sentir toujours coupable de quelque chose .
J' ai envie de me faire du bien et j'ai envie de penser que les problèmes dont est accusé le malade se trouvent chez le dénonciateur imbus d'autosatisfaction et en mal de bien-être.

Les malades sont coupables

Posté le 23/09/2020 par Binh

Bonsoir, Vous êtes de mauvaise humeur, manifestement, ce soir. On y passe tous, ce n'est pas grave. On n'est pas coupable d'être malade, en effet, par exemple coupable d'attraper le cancer ou la covid19, sauf, quand même, si....on fume 3 paquets de cigarettes par jour, ou qu'on se promène sans protection dans un étage d'hôpital dédié aux malades infectés par le sars-cov-2 (le personnel soignant n'a t-il pas été sérieusement touché par cette épidémie, surtout au début de son expansion ?). Bref: on n'est pas "coupable" dans le sens "on n'est pas responsable" ? Oui, car on ne peut pas être responsable de tout ce qui nous arrive, médicalement parlant. Mais peut-on être un peu responsable individuellement (et un peu coupable, finalement, si on ne fait rien) dans une gestion meilleure de certaines pathologies ou de certaines activités relatifs à la santé de tous ? Par exemples, la critique collective ou individuelle de la malbouffe ou de la pollution (et nos choix libres de consommer ceci ou cela) peut avoir des effets médicaux bénéfiques (ou maléfiques) pour tous. Par exemple, éviter d'utiliser les urgences pour une simple coupure du doigt peut permettre de mieux soigner les malades réels. Par exemple, éviter la surconsommation de certains médicaments douteux pour un oui ou un nom, avec la complicité de certains médecins, pourraient peut-être permettre de dégager des finances publiques pour les consacrer plus judicieusement au traitement de certaines maladies. Si on n'est pas forcément coupable d'être malade (individuellement), on peut quand même être un peu responsable de ce qu'on fait pour soi et pour la collectivité. Merci.

Les cordonniers du transhumanisme

Posté le 16/09/2020 par Sylvie Richard

Waouh et Merci Qu'est ce que cela fait du bien de lire ces propos si sensés

Laurent chez le calculateur pharaonique

Posté le 16/09/2020 par Roger Hofer

Bonjour docteur ,

Quel plaisir de vous lire . Vous arriveriez presque à me réconcilier avec la médecine .
Vous êtes frappé du sceau du bon sens conforté par l’observation des faits.
Dans notre monde de tous les jours , on ne s’attend pas à rencontrer un personnage comme vous . Et pourtant....
9 années d’études résumées par « bouger plus , manger moins » , il fallait oser.
La prévention est la clé , mais elle coûtera des efforts que le patient n’est pas prêt à faire sauf comme vous le dites si bien, après une première attaque et donc une prise de conscience.
J’aimerais beaucoup vous avoir comme médecin . Las, vous ne mangeriez pas tous les jours avec un patient comme moi.
Longue vie docteur , éclairez nous encore pendant longtemps . J’ai toute confiance en vous.

Amicalement

Les cordonniers du transhumanisme

Posté le 16/09/2020 par René Mettey

Je rejoins tout à fait votre analyse. Dans mes conférences et sur mon blog (www.rene-mettey.fr, à la rubrique "mens sana in corpore sano) de recommandations pour augmenter l'espérance de vie, je donne en premier cet aphorisme "la meilleure façon de prolonger la vie, c'est de ne pas la raccourcir !" (id est pas de tabac, d'excès d'alimentatin, d'alcool,pas de conduites délétères etc.). L'homme est programmé pour vivre 100 à 120 ans (un mammifère vit 5 fois sa période de croissance, ici 20 ans pour l'homme, à savoir si on rajoute ou inclut cette croissance). Toutes nos techniques peuvent, et devraient, nous amener sainement et physiologiquement, à cet âge de mort. Vouloir aller au-delà est contrecarrer le programme, dont est a priori délétère.
Quant à votre remarque sur les religions, elle me rappelle la conclusion d'un article sur la cryoconservation : "vu le prix et la faible probabilité qu'on réveille sans dommage un mort congelé, mieux vaut se fier au dogme de la résurrection de la chair"...

