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Forum médical

Pour des questions médicales personnelles, veuillez plutôt contacter Luc Perino en donnant des précisions.

Réponse sur la programmation

Posté le 04/03/2010 par Luc Perino

Non, je ne pense pas.
Voici le courrier que j'ai envoyé au journal "Le monde" pour couper court à toute polémique !

Le jeudi 4 mars, France 2 diffuse le film documentaire d’Hélène De Crécy « La consultation.» Bien qu’encensé par la critique à sa sortie en salles, ce film avait fait l’objet de débats houleux au sujet de la scène de demande d’avortement. Je constate que, comme par hasard, il est diffusé à la suite d’une émission consacrée à l’histoire de l’avortement en France.
En mon titre de médecin de ce documentaire, je souhaite couper court à la polémique en répétant ce que j’ai dit lors des différents débats. Cette mise au point me parait d’autant plus importante que la sortie du livre d’Elisabeth Badinter (Le conflit, la femme et la mère) risque d’aggraver encore la confusion entre avis médical et avis citoyen ou politique.
En tant qu’homme, citoyen et ex soixante-huitard, je suis évidemment favorable à l’avortement pour lequel je me suis battu et que j’ai pratiqué dans des circonstances parfois dramatiques. En tant que médecin, il est de mon devoir de ne pas banaliser l’avortement jusqu’à l’équivalent d’une méthode contraceptive comme on le voit parfois chez de jeunes filles qui ne souhaitent pas prendre la pilule. (Précisons que j’évoque ici l’avortement chirurgical et non médicamenteux.)
L’avortement chirurgical par curetage avec anesthésie (heureusement de moins en moins pratiqué) n’est pas un acte médicalement neutre. Aucun médecin ne saurait le banaliser. Dans le film, il s’agit de cela, chez une primigeste de 26 ans au sein d’un couple apparemment uni. Il était du devoir du médecin d’informer la patiente.
Le médecin peut avoir un avis citoyen et politique, cela n’annule pas, fort heureusement, son avis médical. Dans cette consultation, j’aurai dû faire prévaloir mon avis médical en imposant le délai de réflexion de 7 jours exigé par la loi. Je ne l’ai pas fait, donnant la primauté à mon engagement citoyen.
Par ailleurs, le livre de Mme Badinter dénonce les propagandes insidieuses en faveur de l’allaitement maternel. Après des décennies d’extension déraisonnable de l’allaitement artificiel, il était du devoir des médecins de corriger la dérive en rappelant que l’allaitement maternel présente aussi des avantages. Cela ne transforme pas immédiatement les médecins en antiféministes ou machistes primaires.
Mon engagement permanent pour le travail des femmes, l’égalité des salaires et des droits, ne peut suffire à annuler ma conviction médicale des bénéfices de l’allaitement maternel.
Il nous faut donc trouver ensemble le moyen de favoriser à la fois l’allaitement maternel, l’émancipation des femmes et leur égalité devant l’emploi et les salaires. Seuls ceux qui pensent que cela est impossible méritent d’être accusés d’intolérance.

Programmation de La Consultation ce soir

Posté le 04/03/2010 par Marianne

Pensez-vous que ce soit un hasard que votre film soit programmé après l'émission sur l'histoire de l'avortement!?

Réponse à mon confrère

Posté le 24/09/2009 par Luc Perino

Tout d’abord, sachez à quel point chaque commentaire d’un lecteur est un bonheur toujours renouvelé pour chaque écrivain.
Votre question est en effet délicate.
Il est évident que la peau de chagrin de l’exercice de la médecine globale continue à rétrécir en zone urbaine et suburbaine.
On peut en accuser les patients, l’hyperspécialisation, l’évolution de la société, mais il ne faut pas oublier de nous accuser nous-mêmes, cliniciens omnipraticiens qui sommes souvent trop timides et modestes.
Le médecin, peut encore s’il le veut, poser des stérilets, faire de la petite chirurgie, réduire des luxations, poser des résines, faire des rectoscopies, ECG, colposcopies, infiltrations, biopsies, etc... Il peut aussi faire des accouchements. N’oublions pas que des études récentes prouvent que les accouchements à domicile ne sont pas plus dangereux qu’à l'hôpital et que beaucoup de pays en reviennent à encourager ce nouveau mode d’exercice.

