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Forum médical

Pour des questions médicales personnelles, veuillez plutôt contacter Luc Perino en donnant des précisions.

Séniors, désormais tout est clair

Posté le 18/05/2013 par fabienne swiatly

L'or gris ... m'a-t-on un jour dit pour évoquer le commerce de la vieillesse (cela ne met pas forcément des paillettes dans les yeux) et pour la ménopause, j'ai entendu cette phrase qui m'a bien amusée : la ménopause c'est le terrain de jeu sans les règles !

Vaccins : réponse à Alexandra

Posté le 18/05/2013 par Luc Perino

Bonjour Alexandra,
Désolé pour le retard à vous répondre.

Je ne pense pas qu'il est bon de poser la question sous la forme : "pour ou contre la vaccination". La vaccination n'est pas un tout. Ce n'est pas une religion, ce ne doit pas être un dogme et il ne devrait pas y avoir d'oppposants en blocs sectaires.
Il existe des vaccins efficaces et indispensables à l'humanité. Les vaccins contre la polio, la diphtérie et la variole ont fait disparaître ces maladies. Victoire immense de la médecine. Mais, la rançon de la gloire est que certains croient qu'il n'est plus indispensable de se faire vacciner puisque les maladies ont disparu. Ce sujet est délicat. Le seul vaccin qui a été officiellement abandonné est celui de la variole. Pour certains autres, dès que la couverture vaccinale baisse dans la population, la maladie revient (rougeole, coqueluche, oreillons).
D'autres vaccins comme le BCG ou le vaccin antigrippal n'ont pas réussi à faire disparaître la maladie. Ils n'ont donc pas rempli leur contrat de vaccin. La question de leur maintien est légitime. Dans ces cas là, les enjeux semblent ne pas être que scientifiques ou sanitaires.
D'autres vaccins comme le HPV ne semblent pas apporter de preuves suffisantes de leur intérêt. On est alors surpris de la forte promotion qui leur est faite. Il est toujours désolant de constater des pressions commerciales dans un domaine aussi important que celui de la vaccination.

Enfin, pour répondre à votre question sur ce reportage allemand. Ce documentaire évoque auprès du grand public, "l'hypothèse hygiéniste" des maladies allergiqes, inflammatoires et auto-immune. Il le fait de manière trop partisane et sans discernement. Si vous voulez avoir une meilleure idée de cette "hypothèse hygiéniste", allez à la page "Médecine darwinienne" de mon site. Cette héorie est bien résumée. Il est certain que l'hygiène, les vaccins et les antibiotiques ont certainement contribué à faire apparaître certaines "maladies" mais, ils en ont surtout fait disparaître de bien plus terribles.
Tout est question de mesure,de comparaison, de discernement.

Cordialement

DSM-V - prochaine publication 18 mai 2013

Posté le 13/05/2013 par nicole

"Invention de folies"
"Sommes-nous tous des malades mentaux ?"

"Cela n’a aucun sens. Le deuil n’est pas une maladie. Il fait partie de la vie humaine. Et pourquoi pas la naissance, la rentrée ou le mariage ?", commente le Pr Jean-Louis Terra. "À trop multiplier les maladies mentales, on va perdre l’essentiel", juge ce psychiatre lyonnais, tout en soulignant "une demande croissante faite à la psychiatrie" pour le deuil, le mal-être, les douleurs inexpliquées..."
D’autres critiques touchent à la nature du DSM. "On ne peut pas classer les maladies mentales comme on classe les maladies somatiques", expliquent ses détracteurs.
Pour toutes ces raisons, le Dr Landman n’hésite pas à dire que "le DSM a mis au point une fabrique de nouveaux fous".
"On a assisté à l’explosion du nombre de pathologies en 30 ans : de 145 à 410." (légende de l'image de l'article)

Sources : Républicain Lorrain 13 mai 2013 - Sylvie Montaron.
Articles sur les liens suivants également :
http://www.leprogres.fr/rhone/2013/05/12/sommes-nous-tous-des-malades-mentaux
http://www.leprogres.fr/rhone/2013/05/12/la-science-decouvre-des-maladies-le-dsm-en-invente

Vaccinations : entre sectarisme et dogmatisme

Posté le 12/05/2013 par Alexandra

Bonjour,
Simple patiente et n'ayant pas de formation médicale bien qu'ayant fait des études scientifiques, j'ai beaucoup de mal à faire la part des choses. Pour ou contre la vaccination?? je n'ai toujours pas de réponse.
J'aimerai votre opinion sur ce reportage allemand concernant les effets de la vaccination. Je ne sais qu'en penser, l'étude réalisée a l'air sérieuse et les arguments employés sont percutant.

http://www.dailymotion.com/video/xh13ao_malade-par-les-vaccins-non_tech#.USI8VNjLTIX

Merci par avance pour votre éclairage sur ce sujet tellement controversé.
Bien cordialement

Cancer du sein, entre raison et sentiment

Posté le 11/05/2013 par nicole

Merci, Dominique Gros, pour cette approche inhabituelle, et très intéressante.

Analyse sensible, sincère, honnête et positive, qui renvoie à des questions existentielles et vitales : Qu'est-ce qu'un malade ? Qu'est-ce qu'un humain ? Comment entendre, recevoir et comprendre ces mots qui expriment des douleurs et des inquiétudes ? Comment poser des mots sur des maux : "Nommer, c'est faire exister."
Comment équilibrer cette fine horlogerie que sont les sentiments, cet "instrument de précision d'une sensibilité extrême" qu'est la conscience (V. Hugo), avec la raison et le bon sens.
Quelle lourde tâche : "Joindre ensemble des catégories opposées : amour et indifférence, détachement et engagement, neutralité et implication. Grandeur et misère de l'art médical !"
"Sans les malades, la médecine serait tellement plus simple !" Parenthèse d'humour dans la pesanteur du temps...

Avoir la force de sa raison, et la tendresse de son coeur. Trouver le juste équilibre entre les deux...
L'image est magnifique également !
"Toute pensée possède une dimension existentielle". Que c'est bien dit ! L'on a envie de plonger dans le livre !

P.S. : D'un autre côté, dans certaines circonstances, un bon usage de la raison et du libre arbitre, peut permettre à une femme de protéger sa santé...

réponse à Dominique

Posté le 09/05/2013 par Luc Perino

Mille mercis.

Je rajoute le lien de votre excellent document : "Cancer du sein, entre raison et sentiment."

http://books.google.fr/books?id=JR9xdzsRL9sC&dq=gros+raison+sentiments+cancer+sein&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

Cancer du sein

Posté le 09/05/2013 par Dominique Gros

Monsieur et cher confrère,
Chaque fois que je vous lis, j'éprouve de l'allégresse.
Allégresse d'un médecin devant un confrère engagé corps et âme pour une médecine perçue comme une science humaine au service de nos "frères humains". Dans ce contexte, je me permets de vous adresser un texte qui s'abreuve aux mêmes sources que vous : réflexion axiologique, définition de l'homme, distanciation critique….
Confraternellement

Voici le lien :
http://link.springer.com/article/10.1007%2Fs11839-013-0406-6

Pluton déclassé ! Oh... :-o

Posté le 06/05/2013 par nicole


Dans un registre distractif, et néanmoins instructif.
Le psychiatre, le chef indien et la pensée du coeur.
Un psychiatre voyage au Nouveau-Mexique et rencontre le chef des Taos Pueblos.

"Mon voyage … me conduisit … chez les indiens du Nouveau-Mexique, les Pueblos... C’est là que j’eus pour la première fois la chance de parler à un non-européen, c'est-à-dire à un homme qui n’était pas de race blanche. Il était le chef des Taos Pueblos, homme intelligent de quarante à cinquante ans. Il s’appelait Ochwiay Biano – lac des montagnes. Je pus lui parler comme j’avais rarement parlé à un Européen.

"Vois, disait Ochwiay Biano, comme les blancs ont l’air cruels. Leurs lèvres sont minces, leurs nez pointus, leurs visages sont sillonnés de rides et déformés, leurs yeux ont un regard fixe, ils cherchent toujours. Que cherchent-ils ? Les blancs désirent toujours quelque chose, ils sont toujours inquiets, ne connaissent point le repos. Nous ne savons pas ce qu’ils veulent. Nous ne les comprenons pas, nous croyons qu’ils sont fous !"