Les cordonniers du transhumanisme

Posté le 16/09/2020 par François-Marie Michaut

Très très bel article sur un filon commercial tout simplement.... deshumanisant !
Pour oser parler de transhumanisme, encore faudrait-il dire clairement ce qu'on entend par humanisme. Les porte paroles du surhomme de demain, au surmoi visiblement gonflé au fréon pour tout clinicien, en sont bien incapables. Alors promettre avec les technosciences d'améliorer ce qu'on ne connait pas, c'est fort de café.
Quand on a une idée, même vague, de l'étendue abyssale de ce qu'on ne connait pas du fonctionnement du cerveau humain, la vieille histoire de l'apprenti sorcier ne peut qu'alimenter un "principe de précaution", pour une fois simplement sage. Un remède pour cela ? Continuer à chercher à apprendre, à se poser des questions, à ne pas tout gober d'où que ça vienne. Big Pharma et Hypertechno n'ont rien dans leurs tiroirs : les cordonniers de JLP sont bien, bien mal chaussés.

Les cordonniers du transhumanisme

Posté le 16/09/2020 par Isabelle Gautier

oui le grand marché de l'enfouinage mais il y a des TH authentiquement délirants qui croient dur comme faire - et il le font- à l'immortalité ;

L'âge n'est pas un facteur de risque

Posté le 04/09/2020 par Victor

J'ai trouvé un peu de lecture sur ce sujet dont la littérature est assez pauvre...
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3297980/
https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/10335762/

Ça fait beaucoup de monde

Posté le 26/08/2020 par berthier

Une illustration toujours d'actualité:

http://www.dailymotion.com/relevance/search/knock/video/x2po1b_le-docteur-knock-les-maladies-et-la

Ça fait beaucoup de monde

Posté le 26/08/2020 par Daniel Adam-Salamon

Celles et ceux qui s’agrippent aux statistiques médicales estiment que les mathématiques constituent le modèle même de l’évidence et que la justification de leur foi en cette évidence rend futile toute recherche des fondements de la propagation et donc de la réalité de la pandémie du coronavirus.

Comme le rappelle Hannah Arendt (Considérations morales), le fétichisme des mathématiques se ramène simplement à une « adhésion à des codes d’expression ou de conduites conventionnels et standardisés » dont la fonction, est « de nous protéger de la réalité, de cette exigence de pensée que les événements et les faits éveillent en vertu de leur existence ».

La crise éthique de la médecine (glissement du principe de dignité ver celui d'utilité) est également celle de l'hôpital, de l'éducation, ou tout simplement celle du libéralisme.

Contre la logique de la productivité et ses conséquences sur nos institutions et notre économie, la raison nous commande de ne plus sacraliser le chiffre et le rendement, mais de raisonner en termes de besoin et de dignité.

Ça fait beaucoup de monde

Posté le 25/08/2020 par Binh

Est-ce le marché seulement qui pousse à cette "démagogie sanitaire" ou plutôt L’État Providence moderne, lui aussi, qui autorise ou incite les citoyens à revendiquer une prise en charge par la société (les voisins donc) d'une santé qu'ils veulent recevoir gratuite et parfaite pour la consommer ensuite n'importe comment au risque de l'abîmer (alimentation malsaine, pratiques dangereuses en voiture ou en loisirs, prises de drogues en tout genre, etc) ? Un effondrement de nos démocraties est en effet possible sous le poids de la santé mais aussi sous le poids d'autres revendications de "droits" (à la sécurité, aux loisirs, au confort, etc) si plus personne ne veut en assumer une part minimale personnelle (pas forcément financière)....Dans le seul et simple exemple d'une activité de base estivale, la piscine, on voit ce danger de manière évidente: beaucoup de monde veut se rafraîchir (santé et loisir) mais quasiment personne ne veut prendre en charge le maintien du lien social minimal qu'exige une telle activité populaire (réflexions aux individus qui ne respectent pas les règles sanitaires ou sécuritaires). Résultat: besoin d'intervention de vigiles, de policiers ou de pompiers. Et ça fait beaucoup de monde mobilisé pour gérer une consommation ludique et sanitaire (souvent irresponsable) qui pourrait s'en passer.si les citoyens étaient moins intoxiqués à la protection publique ou à L’État.