L’exercice en zone rurale (plus de 50 km de tout hôpital) favorise certainement et encourage ces prises de risque que peu de médecins assument. Ils ont tort, car la judiciarisation de la médecine est bien plus faible qu’on ne veut le faire croire. Les affaires juridiques concernant les généralistes sont quasi nulles.

J’ai exercé quinze ans en zone rurale profonde et j’y ai certainement appris mon métier. Je dois avouer que les 70 heures par semaine de cette pratique humainement riche, me convenaient mieux lorsque j’avais trente ou quarante ans qu’elles ne me conviendraient aujourd’hui. Il faut être réaliste !!!

Par contre, je ne peux que vous encourager à cette installation à la campagne. Si vous choisissez une zone peu peuplée, vous aurez peut-être un peu moins de travail. Vos vingt années d’expérience seront un atout majeur pour la population qui ne demandera certainement qu’à vous adopter et à vous faire confiance. Vous semblez avoir les conditions d’humanisme requises pour tenter l’aventure.
J’ose presque dire ( un peu faussement) que je vous envie et il m’arrive encore de regretter l’époque de ma ruralité, mais je ne saurais dire si c’est le regret de mon exercice ou de l’âge que j’avais alors. Peut être les deux.

Je vous adresse, en tout cas, mille amitiés et mille encouragements.

Très cordialement vôtre

MG

Posté le 21/09/2009 par

Cher luc perino ,
je suis un fidèle lecteur depuis vos débuts dans la littérature médicale ; vos livres devraient être lus par tout étudiant se destinant à la MG . J ' ai trouvé beaucoup d ' inspiration dans vos livres et de nombreux passages y sont surlignés au stabyllo ; je les relis régulièrement .
Je suis en total accord avec vos idées c ' est à dire trop idéaliste , petit prescripteur , ne recevant plus les laboratoires depuis deux ans et me démenant au quotidien avec le tout - venant des consultations psycho-socio-médicales.
Après plus de 20 ans de médecine de ville (ville de 60 .000 ha ) je suis , comme peut - être beaucoup de mes confrères , très déçu de mon activité . Je ne suis pas très exigeant ; j ' aimerais simplement quelques suivis de grossesse , quelques points de suture , et autres petites choses me rappelant que je suis médecin !!
A l ' inverse des flux migratoires médicaux actuels , je me pose la question d ' une éventuelle installation en campagne (1000 à 3000 ha ) pour finir ma carrière ; je pense que si je ne le fais pas je le regretterai beaucoup ; et pourtant je suis très méfiant et réaliste;
Pensez vous que la qualité de l ' exercice en campagne soit encore meilleure qu ' en ville ou pensez vous que l ' " épidémie " ait déjà atteint nos campagnes ?
Malgré la difficulté de ma question , je serai très heureux de recevoir votre avis .
Encore merci pour vos livres et votre courage médiatique dans la défense de la médecine générale. Nous attendons votre prochain livre !? bien cordialement.

I loved how you approach your patients

Posté le 06/08/2009 par

you approach your patients with very great respect, a little humor (for their own good) and the way how you told the mother of the algerian born patient that he has a serious brain-illness was so so good !! from the way how he talked in an uncoherent way it was even to me (not a doctor) very clear he had schizofrenia

film

Posté le 05/05/2009 par

J'ai vu à la TV récemment - malheureusement seulement une partie de ce film si important pour tout humain défaillant, malade, en recherche d'une écoute, d'une compréhension, d'une explication lorsque les problèmes de la maladie submergent et qu'il est si important qu'un "homme de science de bonne volonté" apporte son humanité à aider à débrouiller l'écheveau des difficultés devant lesquelles on vient buter. Merci pour tout ce que j'ai perçu de votre écoute, compréhension, bonté - j'espère que vous ferez école et que de nombreux médecins en exercice, étudiants futurs médecins, s'inspireront de ce document si indispensable pour exercer leur profession qui est bien plus un sacerdoce.