Je lui demandai pourquoi donc il pensait que les Blancs étaient tous fous.
Il me rétorqua : "Ils disent qu’ils pensent avec leurs têtes".
- "Mais naturellement ! Avec quoi donc penses-tu ?" demandai-je étonné.
- "Nous pensons ici", dit-il en indiquant son cœur.

Je tombai dans une profonde réflexion. Pour la première fois de ma vie, me sembla-t-il, quelqu’un m’avait donné une image du véritable homme blanc.
C’était comme si, jusqu’alors, je n’avais perçu que des reproductions colorées, sentimentalement enjolivées. Cet Indien avait trouvé notre point vulnérable et mis le doigt sur ce à quoi nous sommes aveugles." (Extrait de "Ma Vie . Souvenirs, rêves et pensées." - C.G. Jung)

Ne laissons jamais nos "émotions, humeurs et élans de vie, enrichir à l'infini les entités psychiatriques"... Afin que nos belles émotions ne se transforment pas en pathologies !

Belle "Humeur", pertinente ! Heureusement que l'humour s'invite comme un bon "médicament"... contre la "médicalisation" et la "marchandisation" de l'existence !

Le coeur n'a pas de rides...

Posté le 30/04/2013 par nicole

Ah oui, vrai ! Pour toutes les femmes d'ailleurs (et les hommes :o)
Ce serait tellement mieux de voir nos rides comme… "des sourires gravés." (Jules Renard :o) La beauté du coeur n’a nul besoin d’artifices.

Fine observation, à travers cette chronique, de ce "goutte-à-goutte" insidieux, subreptice, de cette manipulation de l’individu, comme une lente érosion... et du grand danger de perdre toute objectivité.
Malhonnête : éthiquement désorienté.

"Mesdames, souriez, afin que plus tard vos rides soient bien placées !" (Madame de Maintenon).

Transition du chirurgien esthétique

Posté le 30/04/2013 par Jérôme (mais pas Cahuzac)

Le botox est une calamité. Il supprime la personnalité des vieilles actrices.

Observance et éducation thérapeutique

Posté le 22/04/2013 par nicole

Souvent, les bien-portants sont traités sur la base de facteurs de risque(s). On en arrive ainsi à créer des pseudo-maladies (plusieurs ouvrages pertinents et très bien documentés, parlent "des inventeurs et des vendeurs de maladies"). Pseudo-maladies, souvent lucratives, qui servent à médicaliser les patients (avec le risque de nuire à leur qualité de vie), et finalement à les rendre dépendants à vie à certains traitements.

Alors que, bien souvent, des règles hygiéno-diététiques et/ou des modifications environnementales, suffisent à corriger ces facteurs de risque(s). "Les recherches au sujet du régime alimentaire, sont un des objets les plus beaux et les plus dignes de retenir toute notre attention.", disait Hippocrate.

"La publicité, par exemple, instille dans l'esprit du consommateur l'idée qu'il est souffrant, et donc le besoin de se procurer le produit miracle... Des problèmes mineurs sont dépeints comme autant d'affections graves, de telle sorte que la timidité devient un 'trouble d'anxiété sociale' et la tension prémenstruelle, une maladie mentale appelée 'trouble dysphorique prémenstruel'. Le simple fait d'être un sujet 'à risque' susceptible de développer une pathologie, devient une pathologie en soi." (Médicaments, la grande intox - My-Kim Yang-Paya et Sonia Kanoun - Avril 2013)

Des articles de presse récents parlent d'une autre nouveauté : le dépistage de la vieillesse, à partir de 50 ans... dépistage précoce des fragilités (physiques, cognitives) pour prévenir la dépendance... "bilan pour mettre en place un programme de rééducation personnalisé". Les intentions sont sûrement nobles, mais des "classifications" hâtives peuvent faire peur...

Comment ne pas faire partie de ceux que l'on traite avant même qu'un diagnostic n'ait été posé ?
Comment ne pas se perdre entre maladies, facteurs de risque(s), "non-maladies", pseudo-maladies, thérapeutiques, prises en charge... Comment échapper à ce qui pourrait devenir une "contre-productivité médicale" ?
"Même si l'on ne peut pas toujours diriger le vent, on peut au moins ajuster les voiles"...

Saga hypertension

Posté le 17/04/2013 par Martin

J'ai osé arrêter le traitement que je prenais depuis 10 ans. Ma tension est parfaite et je me sens mieux.
Il fallait juste oser.

Cancer : le slogan est grossier

Posté le 15/04/2013 par nicole willm

La Chronique Santé sur RCF, ce matin, explique, avec une logique implacable, comment un manque de rigueur scientifique peut mener à une contre-productivité. Et lorsque l'on parle de ce fléau qu'est le cancer, "la rigueur terminologique" et la "rigueur scientifique" ont toute leur place.
"L'affect, les bons sentiments, les slogans, l'intuition et la démagogie ne suffisent pas à faire progresser une science ; le drame des cancers mérite beaucoup mieux que cela..."
"On ne se méfie jamais assez des mots." (Ferdinand-Louis Celine)

Information indépendante

Posté le 11/04/2013 par nicole willm

Les patient(e)s souffrent d'un manque d'informations, et plus encore d'un manque d'explications. Les informations sont, d'autre part, souvent biaisées. Il n'y a qu'en quittant les circuits conventionnels et marchands que l'on peut s'informer efficacement.
"Le prix de la liberté, c'est la vigilance éternelle". (Thomas Jefferson)

Saga hypertension.

Posté le 10/04/2013 par Irène C.

Eh oui à chaque décennie, sa découverte. sauf que les jeunes chercheurs, préfèrent recommencer du début, et ne tienne pas compte des découvertes des anciens. L\'hyper tension, c\'est comme le cholestérol, les normes changent également, et toujours au négatif, au grand plaisir des laboratoires pharmaceutiques, qui ne trouvent plus de nouvelles molécules, donc il faut bien \"vivre\" on change les normes et on prescrit c\'est un moyen de gagner de l\'argent.

Une révolution pour qui...

Posté le 10/04/2013 par nicole willm

Oui, finalement, la pilule, c'était peut-être une révolution... pour les hommes !!! ;o)

Posté le 10/04/2013 par Marie

Jean Pierre !

Elles doivent être sous influence... masculine.....maritale !

Mais..il paraît qu'il est plus facile d'arrêter une ovule que des millions de spermatozoïdes ! Alors !...

Pilule et tabac libérateurs.

Posté le 10/04/2013 par Jean Pierre Bonhomme

A ces débuts le stérilet était la cause de nombreux maux (grossesse extra utérine, inflammation, infection ...), ce qui était vrai pour un seul modèle éliminé du circuit aujourd\\\'hui, ceci est cité dans une nouvelle étude montrant la neutralité et la fiabilité du stérilet. Mais le stérilet reste désespérément faiblement utilisé, à croire que l\\\'industrie chimique a des intérêts y compris dans les maux causés par la pilule ... Il y a quelque chose qui m\\\'échappe dans le choix de contraception fait par les femmes. Une hypothèse : elles doivent être, comme la grande majorité de la population, sous influence pilulienne (In Pills We Trust!).

Femme libérée...

Posté le 07/04/2013 par Nicole Willm


Un certain Winston Churchill disait : "Je ne crois qu'aux statistiques que j'ai moi-même falsifiées." !

… "et de réaliser à quel point ne pas dire la vérité nuit à la santé, alimente la non-qualité des soins et nourrit la défiance envers le système de soins... 'Le danger, ce n’est pas ce qu’on ignore, c’est ce que l’on tient pour certain et qui ne l’est pas.' (Mark Twain)" - Revue Prescrire – Editorial : Travail de fond – Avril 2013 - article en accès libre sur le site de la Revue.

L'article de la revue Prescrire parle, un peu plus loin, des lanceurs d'alerte, des "utiles 'poils à gratter'..." La pilule a eu ses lanceurs d'alerte également, il y a longtemps déjà... Les notices accompagnant les pilules n'étaient pas assez précises, et incomplètes. Certains médecins et spécialistes n'informaient pas suffisamment. La pilule était une nouveauté, et La Révolution !

L'expérience personnelle et l'observation me feraient dire que les patientes souffrent autant, voire plus, du manque d'explications, que du manque d'informations. Pourquoi, depuis des années, cette information récurrente, du danger, voire le plus souvent le refus, de la pose d'un stérilet à une nullipare ? Pourquoi des prescriptions de pilules à des femmes présentant des problèmes veineux et/ou artériels familiaux ? Alors qu'un stérilet peut être posé sans problème à une nullipare, et que les contre-indications à la pilule (veineuses et artérielles) sont connues depuis les années 1970...