Ça fait beaucoup de monde

Posté le 25/08/2020 par Patrice Queneau

Excellent le "bourbier de la démagogie sanitaire savamment manipulée par le marché"… à compléter par les turpitudes de nombreux politiques affamés de pouvoir et de lucre, sans oublier les très nombreux imbéciles qui pensent que seul compte ce qui se voit et se compte et que par essence "big is beautiful" !
Commentaire libre, témoin de l'intérêt que je porte à vos délicieuses et salutaires "humeurs médicales"; et donc à leur auteur !

Ça fait beaucoup de monde

Posté le 24/08/2020 par Massé Jean François

Excellent. Je partage tout à fait cette analyse. Il y manque, me semble-t-il un facteur important: celui de l'aspect médico-légal des conséquences de la décision ou de la non décision du soignant. Certes si tous les soignants se contentaient déjà de ne s'en tenir qu'aux recommandations dites officielles, cela allègerait sans doute la barque. Mais reste l'absence d'indépendance de ces mêmes recommandations qui continue de la charger par l'autre bord.... or à quoi le (la) juge peut-il (elle) se référer sinon aux recommandations ?

A propos du lavage des mains

Posté le 19/08/2020 par BOUCAUD MAITRE

J'ai donné une conférence à ce sujet intitulée "le lavage des mains, entre plaisir, rite, tradition et psychanalyse". Le sujet est très vaste. Le problème religieux tient une place importante dans cet acte, qui peut être lu à différents niveaux.

Le lavage des mains élimine aussi les doutes

Posté le 18/08/2020 par JL Rey

excellentissime
sans oublier qu’aucune étude ne montre la transmission de Covid et autres virus respiratoires par les mains

réponse à JF Massé

Posté le 18/08/2020 par Luc Perino

Dans tous les cas, cela diminue les hésitations, dans le bon ou le mauvais sens !!

Le lavage des mains élimine aussi les doutes

Posté le 18/08/2020 par Massé Jean François

Désolé, je n'ai pas compris la démonstration. J'aurais eu tendance à déduire de cette expérience que si le lavage des mains élimine le doute ce serait au niveau d'un choix effectué APRES le lavage et non pour entériner un choix effectué en amont. A l'appui de cette hypothèse l'expression "s'en laver les mains" illustre plutôt le refus de réfléchir ou de décider. En tout cas le comportement de Ponce Pilate (évoqué par Isabelle Gauthier, ci-dessous) qui se fait apporter une bassine, de l'eau et du savon en est le parfait exemple.
Non ?

Le lavage des mains élimine aussi les doutes

Posté le 18/08/2020 par Patrice Queneau

Délicieux ! anthropologie, science et bon sens font chez vous bon ménage ! C'est rare…
Merci et compliments
amitiés

Le lavage des mains élimine aussi les doutes

Posté le 18/08/2020 par Isabelle Gauthier

Ponce Pilate avait tout compris !

Le lavage des mains élimine aussi les doutes

Posté le 18/08/2020 par martine naffréchoux

Je partage votre intérêt pour la psychologie expérimentale mais cette implication (passée) m'a rendue très vigilante sur les procédures utilisées. Dans celle que vous citez, y a t il eu un troisième groupe d'individus "distraits" de leurs ruminations sur leur choix d'un CD mais par une autre tâche que celle de se laver les mains (se faire un café ? réciter une poésie ? changer de pièce ? consulter ses mails ? etc.). C'est seulement ainsi que l'on pourra avoir montré que c'est bien de se laver les mains qui compte et non pas seulement le fait de rompre le cours des pensées en intercalant une autre activité !!!