réponse sur le livre de patrick de Funès

Posté le 08/11/2008 par

Non je n'ai pas lu le livre du fils de Funès.

désolé.

cordialement

bonjour

Posté le 04/11/2008 par

j'ai beaucoup aimé votre livre "le bobologue", je serais curieuse de savoir si vous avez lu le livre de Patrick De Funès "Médecin malgré moi" qui est (à mon humble avis..) tout le contraire du vôtre, livre hypermédiatisé ce qui explique certainement son énorme succès, bon voilà ma petite question..(et si oui qu'en avez vous pensé?) Cordialement

Nicole

réponse au message du 24/08/2007

Posté le 07/09/2007 par

Le film la consultation devrait sortir en DVD avant la fin de l'année.

Il passera sur Canal + en 2008 et sur France 2 en 2009

Le producteur est ARTURO MIO (voir avec google)

Merci

Posté le 26/08/2007 par

Un grand merci pour vos ouvrages plein d'enseignements.

la consultation

Posté le 24/08/2007 par

bonjour!

je suis en PCEM1 à Lyon, et j'ai lu pas mal de vos livres, qui m'ont beaucoup plu par ailleurs.Je pense notamment à "La sagesse du médecin", où vous incarnez un certain modèle de médecin, préoccupé par le patient en tant qu'homme à part entière.

Malheureusement, je n'ai pas pu voir votre film "la consultation" en mars dernier, et je voulais vous demander s'il sortait en dvd dans les mois à venir.

Merci de votre réponse, félicitations pour vos ouvrages, et bonne continuation!

Redécouvrir la médecine générale

Posté le 06/05/2007 par

J'ai trente ans et je serai médecin de famille dans moins d'un mois. Mais mes études de médecine sont loin d'avoir été un long fleuve tranquille. Trop bien conditionné par un enseignement rigidissime et élitiste, j'ai pendant quatre ans
soigneusement évité les stages hospitaliers prenants afin d'avoir plus de temps pour bucher mes cours puis l'internat. La stratégie a payé puisque j'ai brillement réussi l'internat et que je me suis orienté (un peu au hasard) vers
la cardiologie.

C'est là que tout a basculé.
Rythme de travail effréné,patients "lourds",
manque d'encadrement, qualité relationnelle des cardiologues nulle...bref, ça a été la descente aux enfers en moins de deux mois. Suicide évité de justesse. J'ai tout envoyé balader et surtout la médecine. Dur pour les parents d'entendre leur fils BAC+6 dire "je laisse tomber médecine".

Heureusement que des copains, internes en médecine générale, m'ont soutenu. Ils ont été à mes côtés pendant ma longue période de remise en question et surtout,
chose que je n'aurais jamais imaginé quelques mois auparavant, ils m'ont donné envie de faire médecine générale.

L'internat de médecine générale a été une renaissance pour moi. Finie la hiérarchie stupide des CHU, finis les patients-cobayes, fini le stress qui rend agressif...j'ai découvert la médecine sous un autre jour que je ne soupçonnais même pas. J'ai découvert qu'il est tellement plus satisfaisant de s'assoir à côté d'un patient et de l'écouter parler librement plutôt que de lui faire un interrogatoire policier, que de s'intéresser à la vie du patient nous en apprend
beaucoup plus sur sa maladie que tous les examens complémentaires, que de considérer le patient comme individu et pas seulement comme corps malade m'apportait tout ce qui m'avait manqué durant mes six premières années d'études.

J'ai découvert cette médecine que j'aime avec six ans de retard ! Alors je veux dire à tous les étudiants en médecine qui comme je l'ai fait foncent tête baissée vers leur examen classant national: "Votre qualité de médecin ne se résume pas à votre classement, loin de là. Prenez le temps de connaître la
médecine humaine. Pas celle apprise dans les bouquins ni celle dictée par certains professeurs bouffis d'orgueil."

Nous avons de besoin de médecins comme le Dr Perino pour faire redécouvrir à tous ce qui rend la médecine générale si belle.