Trop souvent, les effets secondaires de la pilule étaient ignorés (consultations pour "mollet chaud et douloureux", pour "urticaire généralisée", sans qu'aucun rapprochement avec l'hormone n'ait été fait...). Beaucoup de questions également concernant la "pilule" progestative du type Lutényl, Lutéran, Surgestone, prescrite aux femmes ayant des problèmes veineux, et qui pourtant favorise phlébites et autres problèmes de genre... Finalement, il arrive qu'une patiente, seule, découragée, mais courageuse, décide de tout arrêter.

Personne n'est à l'abri d'une erreur, d'une omission ou d'une erreur de jugement, le soignant non plus. Mais lorsqu'une patiente pose des questions, au lieu de lui dire : "Vous lisez trop, Madame...", nous préférerions que l'on nous explique, et qu'une discussion franche et sincère puisse s'installer, dans un climat de confiance. "On peut tromper une partie du peuple tout le temps et tout le peuple une partie du temps, mais on ne peut pas tromper tout le peuple tout le temps." (A. Lincoln).

Ne jetons cependant pas la pierre à tous les soignants. Il existe des médecins qui réfléchissent à leur métier, à la meilleure manière de l’exercer, dans l’intérêt du patient. Et leur métier n’est pas facile.
De plus, il existe de la bonne littérature, instructive, sérieuse, honnête. De ce fait, la véritable libération ne pourrait-t-elle pas également venir par la patiente, si celle-ci accède à "une information non biaisée" ? Certes, il faut du courage pour lire, s'informer et s'aventurer dans l'indépendance intellectuelle, mais on en ressort fortifié. "L'éducation a des racines amères, mais ses fruits sont doux." (Aristote)

"Ne la laisse pas tomber, elle est si fragile,
Etre une femme libérée, tu sais c'est pas si facile..."
Qui n'a pas fredonné ce tube commis dans les années 80 !! :o)

Allume-feu

Posté le 06/04/2013 par Souris

Témoignage:
On m’a prescrit un anti-dépresseur à 14 ans =) tentative de suicide dans les 15 jours ! La seule dans ma vie de bipolaire alors que la mort, je l’ai en tête depuis mes 9 ans et elle ne m’a jamais quittée (pour le moment, je pense aux suicides à chaque épisode de dépression, ça peut prendre 15 minutes comme 15 jours, mais je ne l’ai pas fait)

Je n’étais pas diagnostiquée. Le diagnostique tombe il y a peu, j’ai 36 ans, je maintiens mon refus de traitement médicamenteux.

Personne n’accuse ni ne parle des facteurs environnementaux SERIEUSEMENT: la société de cinglés dans laquelle on vit, les pollutions, citons entre autres les Perturbateurs endocriniens, les champs électro-magnétiques,l’ eau du réseau, la bouffe industrielle. Bon je m’arrête la liste est si longue =) évidemment que la population de malades augmente, on la FABRIQUE ! Certains s’en frotte les mains mais ça, c’est inavouable, n’est ce pas.

Prendre le mal à la racine est le seul paradigme que j’aimerai vous voir discuter.
Je suis révoltée (mais calme enfin j’essaie de le rester).

Pilule et tabac libérateurs.

Posté le 05/04/2013 par Jean Pierre Bonhomme

Vous avez raison Docteur Perino, vive le stérilet et à bas la pilule!
Depuis toujours dans le domaine de la contraception il n'y a que la femme qui "trinque". Quand ce n'est pas l'avortement et ses dangers c'est la pilule et ses risques.
Alors vive le stérilet même si parfois le barbelé défaille à son devoir ... vaut mieux une naissance qu'un décès!

Humeur méditante...

Posté le 28/03/2013 par nicole

"Il ne faut jamais avoir peur de s'arrêter un moment pour réfléchir." (Lorraine Hansberg)

Et de prendre un soin tout particulier de cet "instrument de précision d'une sensibilité extrême" (V. Hugo), qu'est la conscience.
Une conscience éclairée, afin de ne pas perdre la boussole de son âme et de son corps...
Le "libre arbitre" et "l'insight", qui permettent de rester acteur de sa santé.

"C'est du bon usage du libre arbitre, que vient le plus grand et le plus solide contentement de la vie." (Descartes - lettre à Christine de Suède)
Tout un apprentissage, mais petit à petit, "le grain germe, l'épi mûrit"... en lisant, en s'informant.

Insight

Posté le 28/03/2013 par Dr Jean François Houver

Cher confrère, c'est avec beaucoup d'intérêt que je découvre régulièrement vos billets et que je goûte leur pertinence. Le dernier notamment, sur le libre arbitre et l'insight m'a interpellé.
Si l'insight est une connaissance intime des choses, et pour le patient en particulier une connaissance intime de son état de santé, il y a bien aussi dans l'homme une fonction encore plus élevée, la conscience, qui est une connaissance intime de soi-même, de ses souffrances intimes, et qui peut aller jusqu'à la perception du sens même de son existence. N'est-ce pas d'ailleurs à cet endroit-là que chaque être humain, patient ou médecin, est interpellé quand survient la maladie, quelle qu’elle soit ? Même les « micro-maladies », par les questions qu'elles posent à la conscience, sont porteuses de sens.
Je peux répondre affirmativement au vœu que vous formulez : oui, aujourd’hui des médecins se forment – certes pas encore dans les facultés – à une approche de la médecine à dimension réellement humaine, qui prend en compte cette dimension de la conscience et du sens. Oui, une telle médecine est en train d’émerger à différents endroits. Par ma part je vous recommanderais la lecture de l’ouvrage du docteur Jean-Patrick Chauvin Quand la maladie nous enseigne où ce point de vue est largement développé.
Dr Jean François Houver

Interrogé sur votre article, voici ce qu’il dit :

La formidable avancée des sciences biomédicales offre – à mon sens – des outils extrêmement pertinents en matière de diagnostic et de thérapeutique.
Mais la question qui se pose est celle de leur adaptation face à la complexité de la nature humaine. Ces outils « médico-scientifique » sont-ils adéquats face à cette complexité ? Sont-ils adéquats si l’on veut prendre en compte l’être humain et pas seulement sa maladie ? Il semblerait que non, puisqu’ils ne sont pas pertinents dans la prise en considération du monde affectif, du monde émotionnel qui est sous-tendu par le psychisme humain, par son histoire personnelle et sa capacité à évoluer en conscience.
L’insight est donc cette « capacité à connaître intimement la nature d’une chose ».
Alors finalement ne s’agit-il pas de cela, développer cet « insight », c’est-à-dire, apprendre à connaître cet intime de soi-même, de sa propre nature et du mystère personnel d’une maladie en lien avec une histoire intérieure.
Et si c’était ce point de vue qu’avait à développer la médecine d’aujourd’hui ? Offrir aux patients un espace de réflexion (au sens du reflet) lui permettant une rencontre avec la nature intime de ses maux ?
Cela demanderait de repenser les concepts même de santé, de maladie et de soin, cela demanderait de réinventer l’exercice médical pour permettre à chacun de s’y « dé-couvrir »… et pour permettre au patient réconcilié avec lui-même de devenir un gestionnaire conscient et responsable de sa propre santé.
Cela demanderait l’émergence d’autres médecins qui sachent au-delà de la délivrance de diagnostics et de traitements, accompagner les patients dans ce parcours de soins intérieur qui devra se traduire dans des actes concrets et conscients garant d’un « bonne santé humaine » quand celle-ci ne se résume pas à un équilibre des fonctions biologiques.

Tendinite de la souris

Posté le 27/03/2013 par Gilbert

Mon généraliste a eu du mal à identifier une "tendinite de la souris" alors qu'il sait que les symptômes apparaissent pourtant après plusieurs heures sur l'ordinateur. Le problème, c'est qu'aucune solution durable n'a été apporté par mon medecin. A part un traitement médicamenteux à base d'antalgique sur 10-15 jours, un conseil de bien boire 3L par jour, et des radios qui n'ont rien révélé, c'est tout. J'en sais toujours pas plus sur la façon d'éviter la récidive chronique de la douleur. Je refreine "l'addiction à la souris" mais j'aurai aimé savoir comment tenir une souris convenablement, par exemple. Le problème c'est qu'il n'existe aucun "dépistage" ni aucune "journée de la tendinite du poignet". C'est un fléau qui va toucher de plus en plus la population. Pis, quid de l'usage intensif des tablettes?