L'âge n'est pas un facteur de risque

Posté le 13/08/2020 par Boutin Jean-Paul

Tout à fait d'accord. Milos Jenicek et Robert Cléroux dans leur ouvrage désormais classique distinguaient les marqueurs de risque des facteurs de risque. L'âge est un marqueur de risque c'est à dire un caractère non contrôlable sur le plan épidémiologique. Ils y associaient le sexe, l'ethnie etc. Nul doute qu'aujourd'hui certains remettraient en cause ces autres critères au nom de quelques idéologies à la mode. Mais la novlangue en 5000 mots touche aussi le monde de l'épidémiologie et il n'y a plus que des facteurs de risque et des clusters...

L'âge n'est pas un facteur de risque

Posté le 11/08/2020 par Ducos Jean

Merci pour ces "humeurs " que je lis régulièrement et dont j'apprécie la pertinence ! celle ci m'intéresse particulièrement puisque je suis retraité et que mes enfants le sont aussi ....c'est dire que je ne suis pas un perdreau de l'année ! Mais grâce au 15 et à mes confrères nous sommes toujours là !
Je suis tout à fait de votre avis mais si l'âge n'est pas un facteur de risque en soi le médecin est bien obligé d'en tenir compte , en particulier , au moment d'adopter une thérapeutique et une prescription .

L'âge n'est pas un facteur de risque

Posté le 11/08/2020 par Massé Jean François

Ma mère, totalement autonome "tête et jambes" à 97 ans, cautionne votre belle démonstration.
Bel été. Confraternellement.

L'idiot utile

Posté le 24/07/2020 par Benoit

Vraiment très bien. Le problème est d'être de l'avis de Trump !

Misère moléculaire

Posté le 24/07/2020 par Massé Jean François

Bien vu. Comme d'hab. Et tant qu'on y sera avec les fonds réunis, examinons pourquoi la tomate, fruit (légume?) timide, rougit en prenant des formes puis finalement, et somme toute assez vite, flétrit si personne ne la cueille ? Et relisons Ronsard, mignonne; tiens, même avec les arrangements de Brassens,

réponse à BINH

Posté le 17/07/2020 par Luc Perino

Le vapotage semble se montrer aussi dangereux, voire plus que le tabac.
En ce qui concerne le risque pour le foetus, il y a peu de bibliographie.
Voici la meilleure revue de littérature que j'ai trouvé :
Whittington JR, Simmons PM, Phillips AM, et al. The Use of Electronic Cigarettes in Pregnancy: A Review of the Literature. Obstet Gynecol Surv. 2018;73(9):544-549. DOI: 10.1097/OGX.0000000000000595

Bien cordialement

Tabagisme passif de l'embryon et de l'enfant

Posté le 17/07/2020 par Binh

Bonjour et Merci de toutes ces infos sur le tabac. Quant la cigarette électronique, il faut en effet rappeler qu'elle permet de vapoter aussi des substances mélangées à de la nicotine. Ceci dit, j'ai une petite question: peut-on préciser les dangers du vapotage en soi, ou du vapotage de substances dénuées de toute nicotine (mais composées, en effet, de produits que le public ne connaît pas bien) ? Merci

L'idiot utile

Posté le 13/07/2020 par Binh

A choisir (s'il le faut...), je préfère un idiot utile, dans un système démocratique et un État de Droit (Donald Trump), qu'un génie dictateur (Xi Jin Ping), maniant la ruse avec les naïfs (les Européens), et la force avec les récalcitrants (Chinois, Tibétains, Ouïghours, populations d'Asie du Sud-Est, etc)

L'idiot utile

Posté le 12/07/2020 par Patrice Queneau

excellentissime !
merci
amitié

L'idiot utile

Posté le 12/07/2020 par G Jussiaux

Je souscris à votre raisonnement; ma seule réserve concerne Trump: c'est trop flatteur de le voir en "idiot utile", car il est dans une tout autre logique, celle qui consiste à nier l'existence d'un risque épidémique (notamment pour les plus faibles) et donc l'utilité de simples mesures de précaution. Mais il est vrai que l'ordure, si bien gérée, peut devenir un bon engrais.