CECCARELLI Vincent-Metz

Merci

Posté le 30/03/2007 par Luc Perino

Depuis 35 ans, je milite pour la médecine clinique, la médecine générale et le soin individualisé.
Ce sont les réactions enthousiastes des jeunes qui me font le plus plaisir.
Ce sont eux qui me tiennent debout.
Ne croyez pas que vos mail m'encombrent, au contraire j'en ai besoin.
Confraternellement et cordialement.

Bravo

Posté le 30/03/2007 par Camille

Dr Perino,
Je me permets de vous envoyer un email pour vous remercier.
Etudiante en quatrième année de médecine à Strasbourg, je traîne un peu la patte tous les matins pour aller au CHU où l'on ne m'apprend pas toujours grand chose à part classer des résultats... Et je me demande où est la médecine dans tout ça ! Alors, quand au cinéma, pendant une heure et demie de "consultation", j'ai retrouvé l'idée que je m'en faisais, j'ai eu envie de crier "OUF" !!
En espérant ne pas encombrer votre boîte mail, je vous souhaite bonne continuation !

Merci Delphine ou Nina

Posté le 24/03/2007 par Luc Perino

Pour un écrivain, il suffit de quelques lecteurs enthousiastes pour connaître le bonheur.
Lorsque ces lecteurs sont jeunes, le bonheur est absolu, car il garantit (presque) l'immortalité !!

Pour le médecin militant que je suis, susciter des vocations de médecine générale est un autre bonnheur.

Chère Delphine ou Nina, merci donc trois fois.

Cordialement à vous

Bravo pour la relation médecin-patient

Posté le 24/03/2007 par Nina Hudry

Bonjour,
je suis étudiante en médecine a Lyon, je vous avais croisé lors d'un colloque de Sciences Humaines et Sociales, et pour une dédicace de votre dernier livre. J'avais fait connaitre la sagesse du medecin a Jerome Goffette (d'ailleur au départ je voulais lui offrir le Bobologue mais ne le trouvais plus en librairie). J'ai beaucoup apprecie tous vos livres, et j'ai vu hier "la consultation". J'ai trouvé ce documentaire passionnant ! Je sors d'un stage aux urgences et je trouve que le film rend tres bien compte de la pluralite des situations auxquelles le medecin doit faire face, et en tant qu'etudiante toutes ces consultations constituent un outil riche de reflexions, merci !

Et puis grace a Jerome Goffette et a ses exemplaires du Bobologue j'ai pu vous faire connaitre dans ma Haute-Savoie natale aupres de lyceens qui se destinent a la medecine !

Bonne continuation et longue vie à cette relation "medecin-malade" si riche...

Le film La Consultation

Posté le 24/03/2007 par Edith

MERVEILLE, MERVEILLE, MERVEILLE....
Je sors du cinéma ! j'en suis "baba" !!!
Votre regard à la fois bon, généreux, plein d'empatlhie et de gaité pour le malade et son entourage.. on voit que vous y mettez tout votre coeur !
Vous êtes un "maestro" de la médecine ! une écoute affutée... on se demande comment vous faites pour trouver "exactement " ce que veulent désespérément vous dire vos patients !
Une justesse dans la méthode de consultation : vérification des antécédants, écoute de la demande, réponseparfaite en fonction de ce que votre "rôle de médedin" vous autorise. (pauvre patiente "jetée" pour dépendance au Stilnox... et pauvre dépendante au Prozac...!!!) pourquoi
ne pas nous les envoyer, aux NARCOTIQUES ANONYMES, (dépendants aux hypnotiques) nous pouvons les aider, gratuitement, nous sommes passées par là !!!
Merveille du "panel" des variétés de pathologies.. et votre constatiation objective de "ce" que la "société moderne" vous envoie...
Ce film est un petit bijou !
MERCI d'avoir accepté humblement de le faire...
Très sincèrement

Écoutez les chroniques médicales

La phrase biomédicale aléatoire

L'art médical comprend trois termes : la maladie, le médecin et le malade. Le médecin est le serviteur de l'art ; le malade doit s'opposer à la maladie avec le médecin.
― Hippocrate

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