Cancer = cellule égoïste ? Foutaise !

Posté le 25/03/2013 par @MedecinMadinina

Étant un élève de Georges MATHÉ, le premier cancérologue en France à avoir été agrégé et à qui a été décerné la 1ère grande médaille de l'Académie Nationale de Médecine, je me permets d'intervenir sur ce sujet. Les mutations géniques sont un mécanisme "normal" de l'évolution et la cancérisation, n'est qu'un accident fâcheux. Le développement de de tumeur n'est possible que si le contrôle local (monocytes, macrophages) est altéré et que la destruction par des lymphocytes éduqués (killer) ou pas (Natural Killer ou Large Granular Lymphocytes) est inhibée. D'ailleurs, G. MATHÉ ne parlait pas de cancer, mais de maladie cancéreuse. La masse tumorale en elle-même dès qu'elle dépasse une certaine masse empêche le contrôle immunitaire. La réduction de cette masse par chimiothérapie, radiothérapie, chirurgie est nécessaire mais pas suffisante. Aucune de ces techniques n'est capable d'aller tuer la dernière cellule. Il faut donc restaurer l'immunité pour espérer une guérison définitive. Sinon, ce n'est souvent qu'un sursis qui peut durer longtemps certes, mais qui nécessite des chimiothérapie ou des hormonothérapies non dénuées d'effets secondaires avec un confort de vie très dégradé. Autrefois, des tentatives avec le BCG ou des extraits actifs, le poly-A-U, etc. avaient confirmés la validité de cette approche. Seulement ces résultats ont été oubliés du fait des progrès des techniques de réduction de masse tumorale. L'interleukine-2 en son temps avait donné de grands espoirs, mais le choix de développé une protéine recombinante produite dans E. Coli mutée en position 125 pour se débarrasser d'une cystéine gênante pour la renaturation, n'a pas été très inspiré. L'extraction en présence de Sodium Dodécyl Sulfate a aussi l'inconvénient de dénaturer de façon irréversible certaines portions de la protéine. Les médecins qui avaient eu accès à l'IL-2 humaine naturelle, produite et purifiée dans une installation pilote à l'Hôpital avait tout de suite remarqué son efficacité qui n'a pas été confirmée par la suite. Par ailleurs, rIL-2 produite dans E. coli n'est pas glycosylée, ce qui modifie fortement sa demi-vie. Cela a été + ou - composé par la PÉGylation (branchement de PolyÉthylène Glycol). Enfin la recherche galénique de ce médicament n'a été très poussée. il semble bien qu'IL-2 lie plusieurs oligo-éléments nécessaires à la stimulation des monocytes et des lymphocytes. Évidemment ce genre d’information n'est pas accessible au commun des mortels, mais la quasi-totalité des cancérologues formés par G. MATHÉ ont oublié ce qu'il avaient appris à l'Institut de Cancérologie et d'Immuno-Génétique (I.C.I.G.) à l'Hôpital Paul-Brousse à Villejuif, pour la bonne raison que la chimiothérapie anti-cancéreuse est le secteur le + rentable de l'industrie pharmaceutique et l'argent coule suffisamment à flot pour que tous participent à entretenir l'illusion de traitements qui marchera demain. Pour ma part, en suivant le type de raisonnement que je viens d'exposer, avec une approche nutritionnelle (malheureusement sans pouvoir ajouter IL-2 non-mutée qui n'est pas pas disponible, j'ai obtenu de bons résultats, qui se traduisaient par un excellent confort pendant des thérapeutiques réputées agressives. Et j'ai même obtenu une fois un syndrome de lyse (fonte tumorale accélérée) dans un carcinome bronchique multi-métastique (étage sous-diaphragmatique, peau, cerveau), ce qui n'avait jamais été décrit. Évidemment les débris cellulaires qui se déversent en grande quantité dans le sang ont entraîne une insuffisance rénale aiguë qu'une séance de dialyse a réglé. Par ailleurs l'expression "cellules folles" reprend le titre du livre de Pierre Darmon, un historien non-médecin "Les cellules folles. L'homme face au cancer, de l'Antiquité à nos jours", pas très bien écrit. Si vous voulez avoir une idée du type de raisonnement un peu poussé que peu avoir un cancérologue expérimental (cancers viro- et chimio-induits) formé par G. MATHÉ & Co, qui ne se laisse pas impressionné par un ancien Directeur de l'Institut Gustave Roussy, fut-il ancien Président de l'Académie Nationale de Médecine, vous pouvez aller voir la question que j'ai posée lors d'un colloque organisé à l'ANM en 2004 sur l'éventuelle responsabilité de pesticides (chlordécone) dans la survenue du cancers de la prostate dans en Martinique et en Guadeloupe. Il y a eu une grave prise de conscience puisque pour être certain que les choses bougeraient enfin j'avais envoyé la question posée à Maurice TUBIANA et sa réponse dilatoire à tous les élus nationaux des Départements et Territoires ultra-marins. Une thèse de médecine récente (Dir. Pr. Jegou) soutenue à Rennes, ma faculté d'origine, a pour la première fois démontré l'implication d'un pesticide dans la survenue de cancers chez l'homme.

Posté le 23/03/2013 par Sylvie

Marie
J'apprécie les articles de Mr PERINO qu'il m'arrive de lire.
Permettez-moi de réagir à votre commentaire en restant sur le même tempo.
J'aime beaucoup votre réflexion :"Cependant, je sais combien une femme peut arriver, par ses qualités et sa force tranquille,à déstabiliser, à changer les comportements pour créer un autre monde !"

je pense que la gente masculine, celle qui a soif de supériorité et de pouvoir, appréhende et redoute justement que la femme s'affirme dans tout ce qu'elle est.
N'y aurait-il pas un brin de lâcheté la-dessous...en plus.

Cher Docteur, cher Ecrivain,

Posté le 22/03/2013 par Thomas

Je découvre vos prises de positions sur le blog du Monde et sur internet avec un immense plaisir...
Je suis un ancien patient... ou plutôt un patient en bonne santé. Mon passé médical est assez chargé. Pour faire vite : lymphome et hépatite...
Bien que "guéri", je suis sorti de l'épreuve lymphome avec une rage inextinguible contre les médecins. Notamment l'un d'entre eux qui un jour me jetait sur mon lit d'hôpital, à 35 ans, que je risquais d'être stérile après la chimio qu'il venait de m'administrer. Tandis que, stupéfait, abasourdi, je lui demandais pourquoi il ne me l'avait pas dit avant, il me répondit :
"On ne peut pas tout dire aux patients, sinon ils peuvent refuser le traitement !"
Cette phrase tournera dans ma tête jusqu'au fond de ma tombe avec la question que je ne lui ai pas posée ce jour-là : Mais de quel droit ?

Une quinzaine d'années plus tard je traitais l'hépatite supposée (je
traitais en fait une séropositivité au virus de l'hépatite, n'étant pas malade de mon point de vue) que le même médecin m'avait cachée lors de l'épisode lymphome.

Quinze ans après, rien n'avait changé, ni la violence des traitements,
ni la brutalité de la médecine prétendument "hospitalière", ni son
arrogance, ni ses errements...

Et puis, pour la deuxième fois, on me proposait de participer à une étude expérimentale (on m'avait déjà proposé une autogreffe de moelle osseuse pour le lymphome)... Etudes que j'ai refusé à chaque fois et je crois avoir bien fait (l'étude Albuferon pour l'hépatite s'est terminée devant les tribunaux semble-t-il...).

J'ai écris un roman, une vraie fiction, pour soulager ma rage. Un traitement littéraire auto administré en quelque sorte. J'avais de la matière ! Un manque peut-être ?
Bien à vous,

Posté le 20/03/2013 par Marie

Avortement des "embryonnes" paru dans "Le Monde"

Un immense merci Luc !
Votre ouverture d'esprit !Votre implication dans quelques domaines que ce soit !Votre amour de l'Etre Humain !
Oui, merci à vous de dénoncer,et il ne le sera jamais assez fait,l'insoutenable, l'inadmissible, l'insupportable triste condition de l'Etre Humain qu'est La Femme.
Pourquoi, pourquoi cela existe-t-il encore ?
Quel est le responsable ?
L'homme ? dont la masculinité se réduit à la petitesse qu'il assouvit par son machisme et sa soif de supériorité et de pouvoir ?
La gente politique ?
La culture propre à chaque pays, chaque civilisation mais ...générée depuis toujours par "il" ?
La religion ?
Une triste révolte gronde en moi !
La face de cette humanité ne changera-t-elle jamais !
Cependant, je sais combien une femme peut arriver, par ses qualités et sa force tranquille,à déstabiliser, à changer les comportements pour créer un autre monde !