L'idiot utile

Posté le 12/07/2020 par Massé Jean François

"Cette ignorance est devenue perverse avec l’épidémie de covid-19 où l’on continue à évoquer, sans précaution ni discernement, les cas et les morts. Devant une telle maladie à faible létalité (morts par rapport au nombre de cas), seul le chiffre de la mortalité (morts par rapport à toute la population) donne une indication exacte de la gravité de l’épidémie.
Maintenant que de nombreux tests (d’ailleurs plus ou moins fiables) font logiquement exploser les cas, il est machiavélique de continuer à parler de leur nombre. On s’alarme de la progression de la maladie aux USA au Brésil ou en Inde, en omettant de dire que la mortalité par million d’habitant y reste très inférieure à celle de la majorité des pays d’Europe." Compliqué : si je comprends bien c'est finalement l'incidence (le nombre de cas) qui fait la véritable différence entre une maladie banale et une épidémie grave pour une létalité donnée. Ainsi une maladie à létalité de 1% sera ignorée s'il y a 100 cas en France (1 mort) mais dramatique s'il y 10 millions de cas (100 000 morts). Bien sur le nombre d'habitants relativise le taux de mortalité telle que vous la définissez, mais est-il bien éthique de minimiser / comparer la réalité des décès en les rapportant à la population nationale?

L'idiot utile

Posté le 12/07/2020 par Binh

Bonjour et merci pour ce rappel à la méfiance à l'égard de toutes ces lectures sauvages et idéologiques de statistiques elles-mêmes bâties, souvent, dans des buts très orientés (exemple: les fameuses statistiques sur la sécurité du transport en avion) ...Il est d'autre part sain de rappeler que "On s’alarme de la progression de la maladie aux USA au Brésil ou en Inde, en omettant de dire que la mortalité par million d’habitant y reste très inférieure à celle de la majorité des pays d’Europe". Il y a en effet parfois comme une jouissance des commentateurs français en particulier (journalistes ou militants politiques, ou les deux) à faire un étal sur le mode "apocalypse now" des morts yankee de la covid19, pour se convaincre les yeux fermés que la France a le meilleur système de santé du monde (ou la meilleure fraternité, ou la meilleure liberté, ou la meilleure égalité du monde). Pour l'instant, en effet (mi juillet 2020), les USA font mieux que nous (moins de morts par habitant), ce qui peut démoraliser un peuple qui met tant d 'argent public dans son système de santé.

L'idiot utile

Posté le 12/07/2020 par Marie Frence de Meuron

Un très grand merci et un immense bravo pour exprimer la situation de façon aussi pertinente et percutante!

Que votre été vous soit bienfaisant et continue à vous inspirer si puissamment!
Avec mes chaleureuses salutations confraternelles

L'idiot utile

Posté le 12/07/2020 par Jean-François Bertholon

Tout à fait d'accord tout ça.
La mortalité officielle liée au covid dans le monde est, aujourd'hui, de 75 par million d'habitants sachant que chaque personne mourant séropositive est considérée comme tuée par le virus.
La mortalité par suicide est, en France (2016), est de 700 par million d'habitants entre 75 à 94 ans chaque année. Cette épidémie là me semble plus préoccupante que la pandémie au corona..
Merci et continuez ces bonnes humeurs.

Santé, économie et démesure infectieuse

Posté le 22/06/2020 par Luc Thomas

Bravo !

Réponse à Jean François Massé

Posté le 21/06/2020 par Luc Perino

Il s'agit de chiffres mondiaux évidemment
Bien cordialement

Santé, économie et démesure infectieuse

Posté le 21/06/2020 par Maflor

Excellente réflexion ! Merci!
Il est temps de revenir à une vision globale de la société et non à un élément à qui on donne une place démesurée quand on croit pouvoir faire quelque chose et qu'on ignore ou qu'on utilise avec perversité quand on ne sait pas le prendre en main.

Santé, économie et démesure infectieuse

Posté le 21/06/2020 par Massé Jean François

J'avais la notion que le total annuel de décès en France était d'environ 800 000. Soit l'équilibre des naissances. Les 2,5 millions de l'article correspondent à quelle entité géographique ?
Par ailleurs il est en effet toujours opportun de rappeler le très mauvais rang de la France en terme de morts prématurées (avant 60 ans) évitables.

Science brutalisée

Posté le 13/06/2020 par Daniel Adam-Salamon

Je suis d'autant plus sensible à votre humeur,que le raffinement actuel dans l'irrationalisme scientifique est patent.
Dans le cadre de la Covid-19, nous assistons à l'utilisation de mathématiques, autofondées par leurs propres méthodes.

Ainsi
R0<1 est un modèle de distribution de probabilité pour chacune des variables aléatoires que l'on étudie : c’est-à-dire la transmissibilité, le nombre de contacts sociaux et la durée de la période contagieuse. Ce modèle est dit stochastique, car le hasard y joue le rôle le plus important. Tout calcul à partir d'un processus stochastique repose sur une hypothèse, mais adaptée seulement aux populations de faible effectif et aux premiers stades d’une épidémie.
Or, nous ne savons toujours pas comment la Covid-19 est née, comment elle se propage, ni pourquoi elle s'arrêtera si elle s’arrête un jour (éventuel caractère endémique).
Autre remarque : Quand on évoque « l'immunité de groupe », c'est au théorème du seuil que l'on fait référence. Ce modèle est appliqué à la transmission des maladies infectieuses. Concernant la Covid-19, cette immunité de masse ne se recherche qu'avec la vaccination.
Le théorème du seuil affirme que, pour empêcher une maladie contagieuse de se développer, il n’est pas nécessaire de vacciner toute une population ; il suffit de ramener le nombre de sujets réceptifs en-dessous du seuil d’épidémie.
Philippe Sansonetti fixe ce seuil à 60% de la population infectée, sans connaître la réalité de cette dernière et sans vaccin ! (https://laviedesidees.fr/Sortie-de-confinement-ou-la-somme-de-tous-les-dangers.html)

Remarque finale : s’il existe des corrélations, elles ne font pas une vérité. En l’état actuel de nos connaissances, notre seule certitude, avec la loi des grands nombres, est que nous assistons à une régression mathématique à la moyenne, post mortem !
Bref, nous avons décidément tous des difficultés à admettre que nous pouvons « connaître » en vertu du bon sens une situation que nous ne comprenons pas selon une raison suffisante (logique).

Avec toute ma sympathie.

Science brutalisée

Posté le 12/06/2020 par Odile BONELLI

Bonjour, hélas, au risque de paraître bien chagrine, chacun y va de son expertise et de sa contre-expertise, dans un tohu-bohu médiatique où l’on ne s’entend plus respirer... Et pendant que s’égrenaient un décompte journalier ostentatoire et la liste des initiatives individuelles à afficher au tableau d’honneur (tentative pour « gratifier » sans bourse délier les contestataires d’hier ?), la grande masse des gueux et des trotte-menu a souffert en silence, accompagnée par des aidants et soignants sacrifiés sur l’autel de la Planification centralisée. Nous sommes champions en élaboration de plans d’urgence prévisionnels, modélisés d’après des extrapolations en tout genre, mais le sens de rotation des queues de vache permet rarement de deviner d’où viendra le vent (enfin, l’autre vent...) et l’inattendu surgit justement au moment où on ne l’attend plus. Waterloo ou Iéna, l’avenir le dira peut-être, mais pas besoin de réécrire le passé pour savoir que cette crise laissera des blessures profondes quelle que soit l’option choisie au jeu de pile ou face. Un espoir, cependant : que le confinement ait permis à certains de se découvrir et à d’autres de « prendre conscience »... Merci à vous pour vos humeurs que j’ai découvertes il y a peu !