Bel hommage à toutes celles qui arrivent à exister et à vivre leur belle et grande condition féminine !
Bel hommage à ceux que nous respectons, que nous aimons, sur lesquels nous nous appuyons et qui savent si bien associer féminité,masculinité et respect !

Saga hypertension.

Posté le 19/03/2013 par Charles

J'ai tout simplement arrêté mon traitement à 65 ans, contre l'avis de mon médecin. Ma tension est excellente (13/8). Je vais beaucoup mieux.

Incidentalomes.

Posté le 12/03/2013 par Eric

L'incidentalome représentera bientôt l'essentiel des "pathologies"

Gériatrie robotique...

Posté le 09/03/2013 par nicole

Médicaments, traitements, technologies de pointe…
"La technologie a-t-elle dépassé notre humanité" ? (A. Einstein)

L'humain n'est-il pas avant tout "un être social", qui a besoin de chaleur humaine et d'affection...
"On peut apprendre à un ordinateur à dire : ‘Je t’aime’, mais on ne peut pas lui apprendre à aimer."
(A. Jacquard – Extrait de Petite Philosophie à l’usage des non-philosophes)

Un bon équilibre entre le "savoir-être" et le "savoir-faire" : "Notre bon sens doit alors nous orienter vers la valorisation du savoir-être aussi parce qu’il profite au savoir-faire. Lorsque l’humain prime, la technologie n’en est que plus efficace et performante, donc rentable. Fondamentalement, nous avons tous à y gagner." (Du bon sens au bon soin – F. Taïebi, A. Braillon, P. Andrieux)

Saga hypertension.

Posté le 08/03/2013 par Dr Salomone

Cher confrère
Le bonheur de vous lire grandit à chaque humeur

Les "promos" s'envolent...

Posté le 05/03/2013 par nicole

De nos jours, on a tendance à tout médicaliser, même les émotions...
Qui pourrait venir à bout de cet imbroglio d’attirance mutuelle, et ceci même si tous les acteurs de la santé semblent concernés...
Citoyenneté + bon sens + "équation 2" ?
L'équation 3, "un pari à faire à chaque fois". Ou "dans le doute, s'abstenir" ?
"Celui qui contrôle la peur des gens devient le maître de leurs âmes." (Machiavel)

Promo sur les check-up.

Posté le 03/03/2013 par Sylvain

Les mutuelles sont les principales responsables de la promotion des bilans inutiles.
Le but est de récupérer tous les assurés sociaux. Ils attendent dans les starting-blocks, la faillite définitive de la sécu.

Cholesterol and co...

Posté le 02/03/2013 par nicole

"Toute vérité franchit trois étapes. D'abord, elle est ridiculisée. Ensuite, elle subit une forte opposition. Puis, elle est considérée comme ayant toujours été une évidence." (A. Schopenhauer)

Humeurs ciselées avec pertinence

Posté le 27/02/2013 par nicole

"Face au monde qui change, il vaut mieux penser le changement que changer le pansement." (F. Blanche)

Robots gériatres.

Posté le 26/02/2013 par Antoine

Finalement l'euthanasie serait une grosse perte pour la gérontechnologie !
Pardon, c'est méchant !

Méningite - vaccin

Posté le 25/02/2013 par Jean Marc

Les nouveaux vaccins n'ont plus le rapport bénéfice sur risque des anciens. Cela a commencé lorsque l'industrie s'est intéressé aussi aux vaccins. Auparavant, ce n'était que l'Université qui décidait des vaccins importants.
Quand on pense que le vaccin anti-rotavirus risque d'être conseillé un jour !! On croit rêver !

"À qui sait comprendre...

Posté le 22/02/2013 par nicole

...peu de mots suffisent." (Henri Beyle dit Stendhal)
Bel humour dans la gravité.
"Je ne plaisante jamais avec l'humour." (Frigyes Karinthy)

La cigarette au cinéma

Posté le 18/02/2013 par doc PP

Je propose que l'on décerne un César et un Oscar à la Cigarette pour l'ensemble de son œuvre historique au Cinéma.
Meilleur acteur: le fumeur
Meilleur actrice: la fumeuse
Meilleur scénario: le tabagisme
Meilleur metteur en scène: l'Industrie du tabac
Meilleurs effets spéciaux:le tabac (pour son effet cancérigène...)
Meilleur court-métrage :la cigarette (pour son rôle dans la mort subite)

Il y a la douleur, il y a la souffrance...

Posté le 17/02/2013 par nicole


D'un point de vue philosophique :
"On aurait tort de trouver cela abstrait. C’est très concret, au contraire : demander à quelqu’un où il a mal, c’est chercher un problème qu’on devrait pouvoir résoudre ; par contre, lui demander de quoi il souffre, c’est l’engager à parler de sa vie telle qu’il la supporte, dans son corps et dans son âme.
D’où cette conclusion dans le repérage des notions : la douleur s’oppose à la souffrance comme le savoir des uns (les soignants) s’oppose à la vérité des autres (les patients). Il peut aussi s’agir des mêmes. Car si la distinction du savoir (donc du bien) et de la vérité sépare les hommes et interdit de les croire égaux (ce qu’il ne faut pas confondre avec la dignité humaine dont par définition ils sont tous semblablement porteurs), elle les divise aussi, chacun pour lui-même : nous restons faits d’une alternative dont les termes sont l’innocence d’être n’importe qui (douleur) et la responsabilité d’être soi (souffrance).
De sorte que la responsabilité hésite idéalement entre l’appel au savoir commun qui résout tout en excusant tout le monde, et la singulière malédiction d’avoir à prendre la responsabilité d’être humain."
(Par Jean-Pierre Lalloz - "La douleur et la souffrance" - Réflexion philosophique - Septembre 2008)

"Douleurs en souffrance" :
Belle et pertinente réflexion dans cette nouvelle chronique.
Au départ, les intentions sont sûrement nobles : soigner la douleur et accompagner le malade dans sa souffrance.
Assister des personnes en fin de vie permet, par exemple, de comprendre pleinement les notions de douleur et de souffrance.

Mais dans nos sociétés de spécialisation, de surconsommation et d’uniformisation, parfois la machine s’emballe. C’est ainsi que toutes sortes d’institutions de traitement de la douleur ont vu le jour, et ont fini par entretenir, à grands frais, la "toxicité du geste", en alimentant les "placards à pharmacie" et en transformant les patients en personnes toxico-dépendantes.

Le grand perdant, à part le médecin généraliste, "partagé entre les sciences biomédicales, la santé publique et la médecine clinique", "c’est le vrai malade, qui se sent de plus en plus perdu dans le labyrinthe d’un système de soin dérégulé." Le grand gagnant est souvent le marché (cf différents Ouvrages de Luc Perino, dont le dernier "Les nouveaux paradoxes de la médecine")

Et les "douleurs restent en souffrance"... Finalement, qui a négligé les douleurs...
"Les paradoxes d'aujourd'hui sont les préjugés de demain." (Marcel Proust).

"Si vous ne lisez pas les journaux, vous n’êtes pas informés ; si vous lisez les journaux, vous êtes mal informés." (Mark Twain)
Et puis, il y a ceux qui informent efficacement.

douleur+-souffrance

Posté le 13/02/2013 par marc

Cher luc Périno , bravo pour cette analyse sur la douleur comtemporaine.
Effectivement , il est souvent reproché aux médecins de ne pas traiter suffisamment la douleur voire de ne pas connaitre le maniement des antalgiques ; la critique vient très souvent du monde para-médical ( infirmières , aide - soignantes , psychologues , etc.. )
d ' une manière plus ou moins virulente . Ces soignants assistent depuis une dizaine d ' années à des formations " douleurs " ( sponsorisées par big pharma ? ) où le message principal est que toute douleur doit et peut être soulagée . il serait plus utile de faire partager à ces soignants la complexité souffrance - douleur et de leur parler des rapports douleur-psychisme qui ne doivent pas être occultés . Je pense également que les centres anti - douleurs représentent un échec terrible ; ils rendent service à une petite minorité de malades , mais pour le reste c ' est un gâchis financier et une dépendance pharmacologique à vie ( polymédication abusive ) devant laquelle les pharmacologues intègres y perdent leur latin .