Science brutalisée

Posté le 12/06/2020 par BINH

Bonjour,
Et en +, dans toutes les analyses faites sur les causes socio-économiques (confinement ou pas, pauvreté ou pas, logements salubres ou pas, etc) aggravant les causes biologiques de morts provoquées par la covid19, a t-on pensé à prendre AUSSI en compte les histoires ou trajectoires typiques de certaines victimes décédées (maladie en cours, origine territoriale, pratiques culturelles culinaires sanitaires, etc) ?

Mourir à domicile

Posté le 05/06/2020 par Massé Jean François

Voici à nouveau un texte pertinent et dont l'importance sociologique est considérable et considérablement occultée. J'écris bien sociologique car sa dimension médicale n'en résulte justement que de la méconnaissance de cette dimension sociologique. Car enfin notre relation individuelle et collective à la mort ne relève pas du médical mais bien de la vie; pas du "bio-pouvoir" mais bien de la démocratie. La mort -non prématurée- (car rappelons que derrière sa façade auto proclamée de meilleure médecine du monde, la France a un score affligeant de morts prématurées -c'est-à-dire avant 60 ans- EVITABLES) est un sujet beaucoup trop sérieux pour n'être confié qu'aux seuls médecins. C'est quand même éloquent que le processus global de la vie ne soit pas appréhendé dans ses dimensions physiologiques, psychologiques et philosophiques tout au long de ce que l'on appelle l'enseignement obligatoire lequel ne prépare pas vraiment à la gestion économique de ce qu'est une cellule familiale ni à la gestion humaine de ce qu'est un parcours de vie. Il ne faut pas s'étonner qu'en aval et particulièrement à l'approche de la mort, ce soient la panique ou le déni qui prévalent.
JF Massé, (35 ans de médecine générale) .

Mourir à domicile

Posté le 04/06/2020 par Michèle Berteaux

Courage, bon sens et lucidité : quel plaisir !
Pourquoi n'êtes-vous pas plus nombreux ? Dans la profession médicale, certes, mais également : partout ailleurs !
Félicitations à ceux qui ne vous ont pas fait taire !
Bonne continuation

Mourir à domicile

Posté le 04/06/2020 par Bernard Becel

Hélas, en France, si on veux mourir dans son lit sans acharnement thérapeutique, il faut se suicider, si possible proprement.

Mourir à domicile

Posté le 04/06/2020 par Charlotte

100% d'accord avec toi, et plus généralement, on a sacrifié les jeunes pendant 3 mois pour prolonger de quelques mois la vie de quelques vieillards...
A part qu'il y a eu quelques femmes décédées du covid en postpartum, probablement à cause du rebond inflammatoire??
Bises

Mourir à domicile

Posté le 04/06/2020 par François-Marie Michaut

" J'ai fait mon boulot jusqu'au bout". Telle est la réflexion paradoxale que je me faisais quand j'avais eu la possibilité d'être auprès du lit d'un patient connu de longue date jusqu'au geste de lui fermer les yeux.
Par sa présence, ses gestes simples, son attitude, il me semble qu'on peut apporter un certain apaisement au mourant comme à sa famille.
Pour moi, pour les autres je ne sais pas, j'en ai tiré beaucoup de... fierté.
Aux antipodes absolus du médecin luttant contre la mort, comme du praticiens persuadé que son job est de rendre la mort plus "douce" en shootant chimiquement son malade.

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― Claude Bernard

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