Somatogenèse ou psychogenèse.

Posté le 12/02/2013 par Anne aurélie

Pour prolonger la reflexion, lire le chapitre consacré à l épistémologie par le Pr MC Hardy Bayle ( dans le Manuel de psychiatrie de F Rouillon, 2012) ou encore l article "une complémentarité des pratiques et des métiers est elle possible ?" (Dans ouvrage du même titre Doin 2004 p 1-55) de MC Hardy Bayle également. Une proposition de théorisation de la pratique qui dépasse alors la question organogenèse / psychogenèse et comment l HAS malgré une véritable intention d épistémologie thérapeutique ( de constituer un savoir thérapeutique) se trompe dans ses méthodes qui favorisent le savoir biomédical. D ou sa proposition de théorie de la pratique...

Une théorie pour rester bonne et scientifique...

Posté le 10/02/2013 par nicole

"La théorie est l’hypothèse vérifiée après qu’elle a été soumise au contrôle du raisonnement et de la critique. Une théorie, pour rester bonne, doit toujours se modifier avec le progrès de la science et demeurer constamment soumise à la vérification et la critique des faits nouveaux qui apparaissent. Si l’on considérait une théorie comme parfaite, et si on cessait de la vérifier par l’expérience scientifique, elle deviendrait une doctrine."
(Docteur Claude Bernard)

La Science - Bienfait ? Danger ?

Posté le 01/02/2013 par nicole

"Il est étrange que la science, qui semblait jadis inoffensive, se soit transformée en un cauchemar qui fait trembler tout le monde." (A. Einstein)
Dans son livre "Le Meilleur des Mondes" (excellent ouvrage visionnaire), Aldous Huxley (1894-1963) dit que "La science est un danger public. Elle est aussi dangereuse qu'elle a été bienfaisante."
Voilà de quoi méditer...

Juste une pilule d\'épidémiologie

Posté le 30/01/2013 par Maïlys de Toulouse

Enfin un discours raisonnable MERCI
Les distorsions cognitives autour de ce débat sont nombreuses, entre :
- un gouvernement qui "dérembourse pour préserver sa population" ???? Cela n'a pas de sens si il y danger il faut le retirer du marché...!
- et des praticiens qui témoignent en fustigeant l'industrie pharmaceutique ????? Serions nous plus à l'aise en fabriquant nous même nos décoctions de plantes dans notre salle de repos...!
IL FAUT RAISON GARDER comme vous nous y inviter.
Vous avez parfaitement posé les forces en présences.
MERCI

Incidentalomes - "à prendre très au sérieux"

Posté le 30/01/2013 par nicole

"Il est hélas devenu évident aujourd’hui que notre technologie a dépassé notre humanité." (A. Einstein)
On deviendrait presque inventeurs et "vendeurs de maladies"...

Merci pour ce brillant exposé sur les "Incidentalomes" !
"La médecine a fait tellement de progrès que plus personne n’est en bonne santé." (Aldous Huxley)

Et même si "Toute la vie n'est qu'un voyage vers la mort." (Sénèque)
Un homme averti en vaut deux !

Pilules

Posté le 28/01/2013 par Sophie

J’étais furieuse le jour où ils ont présenté la plainte aux info (14 déc) car même le médecin interviewé n’a pas cité l’association tabac-pilule comme dangereuse et, de ce fait, on ne sait pas si cette fille fumait ; or je suis bien d’accord avec vous que le risque augmente nettement ; si ce n’est l’AVC, c’est l’embolie pulmonaire ou d’autres troubles de coagulation, notamment pendant ou juste après l’accouchement (même si elles ont arrêté pendant la grossesse)
J’en ai eu rien que 3 dans ma propre famille élargie et pourtant nous ne sommes pas 10 000 femmes…
Les journalistes ont encore une fois raté l’occasion de faire œuvre utile mais je ne peux rien leur dire car je suis médecin du travail dans un labo, donc ils diraient que je suis achetée !
Bonne soirée à vous et bien amicalement

deux humeurs

Posté le 26/01/2013 par Emmanuel Venet

Merci pour ces envois, toujours roboratifs et subtilement malicieux.
Cordialement

Réponse à Françoise

Posté le 25/01/2013 par Luc Perino

Que les médecins gèrent les AVC comme ils l'entendent en fonction de leur savoir clinique et de leur connaissance du patient.
Mais, le message publicitaire s'adressait directement au grand public en lui demandant d'alerter le SAMU !
Ne trouvez-vous pas cela très amusant ?...
Moi si, et je vous certifie que je n'ai pas la moindre réticence à tout progrès médical, clinique et thérapeutique.
Ne comprenez-vous pas que le médecin est presque désormais considéré comme un frein à la consommation médicale débridée ?
C'est cela seulement qui doit nous faire réagir et non pas la façon dont on prend en charge les AVC, qui seront de toutes façons toujours l'ultime façon de mourir.

Appelez vite le SAMU

Posté le 25/01/2013 par Françoise

En mettant sur le même plan : intervention rapide en cas de symptôme probable d'AVC et actions préventives douteuses, je trouve qu'on brouille les cartes.
Quelle conclusion est-on censé tirer de l'article : l'AVC quand ça arrive, ça arrive, et ça suit son cours? Corollaire : La médecine doit arrêter de vouloir faire plus et mieux qu'avant (il y a de cela 10 ans, 20 ans...).
Je me doute que la conclusion voulue n'est pas celle-là, mais quelle est-elle?

Réponse à A. Ellrodt

Posté le 25/01/2013 par Luc Perino

Vous trouverez de nombreux articles sur pubmed en faisant la jonction Oestroprogestatives and vascular.
En ce qui concerne l'association avec le tabac, cela est un peu plus difficile, mais certains articles parlent d'une multiplication du risque par 11 !!
Les chiffres que j'ai donnés sont probablement en dessous de la vérité. Le tabac reste donc de loin le principal multiplicateur des risques de la pilule et il est largement négligé lors des prescriptions.

Par ailleurs, il est intéressant de noter que le risque d'AV lors de la grossesse est de 6/10 000 (soit plus que les pilules de toutes générations !) Ce risque passe à 8/10 000 pour les grossesses après FIV.
Henriksson P et coll. : Incidence of pulmonary and venous thromboembolism in pregnancies after in vitro fertilisation: cross sectional study
BMJ 2013;346:e8632

En termes épidémiologiques, nous pouvons dire que tout cela est presque amusant !!!
Dommage qu'il y ait de vraies vies derrière tous ces chiffres !

humeurs

Posté le 25/01/2013 par Pascale

j’aime bien vos chroniques que je lis de temps en temps sur votre blog, n’étant ni lectrice du Monde ni du Généraliste. A quand une chronique dans le Télérama que je lis toutes les semaines ?

réponse à Pascal Gache

Posté le 25/01/2013 par Luc Perino

Normalement vous trouvez sur le site à la page film les liens avec le producteur arturo-mio et avec le distributeur MK2.
Je suppose qu'ils en ont toujours ?

Deux humeurs

Posté le 25/01/2013 par Mireille

Pourriez-vous faire un article sur la disparition des généralistes ? Pourquoi ? Mon mèdecin, centre de Villeurbanne, prend sa retraite et n'a pas trouvé de remplaçant. J'essaie d'en retrouver un : on me refuse, " j'ai déjà trop de patients " ! C'est un vrai problème.
Avec toute ma sympathie.

deux humeurs

Posté le 25/01/2013 par Dr Olivier Lo

Croustillants (!)
Merci

Pilule

Posté le 25/01/2013 par Pr Patrice Queneau

Superbe !
Le prof de thérapeutique applaudit !
Bravo
Amitiés

deux humeurs

Posté le 25/01/2013 par Frédéric

Luc,
Tes deux humeurs sont extra. Mais je trouve que tu es trop sympa avec les corses connus pour leur corsite aigue !!

Juste une pilule...

Posté le 25/01/2013 par nicole

Plein de bon sens, de franc-parler, et très instructif.

1. A quand un enseignement efficace de l’éducation sanitaire à l’école, et ceci dès le plus jeune âge (voir la thèse d'Elodie Malzevin sur ce site). L’éducation, telle qu’est est pratiquée de nos jours est, malheureusement, souvent un système d’ignorance imposée. Connaître son corps est indispensable.

2. Sur cette lacune, vient se greffer un problème de relation médecin-patient, souvent perturbée par l’industrie de la santé.
Un "imbroglio éthico-commercial" (chronique sur RCF du lundi 21 janvier 2013) qui perturbe la relation soignant-soigné, ainsi que les droits et devoirs réciproques.

3. Et une situation dont souffrent souvent les patient(e)s : le manque d’information.

"Si jamais vous avez des filles, laissez-les lire."
(Jean de La Fontaine)
Merci aux médecins courageux qui nous informent.

Juste une pilule d\'épidémiologie

Posté le 25/01/2013 par A. Ellrodt

Merci.

Je cherchais en vain le risque d'accident vasculaire ou EP chez les jeunes femmes mais d'où le tenez vous ?

En effet tout article moderne astique les chromes en mettant en avant des RISQUES RELATIFS MIROBOLANT OU EFFRAYANTS (augmente de 30% la survie, reduit de 20% les AVC... oubliant de préciser qu'il s'agit du risque relatif et non du vrai risque qui est le RISQUE ABSOLU.


Et malgré les mises en gardes répétées des statisticiens compétents, les revues les plus huppées continuent d'accepter de publier les résultats sous cette forme. Loi du marché ?

SI le chiffre que vous citez pour le risque d'"AV" (EP + AVC ? ) d'une femme en âge de prendre la pilule est exact, l'augmentation du risque d'AV n'est en effet "multiplié par 2" ce qui fait trembler dans les chaumières, le VRAI risque, celui qui pour les femmes sous pilule, est de 1 à 2 pour 10000, soit 0,01 à 0,02 %.

Ce n'est pas rien, certes ce n'est pas une multplication par 2.

votre film

Posté le 24/01/2013 par Pascal GACHE Genève

Cher ami,

je suis le Dr Pascal GACHE de Genève, on s'est rencontré lors de votre venue en 2008. Vous aviez parlé devant les MG et les internes de notre policlinique.
Question: Comment se procurer votre film ? Le lien Fnac indique qu'on ne trouve plus le DVD par la FNAC
Alors comment faire
Merci de votre aide

Juste une pilule d\\\'épidémiologie

Posté le 24/01/2013 par Dr Alain TARATE

Que du bon sens!

Juste une pilule d\'épidémiologie

Posté le 24/01/2013 par Un médecin fatigué

Il serait bon d'expliquer une fois pour toutes à nos patient(e)s que le risque zéro n'existe pas et ce quelque soit le médicament prescrit . Concernant la pilule , rappelons qu le risque de thrombose est beaucoup plus élevé ... pendant la grossesse .
Arrêtons de traiter les médecins d'incompétents et de vendus aux laboratoires pharmaceutiques ou notre médecine ,déjà bien fragilisée par tous ces pseudo scandales à répétition ,va s'effondrer définitivement . Tout cela parce qu'on a décidé en haut lieu de discréditer le médicament en général pour faire des économies de santé ...

Juste une pilule d\'épidémiologie

Posté le 24/01/2013 par

Plus de la motié des femmes qui me consultent, et qui fument en prennant la pilule me disent que le risque qu'elles courent est de faire un cancer du poumon. Le risque d'AVC est avancé par une minorité de patientes (en fait quasimenent jamais). Il y a donc un devoir du médecin à éduquer, ce que vous notez fort bien et qui reste d'actualité. Heureusement / malheureusement, l'actualité récente relative aux pilules 3G va sensibiliser cette population.

Pathologie culturelle.

Posté le 24/01/2013 par

Il me semble que la misère serait moins pénible au soleil.
Ch. Aznavour

pilule

Posté le 24/01/2013 par Dr mathevon

C'est vrai, toutes les pilules sont dangereuses, modérément! Le stérilet est plus sûr à tout âge.
Pb d'incompétence à la pose et de manque de formation. Et puis l'industrie veille pour vendre chaque jour plutôt que chaque 3 ans. Simplement.

Pathologie socio-culturelle

Posté le 01/01/1970 par nicole

"Une culture, c'est le mode de vie d'une société".
(Ralph Linton - extrait des fondements culturels de la personnalité).

Le soignant doit sûrement de plus en plus faire face à la diversité socio-culturelle des patients.
Soigner sans tenir compte des facteurs socio-culturels, reviendrait à imaginer une Poste sans tri préalable (sûrement improductif, en tout cas incomplet avec "risques de contamination") ; l'intérêt étant justement d'analyser et d'interpréter les différences, et de prendre en compte les besoins de chaque personne dans son contexte socio-culturel.

Merci pour cette nouvelle "Humeur" qui ouvre la voie à une réflexion très intéressante, et qui sait, peut-être un jour, à un diplôme universitaire de "pathologie socio-culturelle"... :-)

"Rester humain, bien écouter et comprendre la demande et les besoins spécifiques à chaque malade, sont des bases essentielles du rôle médical. La technique n’est qu’un simple outil de soins. Notre bon sens doit alors nous orienter vers la valorisation du savoir-être aussi parce qu’il profite au savoir-faire. Lorsque l’humain prime, la technologie n’en est que plus efficace et performante, donc rentable. Fondamentalement, nous avons tous à y gagner."
(excellente étude à lire sur ce site - F. Taïebi, A. Braillon, P. Andrieux).

"Pour rendre le Bien-vivre désirable, nous devons apprendre, pas à pas, à opposer à la jouissance d'avoir, une autre jouissance, une jouissance d'être. Car l'être humain est d'abord un être social."
(Paul Ariès)

Master

Posté le 18/01/2013 par Virginie

Merci pour votre brillant exposé au master de philo.
Etes-vous vraiment certain que la moitié des médecins pensent comme vous, mais se taisent ? Je suis un peu moins optimiste que vous.
Merci aussi pour les articles en cancérologie. Edifiant !!

Cancers

Posté le 15/01/2013 par Maelys

Depuis Welch, je n'avais encore rien lu de si pertinent et diplomatique pour aborder franchement les excès de la cancérologie.
Sera-ce utile ????

Adage d'hiver

Posté le 14/01/2013 par nicole

Le remède contre le rhume :
- Lire les "Humeurs" :-)
- "N'être pas dans le vent. A force d'être dans le vent, on finit par attraper des rhumes." (Jean Dutourd)
- Et "prendre son rhume en grippe", en n'oubliant pas "la cuillère de miel donnée par une main amie".
Chaleureuse et indispensable "Humeur" hivernale !

Et merci pour les excellentes "Chroniques Santé" sur RCF !
La valse des chiffres et des sigles a-t-elle remplacé la médecine clinique et le bon sens ?
"Nostalgique, rétrograde" ?
"Le signe pathognomonique" fera-t-il disparaître le médecin ?
"Les mots peuvent ressembler aux rayons X si l'on s'en sert convenablement - ils transpercent n'importe quoi."
(Aldous Huxley)

Redéfinir la cancérologie (Le Monde)

Posté le 08/01/2013 par nicole

Merci pour cet article construit d'une manière remarquable.
Des questions percutantes,
Des réflexions pertinentes.
Avec une grande dextérité, Luc Perino nous montre combien la cancérologie a besoin d'accéder au rang de Science.
Plus que jamais.
"L'erreur est une chose commune ; seul l'ignorant persévère dans l'erreur." (Cicéron)

votre article sur Le Monde

Posté le 07/01/2013 par Ariel Conte (association coridys)

Bonjour.
J'ai été intéressé par votre article "Il est temps de redéfinir ce qu'est vraiment un cancer".
Il y aurait de quoi écrire une thèse sur ce que vous dites à la fin de votre article : "La terminologie de la cancérologie doit évoluer pour faire accéder cette discipline au rang de science. Il s'agit d'un impératif d'autant plus catégorique que les cancers sont un fléau de l'humanité. "

Ce travail sur la terminologie est indispensable, mais je crains que faire accéder cette discipline au rang de science soit malheureusement impossible.
Un ouvrage remarquable a été écrit sur ce sujet en ... 1934, par Ludwik Fleck : "Genèse et développement d'un fait scientifique" (Médecine et sciences humaines / Les Belles lettres).
Si vous ne l'avez pas lu, il vous passionnera.

Vous citez la schizophrénie. Exemple intéressant. Relisez ce qu'en disaient les psychanalystes français (médecins ou non), au moment où C. Frith a publié "Neuropsychoologie de le schizophrénie" (1996).
Les travaux sur la nomenclatures sont toujours extrêmement difficiles et les étiquettes médicales deviennent toujours très approximatives dès qu'il s'agit d'un trouble complexe (j'en ai fait l'expérience dans le champ des troubles des apprentissages).

Il est très intéressant d'étudier les nomenclatures internationales et la méthodologie qui a été suivie pour les élaborer.
La démarche de Robert Spitzer dans l'élaboration du DSM III et IV est exemplaire.
Il a fallu plus de 30 ans pour élaborer la CIF de l'OMS (et les pressions des compagnies d'assurances américaines ont été fortes).
Il est intéressant de voir que dans le champ du handicap, on s'intéresse maintenant à la "situation de handicap" qui, au delà du diagnostic, inclut le poids de l'environnement et la notion de compensation.

Les nomenclatures évoluent en permanence, en fonction de l'évolution scientifique (médecine, mais aussi neuropsychologie cognitive, génétique, etc.) et aussi en fonction de l'évolution de la société (l'homosexualité était encore classée dans les pathologies, il n'y a pas si longtemps).
Cordiales salutations.

Adage d\'hiver.

Posté le 06/01/2013 par Rafael Meister

Vos humeurs médicales ont toujours stimulé ma réflexion qui presque toujours allait dans votre sens. Certes, le rhinosinusite banale est surtraitée, notamment par antibiothérapie et anti-histaminique systémique. Toutefois, lorsque mes patients présentent une obstruction nasale complète avec douleur sinusienne, toux nocturne souvent insomniante et un écoulement postérieur, je leur prescris volontiers un traitement d'AINS pour 3 jours associé à un nasoconstricteur locale pour une durée maximale de 5 jours ( 3X1 nébul/j), tout en les mettant en garde contre les risques d'un ttt excédant cette durée. Le passage systémique d'un traitement nasoconstricteur à cette dose et quasi nul. Je peine à croire qu'à cette posologie, le risque d'effet secondaire soit si supérieur au bénéfice, qui certes, n'est que de confort mais si appréciable.
Alors je demande à être convaincu que mon ttt de la rhinosinusite tue plus que la méningite.
Cordialement

cahier ST Le monde

Posté le 06/01/2013 par Pr Granier-Dupont

Bravo, vous avez réussi à dire ce que les confrères attendent, sans trop vexer les cancérologues!!! Délicat !!!

Le Monde

Posté le 05/01/2013 par Dr Thomas

Bonjour,
Votre tribune sur Le Monde de ce jour est exemplaire. Quelle clarté pour dire ce que je pense depuis longtemps, le mode de la cancérologie a vraiment besoin d'un coup de peigne.
Merci.

J'ai LA mémoire qui flanche...

Posté le 31/12/2012 par nicole

Bien intéressantes vos observations.
Les p'tits tiroirs, là-haut, ont sûrement leurs secrets.
C'est une explication poétique bien sûr. Mais Alfred de Vigny disait que "La poésie est une maladie du cerveau." !

Moi-même, j'ai remarqué que le cerveau sait être sélectif.
Les fonctions cognitives du cerveau sont extrêmement complexes : la mémoire, l'attention, les fonctions langagières, les fonctions exécutives, les fonctions visuo-spatiales.

Rien que pour la mémoire, il y a la mémoire sensorielle qui est, paraît-il, la plus éphémère, la mémoire à court terme qui prend le relais durant un court temps et dont la capacité est limitée en quantité (mémoire de travail), puis la mémoire à long terme qui intervient lorsque l'on souhaite retenir plus longtemps une information (contenance et stockage illimités...), elle-même soit épisodique, soit sémantique, soit procédurale.
Peut-on dès lors dire : "J'ai LA mémoire qui flanche !" ? :-)
Il paraît que plus on met d'indices émotionnels, mieux on mémorise... "Le caractère émotionnel est important : nous ne pouvons retenir ce pour quoi nous ne voyons pas d'intérêt ou de sens."

L'attention est, elle aussi, une fonction cognitive très importante (volontaire, sélective, partagée).

Enfin, je ne suis pas spécialiste. J'ai lu un jour un travail sur les fonctions cognitives du cerveau, d'où ces quelques renseignements. Bref, on est loin de tout comprendre... Mais alors quel génie ce cerveau !

La motivation active les fonctions cérébrales

Posté le 31/12/2012 par Jean-Pierre Bernajuzan

Déficits légers...

Vous parlez de déficits plus ou moins légers dus au vieillissement...
Pour ce qui me concerne, je constate une évolution particulière :
- Jeune, j'avais une excellente mémoire, j'enregistrais tout au premier contact ; jusqu'à l'âge de 16 ans, j'aurais pu raconter tous les livres que j'avais lu, pratiquement au mot à mot.
- Puis cette capacité s'est amenuisée, et maintenant j'ai du mal en enregistrer tout nouvel élément, même répété. J'ai du mal à me souvenir du début du livre que je suis en train de lire. Difficultés de concentration...

- Par contre, tout ce qui entre dans la logique de ma réflexion développée depuis mon enfance, je l'intègre immédiatement dans la logique du "corpus" de ma connaissance générale, sans effort.
- Enfin, ma capacité de découverte, d'invention, de conception... est plus grande que jamais. Cette capacité d'invention repose sur mon expérience, sur mon vécu réfléchi. Toujours sans effort.

C'est très bizarre de voir ses facultés très amoindries sur certains points, et plus que jamais opérationnelles sur d'autres.
Pour ma part, c'est évidemment la motivation qui est déterminante : j'ai besoin de comprendre, et d'inventer des solutions, par contre l'accumulation de nouvelles informations ne me semblent pas utiles... ou plus exactement, je retiens celles qui me sont utiles.

Voyage sur des routes de mots et d'images

Posté le 28/12/2012 par nicole

Et les jours glissent sur le fil du temps...
Bientôt une nouvelle année, meublée par le quotidien, et par de nouvelles "Humeurs" et Instructions utiles et vitales.

Tout changement est douleur, mais que cela soit le bonheur, que cela soit la douleur, qu'importe, ils tracent tous les deux un passage !

Merci pour toute cette précieuse connaissance de l'année presque terminée.
"Les mots justes trouvés au bon moment sont de l'action."
(Hannah Arendt)

Pour toute la vie.

Posté le 27/12/2012 par Bouthayna Ben Hassen

Bonjour professeur,

comme toujours vos humeurs sont d'une véracité pour ainsi dire époustouflante. Vous mettez en avant des événements certes évidents (ou pas), mais une évidence qui les rend ... invisibles.

Il en va s'en dire que ceci entraîne un laissé-allé concernant la prise en charge des patients par les systèmes de soin, comme par exemple le complexe industries pharmaceutiques/sécurité sociale, en obligeant la prescription de génériques et en médicalisant toutes sortes de "bobos" (comme la grossesse par exemple) tout en délaissant de vraies questions médicales, comme la pharmacodépendance pour n'en citer qu'un.

Le laissé-allé est aussi valable pour les patients eux-mêmes, et tout simplement l'être humain en général. Le mode de vie dans lequel nous vivons est pour ainsi dire devenu "un standard", dont on aurait du mal à expliquer le mode d'emploi...

NB :Ceci vaut bien sûr pour une population donnée, je néglige pas le fait qu'il y ait des endroits dans le monde qui ne possèdent pas 1/3 des ressources indispensables pour vivre dignement et qui ne mène en rien le même mode de vie qu'ici....

les trois dernières humeurs

Posté le 24/12/2012 par Anne Marie

Merci, continuez
Cordialement

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La phrase biomédicale aléatoire

Pour savoir ce qui est bon en matière de nutrition, il nous suffit de faire exactement l’inverse de ce qui se pratique outre-atlantique. En matière de santé, il est assez exceptionnel d’avoir un aussi beau terrain expérimental capable de fournir l’anti-modèle absolu.
― Luc Perino

Publications et articles référencés

Écologie de la santé (chap. antibiorésistance) - Presses du CNRS et Cherche-Midi [...]

Alzheimer : cacophonie sur les médicaments - Le Monde - Cahier sciences et médecine - 8 nov 2016 [...]

Pour une épistémologie du soin : maladies réelles, virtuelles et potentielles - Médecine 2016 ; 12 (06) : 267–272 [...]

Plaidoyer pour plus de science en médecine - Le Monde - Sciences et médecine - 7 sept 2016 [...]

Raisonnement évolutionniste en médecine - Médcine, 12(3), mars 2016, p 122-7 [...]

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